Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

13/06/2007

13/06/07 - 00:11

Persepolis, ou l'arbitraire dans ma vie


Petit frémissement mondain ce soir à Toulouse. C’était l’avant-première de Persepolis au Gaumont, et dans cette petite ville rose, c’est un micro-évènement. A la fin du film, qui ma foi, était assez bien, Marjane Satrapi reste dans la salle pour le tour de question canonique. Sa personnalité est assez haute en couleur pour susciter quelques échanges intéressants, même si on n’arrive pas à éviter les sempiternelles questions sur les sources d’inspiration, la technique utilisée, et je ne sais quelles autres banalités. Beaucoup tournent autour du débat interculturel, une déclinaison intellectualisée de cette question toute simple : est ce qu’elle préfère la France ou l’Iran ? C’est alors que Satrapi balance une réponse qui me scotche tant elle fait écho à mes propres sentiments.

« Voilà, l’Iran, c’est comme ma mère, elle peut être hystérique, castratrice, mais c’est ma mère, et elle m’accompagnera toute ma vie. Elle marquera à jamais mon existence. La France, par contre, c’est comme ma femme. J’habite avec elle, maintenant, j’y suis plus ou moins heureuse, mais le lien qui m’y rattache n’a rien d’absolu, il est réversible, je peux changer de femme »

C’est ce manque d’absolu, la contingence indépassable de ma vie en France qui m’avait frappé assez douloureusement pendant la campagne présidentielle. Je ne suis pas français. Pour la première fois, cette vérité s’impose, et pour la première fois, je réalise que, qui sait, mon avenir n’est peut-être pas dans ce pays. Et on sait à quel point ça surprend la première fois que, dans une relation amoureuse, on se met à envisager une fin éventuelle. Peut-être qu’on ne vieillira pas ensemble. Peut-être que ce n’est pas l’homme de ma vie.

Si demain, ou dans un an, ou dans dix ans, je rentre, ou je pars découvrir d’autres horizons, ça me fera une belle histoire, une histoire assez longue quand même, une histoire qui m’aura marqué certainement, mais une simple histoire malgré tout, un épisode de ma vie parmi tant d’autres.

commentaires

13/06/07 - 01:00

Tu n'es pas Français ?

Mince alors, c'est balot parce qu'il parait que ça redevient à la mode...

Enfin, juste en France...

13/06/07 - 02:55

Pauvre sottes !

13/06/07 - 02:56

pauvres sottes !

13/06/07 - 10:13

Ca tombe bien Asbel, justement, le gouvernement va essayer de lutter contre ces connards d'étrangers, qui plus est homosexuels, qui prennent le glandage et les thèses des bons français....

13/06/07 - 11:05

Oui, tout à fait, Manu, je te rejoins complètement là-dessus. En tant que bon français - j'ai épuré le sang métèque qui me restait, promis -,je suis scandalisé par ces fainéants invertis qui viennent glander en doctorat. Ca me révulse. Et moi qui aurais tant aimé faire une thèse...

13/06/07 - 14:33

enfin bon, le gouvernement n'est pas vraiment regardant quand on n'est pas trop basanné...

13/06/07 - 14:53

de toute façon notre président a été on ne peut plus clair: personne ne t'oblige à rester; la France tu l'aimes ou tu la quittes. C'est une union libre.


Sinon, sans rire, c'est peut-être quand tu auras quitté la France que tu l'aimeras comme elle mérite de l'être. Enfin, je crois.

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
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Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
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