Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

17/10/2007

17/10/07 - 15:45

Et sinon, à part la défaite du XV de France?


Je discutais à l'instant sur la grève des internes avec ma femme de ménage (Oui, bon, épargnez-moi vos sarcasmes du genre horrible-patron-bientôt-tu-voteras-à-droite, à chacun ses priorités, et je suis prêt à me nourrir exclusivement de pates au ketchup pour me payer ce petit confort). Donc je discutais avec elle, puisqu'elle venait de se faire tendre un tract par les grévistes mais avait néanmoins refusé de signer leur pétition. Elle ne comprends pas tous les enjeux, donc préfère s'abstenir, et me demande ce que j'en pense.
De mon côté, je ne peux que ressentir de l'empathie envers ces internes. Je suis sensible au discours préconisant des mesures incitatives plutôt que coercitives, et à la dénonciation du désengagement de l'État. Dans un terrain similaire, j'ai toujours pensé que les système de mutations de l'Éducation Nationale était injuste et cruel, une épouvantable machine bureaucratique stalinienne broyeuse de vies, de couples et de familles (vas-y Manu, j'attends ton couplet sur la nécessité d'assurer l'égalité sur tout le territoire), en partie responsable du fait que les profs sommes les meilleurs clients des H.P et de l'industrie pharmaceutique. Je ne peux donc que souhaiter aux internes en médecine d'être épargnés de ce destin.
Je tente de lui expliquer ma position, mais je finis par constater l'ampleur de la Sarkosysation des esprits. Elle commence par me rétorquer que bon, elle, elle préfère être pour que contre, et qu'elle a l'impression que ces gens là sont contre. Peu importe le complément prépositionnel qui suit, l'essentiel est donc d'être pour : la préposition se transforme en adjectif qualificatif rassembleur.
Je retourne donc le problème et lui montre, tract à l'appui, qu'ils ont aussi de nombreuses propositions, qu'eux aussi c'est des gens pour, donc des gens bien. "Boudu, ça va coûter cher tout ça! Vous imaginez, toutes ces dépenses!". Et je me dis qu'à ce niveau là d'endoctrinement, c'est foutu. Qu'une personne dans une situation vraisemblablement précaire, qui de toute évidence n'arrive pas aux revenus minimums pour être imposable, et qui dépend donc absolument de l'État pour les questions de santé et de retraites, puisse évoquer le problème des dépenses publiques face aux coups portés au système de santé, ça me dépasse. Puis je comprends. Elle finit par me demander, en effet, si ces dépenses, c'est nous, ou si c'est l'État qui les prend en charge. Je suis désarmé face à une telle candeur, mais je comprends. C'est juste ce mot, dépense. Il fait peur, il touche à l'intime, il évoque bien davantage les factures en retard que les réalités complexes qui président aux choix budgétaires du gouvernement. Et les humains nous fonctionnons comme ça, par cristallisation d'angoisses autour de certains mots.

commentaires

17/10/07 - 15:50

Horrible patron ! Bientôt, tu voteras à droite !

17/10/07 - 15:52

Bien! t'as devancé Napinapo :P

17/10/07 - 16:04

Comme quoi, la stratégie de communication est essentielle: savoir utiliser les bons mots, ici ceux qui font peur, permet aux politiques d'avoir l'approbation des gens.

Le problème est que nous réagissons par nos émotions et non, par notre raison. J'ai l'impression que depuis cette campagne présidentielle, mais me trompe-je sans doute, les gens ne prennent plus le temps de se poser, de se renseigner, de quelque manière que ce soit, et de réfléchir aux différents problèmes. Le plus dramatique dans tout ça, c'est que ces émotions nous poussent à l'instinct de survie, de conservation.

Ceci dit, bien qu'il est vital de penser à nous-même, n'est-il pas aussi indispensable d'éprouver de "l'empathie" comme tu le dis bien ?

17/10/07 - 16:37

oui enfin par le biais de la sécu (d'accord ce n'est pas tout à fait l'état) les médecins libéraux vivent des deniers publics. Alors pourquoi les laisser encore cumuler les avantages du libéral et ceux du public? Normal que les moyens soient déployés en fonction des besoins!!! Avec ce type de raisonnement il y aurait encore moins d'école/collèges/lycées/commissariats etc... en campagne ou dans les banlieues dites difficiles! Bien sûr qu'il faut envoyer es gens là où personne ne veut aller!!!!

17/10/07 - 16:48

Vire-la, elle est de droite!

17/10/07 - 16:56

Déjà, à la base, je ne suis pas d'accord avec le principe de la médecine libérale, beaucoup trop chère..
Et en tout cas, ce n'est vraiment pas la solution pour la médecine de campagne.
D'ailleurs, les internes proposent la création d'hôpitaux de proximité dans ces zones, donc de médecins-fonctionnaires.

