Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

08/09/2007

08/09/07 - 12:48

Playboys VS Calvinistes


Au début, quand il a commencé à s'infiltrer dans notre quotidien, il était à l'intérieur à l'époque, je me suis dit, tiens, celui-là il me dit quelque chose.
Petit, laid, hargneux, et mégalo, je crois qu'on a eu quelque chose comme ça ces dernières années en Espagne, il ne lui manque que la moustache et la mèche sur le côté.
Depuis qu'il a changé, j'ai compris mon erreur d'appréciation. Le notre, l'espagnol, il était gris, austère, psychorigide et éminemment antipathique pour quiconque normalement constitué. Pas diplomate pour sous, c'est dans la baston qu'il se réalisait pleinement (un peu comme l'autre anglaise, celle des grèves de la faim et des mines, mais j'étais trop jeune à l'époque).
Le votre, c'est l'inverse, il est clinquant, exuberant, multi-directionnel, et cultive son capital sympathie avant tout le reste. C'est la diplomatie à l'italienne, chemise ouverte chaîne en or qui brille, tactile, sourire de playboy ou mine compatissante aux choix, viens fils, raconte-moi ce qui ne vas pas et tonton va l'arranger. Et comme la droite italienne, il ne va pas faire grande chose, et il va le faire mal. Il a commencé d'ailleurs : cette histoire de laisser les patrons voyous en paix, les pauvres, il y en a marre enfin de devoir être dans la légalité pour fonder une entreprise, et les rapports conflictuels qu'entretient sa charmante garde des sceaux avec la magistrature, ne sont pas sans rappeler les relations houleuses entre des juges crypto-communistes et un certain ex-président du conseil italien très regretté à Bruxelles. D'ailleurs, d'après les dernières prévisions, la croissance française devrait avoisiner celle de l'Italie pendant les dernières années, c'est à dire, que chi.

Réjouissez-vous, donc : la droite calvinistes à l'espagnole ou à la anglaise était une machine à remporter des élections. La droite playboy, par contre, cela fait longtemps qu'elle n'en remporte pas deux à la suite.

commentaires

08/09/07 - 12:57

http:///

Hihihi :)

08/09/07 - 14:02

"La droite calviniste espagnole"... :D

Si l'Espagne avait été "calviniste", cela serait l'un des pays les plus riches et puissant d'Europe depuis des lustres... 8-)

Les cathos sont aussi austères que les parpaillots... Franchement, c'est quoi ces préjugés sur les protestants...^^

Quant à en gagner "deux de suite", la gauche française n'a jamais été en mesure d'être reconduite après avoir gagner une élection législative, que cela soit sous la Vème, la IVème, ou la IIIème République... :P

08/09/07 - 14:24

* puissants, avoir gagné

08/09/07 - 14:59

Napinapo :

Tu remarqueras que j'ai dit calviniste, et non protestante, et j'avoue que dans mon imaginaire, les calvinistes ne sont pas associés à un style de vie très funky, mais peut-être ne s'agit.il que de préjugés.

Les cathos austères? Ceux de l'opus dei qui nous ont gouverné pendant 8 ans probablement. Les Borgia ou les Medicis, par exemple, nettement moins. Si les cathos étaient austères, la moitié du patrimoine artistique mondial ne se repartirait pas entre l'Italie, la France et l'Espagne (et c'est à peine ethnocentriste ce que je viens de dire :P)

Par ailleurs, tu peux ranger ton Max Weber au Placard. Les déterminsimes religieux, moi j'y crois moyen. Et le capitalisme n'a pas été inventé chez les parpaillots mais en Italie!

08/09/07 - 15:14

Je partage en gros cette analyse. Je dirais que Nicolas Sarkozy c'est le capitalisme familial comme Berlusconi. Alors le capitalisme familial c'est pas de la macro-économie donc c'est pas une politique économique. De toute façon, c'est un avocat d'affaires alors il adore faire des montages financiers. Montages financiers pour la PME familiale et pour la grande entreprise cotée en bourse. Nicolas Sarkozy c'est : "Vous me reconnaissez ? c'est moi qui l'est fait le montage financier !" Son egogramme est là, à mon avis. Ce qui le rapproche de Benetton. Benetton faisait sa pub en montrant sa tronche et en disait : "vous me reconnaissez ?". Une fois qu'on l'avait reconnu, le père Benetton, vous parlait d'United of Colors. La compassion après l'ego, juste après l'ego. Du paternalisme.
Côté communication (la forme), je rapprocherai Nicolas Sarkozy plutôt de Benetton que Berlusconi.
Sur le fond, la politique économique de Sarkozy est berlusconnienne car il n'y a pas de politique économique. Au diable la macro-économie. Il y a juste le capitalisme familial en guise de politique économique.

PS : j'ai compris calviniste comme austère. Austère comme les jansénistes.

08/09/07 - 16:43

Je suis d'accord sauf sur le fait qu'il ne ferait pas grand chose. Il va faire beaucoup de choses, beaucoup de "réformes" comme on dit, beaucoup d'agitation aussi (c'est sans doute cela que tu pointais). Alors oui, il le fera mal, mais il ne fera pas rien, ça a déjà commencé...

08/09/07 - 17:30

Je maintiens que le Protestantisme (et le Judaïsme par ailleurs) sont plus en phase avec le capitalisme que ne l'est le Catholicisme... Mais c'est un lieu commun que cela... Et j'avoue que ne connaissais pas ce Weber là. :$

Pour le patrimoine artistique mondial, je suis tout à fait d'accord... :)
D'ailleurs, est-ce utile d'adjoindre l'Espagne à la France et l'Italie pour franchir le seuil des 50% ? ;)

Mes racines proviennent de ces trois pays. On va tout de même garder l'Espagne, parce que cela flatte mon égo ton affirmation "ethnocentriste"...^^

08/09/07 - 17:38

Il y a aussi dans l'histoire des droites françaises, cette tradition du leader, fort en parole, à la limite vulgaire, exhibitionniste et parvenu. Joseph Laniel (années 50) Tardieu (années 30) et aussi certains politiciens bonapartistes du second empire, dont à la limite Morny, peuvent être des prototypes de Sarkozy. Mais ils n'ont, jamais à ce point, pu fédérer aussi bien la droite (ce que De Gaulle, Pompidou ou Giscard n'ont jamais pu réaliser), influer pareillement sur les médias et avoir cette intelligence tactique qui est en train de pulvériser l'opposition. Pour moi, la droite n'a jamais eu un meilleur chef depuis des générations.

08/09/07 - 19:25

"Il n'y a pas de capitalisme qui ne soit pas familial. L'anomalie du capitalisme, c'est le marché."
Déclaration d'Ernest-Antoine Seillière - Président du MEDEF, Le monde du 30/07/02.

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Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




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Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


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