Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

30/01/2008

30/01/08 - 17:30

Culpabilité de sa race!


Bon, je viens juste de planter un entretien d'embauche pour un poste qui m'intéressait. Caca. Ça faisait longtemps que je me plantais pas ainsi, peut-être depuis la prépa, et putain ce que ça fait mal au cul, j'avais oublié. En tout cas, ça a été une piqûre de rappel radicale : moi qui nageais depuis un mois dans une gueule de bois post-soutenance, et blam! L'horreur de la condition humaine m'est à nouveau apparue dans toute la force de son évidence.

Après une analyse rapide des erreurs à ne plus refaire et des conneries débitées, je m'efforce à faire le vide dans mon cerveau (tiens, et si je m'ouvrais une bibine?). Impossible. J'ai beau me dire qu'il ne s'agit que de travail, que ce n'est pas important, que vanitas vanitatum et omnia vanitas, et que de toute façon, je ne peux plus rien y faire, la raison est bien désarmée face au mouvement du coeur.

Car elle est bien ancrée au fond de mon inconscient la culpabilité de l'échec de sa mère la pute. Mais d'où lui vient sa remarquable force de persistance? Je ne dois pas attendre longtemps avant de trouver la réponse : je fais revenir des profondeurs de mes souvenirs cette scène vécue régulièrement pendant toutes mes années de primaire et de collège. Je dois faire signer à mon père un contrôle moins bon que d'habitude. Sur la marge, il y a systématiquement écrit en rouge "quelques étourderies" ou "trop d'étourderies". Mon père n'est pas content. Pourtant, je ne peux vraiment pas dire de mon père qu'il était sévère ou distant, et c'est peut-être cela qui rendait si terribles les moments de mécontentement. J'invoque, en guis de défense, le droit à l'erreur. La réponse est toujours la même : et le chirurgien, dans le bloc opératoire, il a le droit à l'erreur lui? et le pompier dans l'immeuble en feu? et le pilote dans l'avion en vol? Je pourrais rétorquer qu'il amalgame tout et n'importe quoi, mais à l'époque je ne connais pas ce mot, et de toute façon, son habileté rhétorique est largement supérieure à la mienne. Du coup, et pour le restant de ma vie, erreur et échec resteront associés à homicide involontaire. Là, papa, putain t'as fait fort!

commentaires

30/01/08 - 17:45

Satané enfance avec ses traumatismes !

L'échec dans un entretien d'embauche est monnaie courante (je sais de quoi je parle, vu que j'en ai fait une bonne vingtaine en deux mois durant ma période gélère) : l'offre est inférieure à la demande donc il est rare que l'on se retrouve dans les retenus...

Le tout est de savoir accepter les erreurs effectuées durant l'entretien, sans culpabiliser pour autant : c'est en forgeant que l'on devient forgeron !

Ainsi, le poste tant espéré ouvrira ses bras la prochaine fois ! ^^


J'oubliais : Pierre Cohen est beau.

30/01/08 - 17:50

c'est monnaie courrante, mais ça fait quand même mal au cul ! *rot de bibine*

PS : j'ai carrément repris espoir pour Pierre!

30/01/08 - 17:55

Je l'admets... Sur le moment, ça fait vraiment chier ! Je m'en vais boire un Tariquet à ta santé ! :p

Je dois avouer que moi-même, je vois une petite lueur d'espoir... Mais la machine com' de l'autre buse me laisse pessimiste...

30/01/08 - 17:56

*cheers*

30/01/08 - 18:04

Ta déception est plutôt due à ta propre analyse des erreurs que tu aurais commises pendant cet entretien, ou bien de ce que t'ont renvoyé tes interlocuteurs lors de la signification du rejet de candidature ?
Non, parce que faut pas non plus s'auto-flageller à outrance. On est rarement le mieux placé pour se juger soi-même, d'autant plus dans ce genre de situations...

30/01/08 - 18:08

Vu ma prestation, je peux largement me juger moi-même.
en plus je m'auto-flegelle pas! je verbalise pour mieux faire passer la pillule...

30/01/08 - 18:22

je n'ai pas compris votre post ? Vous ne pouvez pas vous exprimer plus clairement ?

30/01/08 - 18:26

Je me refuse céder à l'impératif soixanthuitard de la facilité, que vous dénoncez de façon aussi clairvoyante dans vos posts

30/01/08 - 18:42

Oui, Asbel est un auteur difficile comme Kafka ! Et puis, c'est difficile de se comprendre entre démocrate de gauche et fasciste de droite.

30/01/08 - 19:37

je vous encourage à persister et à continuer vos recherches dans la joie et la bonne humeur.

Restez fort, restez vous !
(il faudrait que je me l'applique à moi même)

Je vous embrasse trés cher

30/01/08 - 21:18

J'aimais mieux Pierre Cohen avec sa moustache. Je souhaite son succès, mais je n'arrive jamais à comprendre quoi que ce soit à ce qu'il dit...

01/02/08 - 15:34

mouarf, moi itou!!!
fo arroser ça!

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
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