Toute coincidence avec une personnalité politique, etc.
Je sens d'ici les cris scandalisés dénonçant l'amalgame facile, mais ce que lisais hier pour mon cours de civi est trop savoureux pour le garder pour soi :
" Francisco [Franco] lui, s'efforce de ressembler le moins possible à son père : il ne boit pas, il ne fume pas [1]. Il aurait voulu entrer à l'École navale, mais, l'année où il comptait se présenter, le concours est annulé. Il opte pour l'Académie d'infanterie.
Sa petite taille (1,64 m) son aspect malingre et sa voix fluette suscitent la raillerie de ses camarades; il se replie sur lui même."
" Comment expliquer une ascension aussi rapide? Franco ne possède aucune des qualités qui prédisposent à devenir un conducteur de peuples. Il ne brille ni par ses capacités militaires ni par ses dons intellectuels."
" Le caudillo n'est pas davantage un esprit capable de concevoir des théories originales sur l'organisation de la société et l'évolution du monde. La lecture et la méditation ne lui ont jamais pris beaucoup de temps. Après son installation au Pardo, en 1939, ses distractions favorites sont la chasse, la pêche, le golf, le cinéma, à l'occasion la peinture. Les diplomates qui ont eu l'occasion de le rencontrer ont relevé la banalité de ses propos, ainsi que sa tendance à fuir toute discussion sérieuse. Il n'entend pas grand-chose à l'économie; dans ce domaine on lui fait croire n'importe quoi. Quant à ses idées politiques, elles sont simples, voire simplistes."
" Son autorité ne repose ni sur des succès exceptionnels, ni sur la rigueur de son argumentation, ni sur l'éloquence de ses discours. Et pourtant Franco fascine son entourage et ses auditoires ; on ne discute pas ses ordres. Le secret de sa réussite est là : il s'est convaincu et il a convaincu les autres que la Providence l'a chargé d'une mission : sauver l'Espagne. [...]. Franco compense ce qui pourrait passer pour des insuffisances ou de la médiocrité par l'ambition, par l'obstination et par la confiance en soi."
Joseph Pérez,
Histoire de l'Espagne
[1] Ma mère a raison : faut toujours se méfier des gens qui ne boivent pas, ou, dans le cas de notre président, qui disent ne pas boire...
14/03/08 - 15:13
En parlant de boire, on se sabre un petit coup dimanche soir Place du Cap' si le résultat est au-delà de toutes nos espérances ? :p
Gawoul (visiteur)