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Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

10/04/2008

10/04/08 - 13:52

Aïe, Dalaï!


Je me demande autour de quelle lointaine planète flotte le Dalaï Lama...
S'agit-il d'une stratégie de com, ou croit-il sincèrement à ses prises de position?

Tiens, la démocratie en Chine, par exemple. Faisons un petit, un gros, un énorme effort d'imagination et projetons-nous dans une Chine que les J.O auraient ouvert au monde en précipitant l'avènement d'un régime démocratique. Les opposants sont libérés, la censure abolie, c'est la teuf à la place Tien Anmen, où une foule en délire improvise une rave-party libertaire. Et à Lhassa? Bah toujours les mêmes chars et les mêmes militaires. Comme à Alger sous la IVe république. Comme à Dublin ou à Belfast, à quelques centaines de kilomètres à peine de la plus vieille et respectable démocratie du monde. Comme dans les camps de Gaza, commandés par la très démocratique Knesset. Mieux encore, et beaucoup plus proche de ce que pourrait devenir la Chine : prenez la Turquie (même culte au Père de la patrie, mêmes nationalisme, rôle de l'armée, révolution culturelle, etc.). Ils suffit de voir comment on y parle des kurdes pour comprendre que la démocratie, à l'Est d'Ankara, ils en connaissent pas trop l'odeur...

Autre dada du Dalaï Lama, le régime d'autonomie. J'y crois moyen. Pour qu'une autonomie fonctionne vraiment, il faut qu'elle soit, d'un point de vue économique, social, intellectuel, etc., sur un pied d'égalité avec le pouvoir central. Il faut que des élites existent pour rentrer dans un rapport de forces équilibré avec ce dernier. C'est le cas en Catalogne, au Québec, ou dans les provinces flammandes. Mais je tente de trouver une autonomie dans une région pauvre et périphérique, qui ait bien marché un jour dans l'histoire, et je n'y arrive pas. Quoi de moins étonnant? La morgue et le mépris infinis d'un pouvoir central, quel qu'il soit, face à ce type de revendications peuvent se résumer en une seule question : Mais qu'est-ce qu'ils viennent nous faire chier ces crétins endogames des montagnes, ces péquenots analphabètes en haillons qui n'y connaissent rien aux subtilités du jeu politique et des équilibres macro-économiques? Après il est facile de l'enrober avec des beaux mots sur l'unité et l'égalité indestructibles du territoire, la base émotionnelle de la pensée reste l'incompréhension hautaine.

La non-violence, enfin. Comment être contre? Et c'est non seulement beau, noble et juste, mais en plus ça marche : regardez sinon Gandhi, il n'est pas arrivé à ses fins politiques, lui? La Dalaï Lama se verrait donc bien en nouveau Gandhi. Sauf qu'avec la pression démographique de l'Inde, c'était facile d'être non-violent. Les indiens décidaient d'une action commune (grève, boycott, etc.), et l'Empire Britannique tremblait. Qu'en est-il de l'autre côté de l'Himalaya? Tant que l'acte de résistance suprême des tibétains sera la prière bouddhiste, l'économie chinoise continuera d'exulter de façon insultante. Si j'étais leur spin-docteur, je leur conseillerais plutôt de prendre exemple sur leurs voisins afghans et de demander aux américains quelques missiles sol-air Fim-92 Stinger pour commencer à vraiment faire chier les chinois.

commentaires

10/04/08 - 20:05

Le dalaï lama, c'est mon opinion, ne réfléchit pas, comme nous avons fort l'habitude de le faire, à une deux ou même trois générations.

Son seul objectif - presque incompréhensible à nos yeux - n'est pas de faire triompher une fin, mais un moyen. Ou plus justement : l'ordre des fins n'est pas politique, mais _avant tout_ spirituel.

Peut-être est-ce inefficace, et peut-être un autre que le dalaï lama parviendrait à de meilleurs résultats. Mais si on veut comprendre ce que fait le bonhomme, il faut partir de là. Ce qui peut en effet heurter notre conception de ce qu'est un chef politique.

10/04/08 - 22:35

Autonomia pa' Las Hurdes!!!

y'a bien des indépendantistes berrichons!...

11/04/08 - 00:34

Une critique : actuellement, l'économie chinoise ne va pas si bien depuis quelques mois et les problèmes logistiques autour du nouvel an chinois dû aux aléas météo sont très mal passés.

Et ne pas sous-estimer le fait que les Hans eux-même ont peut-être aussi envie de changements. Tian An Men c'est eux, ils ne faut pas l'oublier, et c'était non-violent comme le Dalai Lama.

11/04/08 - 00:37

Sur la question de l'autonomie, l'idée est de créer un précédent, non seulement pour le Tibet mais aussi pour tous les non-Hans qui se considèrent colonisés. Si la RPC accepte, elle devra changer et en bien, c'est pour ça que le gouvernement chinois ne veut pas en entendre parler, ce que propose le DL c'est un début de fédéralisme sans le dire. On parle de diplomatie et de géopolitique à l'asiatique, le non dit est plus important que le dit.

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Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




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