"Envoyer les gens là où personne ne veut aller" n'est pas la bonne solution. Je ne suis pas sûr que le mieux pour les élèves de banlieue soit d'avoir des profs en état semi-dépressif absents un jour sur deux.
Il faut juste recruter les gens qui sont vraiment motivés, donc montrer les cartes dès le début : si tu postules pour ce poste, c'est parce que t'as vraiment envie d'aller enseigner en banlieue ou en campagne.
La première qualité d'un prof, c'est la motivation, et pas ses diplomes (j'enseigne à la fac, mes collègues sont sur-diplomés, et ça reste pourtant des profs de merde.)
On pourrait donc imaginer un CAPES ZEP, ou un CAPES campagne. Je suis d'ailleurs sûr que tous les postes seraient pourvus.

17/10/07 - 16:58

@l'avocat : tu crois qu'être de droite peut être considéré comme une faute grave? :)

17/10/07 - 17:09

Tu lui a fait signer quoi comme contrat? Un contrat précaire de merde, donc toutes les raisons sont bonnes! T'es de droite? Faute grave! Virée sans indemnités. Je crois que ça lui en apprendras beaucoup plus sur le libéralisme que toutes tes raisons et arguties.

17/10/07 - 17:14

Alors allons y:

Asbel! - Horrible rugbyphobe, tu n'as pas compris l'enjeu majeur qui est de soutenir le XV de France qui est l'émanation de la Nation qui...

- ...se doit d'être égalitaire et juste avec chacun c'est pourquoi il faut absolument maintenir le système des mutations tel qu'il est puisque le fonctionnaire est l'instrument de l'Etat et ne doit ni penser ni faire passer avant sa vie individuelle...

- ...c'est pourquoi je t'encourage séance tenante à t'éloigner au plus vite du sol républicain et égalitaire et de retourner dans ton Espagne royaliste et sous-développée aux moeurs politiques régionalistes et fédéralistes pour le moins néfastes et mettant à mal l'unité culturelle et sociale d'un pays pourtant porteur d'une grande tradition historique d'unité centralisée, seule garantie d'efficacité et de modernité politique.

17/10/07 - 17:38

Aaaaaaaargggggghhhhhhhhhhhhhh!
Trop d'erreurs dans le dernier paragraphe! Le logiciel ne peut pas tout assimiler! Courtcircuit cérébral! Ne restez pas à bord, la machine va exploser!

17/10/07 - 18:56

Une belle (et déplorable, en même temps) illustration de l'emprise de la communication politicienne du clan sarkozyste sur une grande partie du peuple français.
Ca ne veut même pas forcément dire que ceux qui pensent comme ça sont de droite... c'est plus complexe... (et je n'approuve pas ces raisonnements pour autant).
Ca ne repose que sur la peur, les instincts les plus primaires, les réflexes les plus individualistes et protectionnistes. C'est comme ça qu'on arrive à convaincre qu'une seule voie est juste. C'est comme ça qu'on fait accepter l'inacceptable.
Il est beaucoup plus facile de faire de la politique pour l'individuel que pour le collectif, pour l'intérêt particulier que pour l'intérêt commun. En ça (en schématisant un peu) la politique de la droite est plus facile à mettre en oeuvre que celle de la gauche !

17/10/07 - 21:03

"Espagne royaliste et sous-développée aux moeurs politiques régionalistes et fédéralistes"
Il est décentralisateur et régionaliste, lui?

17/10/07 - 22:41

A moins de trente ans avoir une femme de ménage quand on se dit de gauche.. :o:o

Il est gonflé le catalan... Exploiter la misère, voire la détresse d'une vieille femme usée qui est réduite à se tuer à la tâche pour boucler ses fins de mois, tout cela pour assurer son peti confort bourgeois...^^

Putain, je suis choqué... :P

17/10/07 - 22:49

*petit

17/10/07 - 22:52

*petit

17/10/07 - 23:18

@Manu: J'en attendais pas moins de toi. Je t'ai tendu une perche grosse comme ma...

@Dorant : il ne faut pas prendre toutes les conneries que dit MAnu au premier degré. Et pas de photos obscènes sur mon blog!

@ Napi: J'assume. Je ne suis pas de gauche par un quelconque sentiment de culpabilité mais parce que mon bonheur égoïste passe en partie par le bonheur collectif.
Sinon je n'exploite personne (même si elle est de droite, imagine!) Et je créé de l'emploi, pour que les statistiques de Sarko soient meilleures...

18/10/07 - 17:22

"grosse comme ma..." !?!? :O

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qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




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Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

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