Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

19/10/2007

19/10/07 - 17:41

Elisabeth Teissier attitude


J-134 avant les elections générales en Espagne.
Trop bien! Après avoir anxiogénisé à fond pendant 5 mois l'année dernière, Présidentielles obligent, je pourrai à nouveau me remettre à carburer à l'angoisse! Parce que y a pas à dire, m'imaginer une seule seconde que la Parti Populaire puisse retourner aux manettes, suffit à me filer un stress monstre.

Pourtant, je ne sais plus qui a dit que le stress et l'angoisse, c'est la peur de l'inconnu, de l'incertain. Or je peux prédire étape par étape comment va se dérouler cette campagne.
À droite, ça va commencer dur, en train de crier au complot rouge-séparatiste qui menace l'Espagne catholique éternelle. Enfin, peut-être pas dans ces termes (même si les plus hardcore ne se gêneront pas), mais, derrière les euphémismes, ça reste l'idée.
À gauche, ça va commencer mou (je sais, c'est presque un pléonasme pour les socialistes) : références à la pluralité de l'Espagne, au respect de la diversité, aimons-nous les uns les autres et faisons-nous pleins de calins.

Du moins en façade. Parce qu'au bout d'un moment, la bisounours attitude, ça va les mettre un peu en difficultés, et comme ils ont quand même pas envie de perdre, par-ci par-là ils commenceront à lâcher quelques tacles, du genre, rappeler l'intervention en Irak et les attentats du 14-M.

Scandale! Instrumentalisation des morts! Tout le monde prendra la mine la plus affectée et le ton le plus grave (le bal des faux-culs commence) pour parler de ce sujet sérieux. Il n'est pas beau ce thème de campagne? Intrumentalisation des morts. Offense à leur mémoire. Un thème bien porteur de pathos comme on les aime. Je suis sûr que Ségolène est verte de jalousie. Je l'entends déjà, "ces morts, je les ai là, chevillés au corps".... Et même Sarkozy, vous me direz, je l'imagine bien en train de simuler sa mine contrite des grandes occasions. À côté de ça, les enfants handicapés du débat télévisé, ça pèse pas lourd.

À ce niveau de la campagne, le débat idéologique sera aussi pauvre qu'en France l'année dernière, et la violence verbale, infiniment supérieure (si, si, je vous assure, c'est possible, pensez que nous on est allés jusqu'à s'étriper sauvagement). C'est là que, pour finir de décrisper l'atmosphère, les indépendantistes ou l'Église lâchent une bonne grosse connerie.
Puis on va voter.
Le pays est parfaitement divisé en deux, ça fait du 40 % pour les uns, 40 % pour les autres, mais comme la droite n'a pas d'amis parce qu'elle pue du cul, c'est les socialistes qui restent au pouvoir.
Et moi je peux arrêter d'anxiogéniser.


commentaires

19/10/07 - 18:05

Tu as vu qu'il y a un mini scandale national suite à l'obligation imposée par le gouvernement de retirer toute allusion au franquisme à travers les noms d'établissements publics, de lieux publics (rues, places)...
La droite crie au scandale en accusant la gauche de vouloir liquider une partie "importante" de l'histoire nationale...
On est pas très loin de ton "instrumentalisation des morts" !

(j'aime bien les petites allusions sarcastiques aux meilleurs moments de notre récente épopée présidentielle ^^)

19/10/07 - 21:11

Tu peux t'inquièter Asbel... Les femmes de ménages espagnoles vont renverser le gouvernement bourgeois du PSOE... ;)

20/10/07 - 15:48

Ou alors rêvons un peu. Que la vieille tradition anarcho-syndicaliste espagnole se réveille enfin et conduise durant cette élection une grande campagne virulente destinée à redonner espoir à tout un peuple et vie au prolétariat beaufiser et abruti espagnol qui en a bien besoin.
Si les marocains qui ramassent les fraises en Andalousie et en Murcie se syndiquaient tous à la CNT, on en serait pas là.

Enfin, le jour où le dynamisme révolutionnaire de l'austère et maigre paysan vindicatif d'Aragon prendra le pas sur l'encroutement avachi de l'ex-niño rey castillan dont le cerveau et la conscience politique sont pollués par les graisses saturés, le sucre, les exploits de Beckham ( un anglais!!) et les infos de TVE, on pourra reprendre espoir en la capacité du PEuple Espagnol à faire vibrer l'Europe entière.

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Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




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Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

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