Rechute
J'allais pondre un post en expliquant à quel point j'étais déconnecté de l'actualité politique, et que dans mes nuits de noctambule, je me shootais désormais aux documentaires de faits divers, tel
Faites rentrer l'accusé, absolument captivant malgré le ton moralisant, où il est question de femmes qui tuent et désossent leur meilleure amie puis font bouillir la tête, et de couples d'amant-maîtresse qui suppriment le tiers gênant au petit feu, en l'empoisonnant lentement.
Puis ce "matin", au réveil, une
petite grosse secousse m'attendait. L'actualité politique retrouve enfin ce goût excitant, surprenant et inquiétant des meilleurs moments : Cette nuit, Mariano Rajoy, candidat de la droite espagnole (PP) aux élections générales du prochain 9 mars, a annoncé en réunion interne, devant le bureau national, que le Maire de Madrid, Alberto Ruiz Gallardón, ne serait pas sur les listes. Ça ne vous dit probablement rien, mais c'est une page de l'histoire de l'Espagne qui s'écrit. D'un côté, et à court terme, la nouvelle me réjouit. Après la mise au placard ou la démission d'éléments modérés de la droite, comme le président du PP catalan, Josep Piqué, et du PP baléares Jaume Matas, l'exclusion du centriste Gallardón, surtout après son éclatante victoire aux municipales l'année dernière, avec 56 % des suffrages, prive la droite espagnole du réservoir de voix au centre, et semble lui ôter tout espoir de victoire dans 7 semaines.
Mais la nouvelle est, au fond, plutôt inquiétante. Sans fauteuil de député, Gallardón, jusqu'hier un des héritiers présumés de Rajoy, n'a aucune chance de récupérer les cendres du PP en cas de grosse défaite le 9 mars, et de nettoyer ce parti de son héritage franco-opusdéiste. C'est sa rivale historique, la très stupide Esperanza Aguirre (une Morano à l'espagnole), présidente de la communauté de Madrid et représentante du secteur hard, qui exultait hier soir. Comble de la jouissance, elle a pu assister en direct, entourée de ses proches, à l'annonce de Rajoy, et à l'effondrement de Gallardón : une scène savoureuse du spectacle politique, comme on les aime, grandeur et chute etc., et pas cet ennuyeux clip de K-maro qu'est devenue la politique française...
16/01/08 - 13:58
Il y a tout de même de l'action en France : hier, François Hollande est allé chercher du pain.
gawoul