Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

24/06/2007

24/06/07 - 22:08

week-end barcelonais


Je ne sais pas vers où va Barcelone mais elle y va, et dans la joie et la bonne humeur.

La mairie socialiste est victime de son propre succès. Si dans les années 80 et même 90 son projet pour la ville était clair, là, elle ne peut que tenter de gérer, impuissante, le parfum de liberté (avec ses débordements) qui s'y respire et qu'elle a elle-même participé à instaurer. Elle classifie et catégorise cette liberté. Zones désignées pour les chanteurs de métro, permis bureaucratiques pour la vente ambulante, distribution rationnelle des spectacles de rue sur les Ramblas, contrats passés avec les squats, limitation des zones de botellón pour tenter de préserver les grandes places, pissotières gratuites pour des hordes de jeunes ivres toute la nuit. Mais rien n'y fait, la liberté se résiste à rentrer dans des cases dans une ville où tout change trop vite. Et cette peur commence à germer dans l'esprit des barcelonais : deviendrons-nous le prochain Amsterdam, ou pire, le Tijuana d'une jeunesse européenne désoeuvrée?

Et un des sommets annuels dans le débordements et l'excès, c'est sans doute la verbena de la Saint-Jean. Pour éviter que la lumière disparaisse et le silence s'installe pendant la nuit la plus courte de l'année, des millions de catalans sortent dans la rue armés de feu et de pétards, disposés à en découdre avec tout ce qui est fragile ici-bas. Beaucoup poussent jusqu'au bord de mer, où sur plusieurs kilomètres de plage, les feus improvisés vaincront jusqu'au petit matin l'obscurité, et l'odeur de poudre envahira l'air. Le prix à payer sera lourd : ce matin nombreux sont ceux qui se sont réveillés à l'hôpital. Ce vieux bourré, par exemple, qui voulait imiter les jeunes et à sauter pied-nus sur le feu, sans réaliser que ces jambes n'ont plus vingt ans. Moi-aussi à 12 ans j'avais fini un 24 juin au petit matin aux urgences, portant dès ce jour, comme tout petit catalan, la marque du feu.


commentaires

24/06/07 - 22:17

ca me rappelle cette histoire de vieille SDF brûlée vive par des petits cons qui voualaient "la réchauffer", l'an dernier...

25/06/07 - 00:59

Les pétards ont bien commencés à se faire entendre il y a une semaine déjà...Hystérie dans les rues du Raval.

Bien au nord, vers Palamos...je n'ai pas échappé au son et lumière...
Au matin ce dimanche...flottaient des restes de pétards dans la petite cala...et un nombre écoeurant de détritus sur la plage...

26/06/07 - 12:42

l'année dernière, à Barcelone, Il y avait même eu un révolte des mamies qui descendent se baigner à 9 h, excédées par les détritus :
Les pelles mécaniques n'avaient pas pu faire leur travail a cause des gens trop ivres et trop nombreux :)

26/06/07 - 16:00

Damn....je suis un papi.

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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