La Garonne est rose
Ce soir, à la fédé socialiste du 31, on ne boudait pas notre plaisir. Grand chelem électoral, avec 8 député socialistes élus sur les huit circos de la haute Garonne, dont la première circo historique où Baudis père et fils se faisaient d'habitude élire dès le premier tour. Des scores à vous donner le vertige. Lemorton à 54, 5. Bapt à 53,5. Cohen à 57,5. Martinel à 56,5. Imbert à 58. Iborra à 55. Lemasle à 57. Idiart à 60,5.
Du coup, une fois n'est pas coutume, on fait la fête, on pleure, on applaudit. On se dépêche d'aller chercher des cubis de rouge. Pas de champagne, on n'avait pas prévu une telle victoire, ça gueule un peu contre la direction un peu pingre.
Un peu de tension aussi. Aujourd'hui on s'embrasse tous, mais demain, les choses sérieuses commencent. Le candidat qui sera investi par les socialistes a toutes les chances de prendre la mairie de Toulouse dans 8 mois. La gueule de Moudenc, le maire actuel, quand il est passé à la télé, était un poème. Probablement le plus gros plaisir de la soirée après le discours de démission de Juppé.
Du coup, ses challengers potentiels et leurs camps respectifs doivent jouer serré. Premier choix stratégique : décider l'endroit où on fêtera la victoire. Passer sur à la télé locale? Venir serrer les mains à la fédé? rester dans leurs fiefs? Tous les gestes et tous les mots prononcés pèseront. Sur France 3 Sud Ouest, Lemorton remercie Fabius et les voix de à la gauche du PS qu'elle est allée chercher. Grosse surprise. Je regarde du coin de l'oeil la réaction des ségolénistes, aussi surpris que moi. Puis c'est le concours d'applaudimètre, jouissivement puéril : le concours du député qui sera le plus applaudit à l'annonce des résultats.
Les ségolénistes sont d'ailleurs revenus en force, après des mois et des mois d'absence dans les réunions du parti. Les plus arrivistes d'entre eux, se déclarent désormais neutres, en attendant de deviner quel est le nouveau vent qui souffle au PS. Bienheureux celui qui saurait le dire aujourd'hui. Le plus gros enseignement de cette soirée électorale est sans soute la volatilité de l'électorat. On tente de nous faire croire que Sarkozy l'a emporté en mai parce que son programme était plus cohérent que celui des socialistes. Foutaises. Le programme de la droite, comme celui des socialistes et celui de toutes les formations politiques regorgeait de contradictions internes et manquait cruellement de perspectives à long terme. Aujourd'hui, dans tous les gouvernements du monde, on ne fait désormais que de l'impro.
Le fait est qu'on ne sait pas ce qui fait le succès d'une élection. Il paraît que le plus gros chantier actuellement en économie, le terrain qui récolte le plus de prix nobel, c' est la modélisation de la psychologie du consommateur. On sait modéliser le fonctionnement des entreprise, la production, mais les choix du consommateur, ça, c'est une autre histoire. Et si modéliser le comportement d'un consommateur s'avère difficile, modéliser celui d'un électeur, c'est partir à la recherche de la Pierre Philosophale.
18/06/07 - 01:41
hihihi ! Moudenc avait tellement chaud au cul qu'il était samedi après-midi sur la place de la Daurade (avec ses béquilles) pour serrer la main des pédés après la marche homos, escorté par Angelo (Hot pepper) !
Double coming out ?
jjw