Playboys VS Calvinistes
Au début, quand il a commencé à s'infiltrer dans notre quotidien, il était à l'intérieur à l'époque, je me suis dit, tiens, celui-là il me dit quelque chose.
Petit, laid, hargneux, et mégalo, je crois qu'on a eu quelque chose comme ça ces dernières années en Espagne, il ne lui manque que la moustache et la mèche sur le côté.
Depuis qu'il a changé, j'ai compris mon erreur d'appréciation. Le notre, l'espagnol, il était gris, austère, psychorigide et éminemment antipathique pour quiconque normalement constitué. Pas diplomate pour sous, c'est dans la baston qu'il se réalisait pleinement (un peu comme l'autre anglaise, celle des grèves de la faim et des mines, mais j'étais trop jeune à l'époque).
Le votre, c'est l'inverse, il est clinquant, exuberant, multi-directionnel, et cultive son capital sympathie avant tout le reste. C'est la diplomatie à l'italienne, chemise ouverte chaîne en or qui brille, tactile, sourire de playboy ou mine compatissante aux choix, viens fils, raconte-moi ce qui ne vas pas et tonton va l'arranger. Et comme la droite italienne, il ne va pas faire grande chose, et il va le faire mal. Il a commencé d'ailleurs : cette histoire de laisser les patrons voyous en paix, les pauvres, il y en a marre enfin de devoir être dans la légalité pour fonder une entreprise, et les rapports conflictuels qu'entretient sa charmante garde des sceaux avec la magistrature, ne sont pas sans rappeler les relations houleuses entre des juges crypto-communistes et un certain ex-président du conseil italien très regretté à Bruxelles. D'ailleurs, d'après les dernières prévisions, la croissance française devrait avoisiner celle de l'Italie pendant les dernières années, c'est à dire, que chi.
Réjouissez-vous, donc : la droite calvinistes à l'espagnole ou à la anglaise était une machine à remporter des élections. La droite playboy, par contre, cela fait longtemps qu'elle n'en remporte pas deux à la suite.
08/09/07 - 12:57
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Hihihi :)
jeuneparisien1978