Névrose politicienne
Sans doute une des caractéristiques communes à la plupart des militants et cadres des partis politiques, toute couleur confondue, est la tendance à la paranoïa et à la méfiance injustifiée, caractéristique qu'ils partagent avec la plupart des personnes exerçant une responsabilité et/ou prenant trop au sérieux leur petit nombril et qui explique, plus sûrement que n'importe quelle lecture marxisante, pourquoi le monde peut être un endroit horrible.
Dimanche soir, ambiance bon enfant rue de Metz, devant le local de campagne de Pierre Cohen. Les résultats définitifs viennent de tomber, le futur maire va parler. Deux jeunes au look vaguement underground sortent des pancartes qu'ils arborent fièrement : "Cohen, maintenant réouvre le Clandé !", le clandé étant un ancien squat tendance plus artiste que punk à chiens, dans une ancienne maison close, ce qui donnait aux concerts sur place une ambiance très baroque.
- Voilà des sous-marins de la Ligue venus récupérer la victoire de Cohen, s'exclame L. à mes côtés.
Mais bien sûr.
Comment ai-je pu concevoir l'idée rocambolesque qu'il s'agisse d'anciens du clandé venus faire pression pour la réouverture d'un lieu qui les tient à coeur?
Il est tellement plus simple d'imaginer la LCR entrain d'essayer de saboter la victoire d'un maire pour lequel ils ont implicitement appelé à voter au moyen d'une plateforme écran qui prend comme prétexte la réouverture d'une ancienne gloire des nuits toulousaines...
Mais j'oubliais qu'une grille de lecture pour un militant ne peut être que politique, tout est politique, et la culture et l'art ne sont évidemment que des armes politiques...
18/03/08 - 16:33
Ouuuiiiiii, nous sommes partooouuuuuuut, gnihihihihi...
Sinon, moi, je suis contre la réouverture du Clandé. C'était crade, rempli à ras-bord de gens qui ne nous aimaient pas (et de punks à chiens, quand même), et puis on en a rien à foutre, en fait. Ahahaha.
CSP (visiteur - site web)