Asbel n'aime pas l'effet de cour
Méfie-toi de l'adulateur, fuis la compagnie des courtisans flatteurs, ferme les oreilles à la mièvrerie empoisonnée du mauvais conseiller. Des contes arabes jusqu'au Seigneur des anneaux, on connaît la chanson. Et pourtant, sommes-nous guère avancés depuis?
La candidate socialiste de ma circo, portée par des résultats encourageants aux présidentielles, prend le melon. Je l'aimais bien ma candidate socialiste. J'avais voté pour elle à l'investiture, alors qu'elle est montebourgeoise et Dieu sait que les montebourgeois et la tête-à-claques qui les dirige no son santos de mi devoción. Peu importe, elle était dynamique, compétente et engagée, ou du moins, elle savait en donner l'image, ce qui est déjà un premier pas. Et en face, on avait ce qui se fait de moins reluisant au PS, une mondaine, qui croit probablement que tract c'est le diminutif de tracteur et que travailler le terrain c'est faire du shopping.
Elle semblait surtout avoir les pieds sur terre ma candidate, et pas dans le sens que tentent aujourd'hui de lui donner les idéologues d'un socialisme du réel. Ça se saurait si être proche de la réalité signifiait être enfermé dans des think tanks d'économistes.
Or aujourd'hui ma candidate ne se déplace plus sans sa petite troupe de groupies. Dans cette cour bariolée, on retrouve aux premières loges un mélange improbable entre les homos chic et un brin élitistes de l'Autre Cercle et quelques apprentis-raclures des MJS (et dire qu'il y en a qui pensent que la jeunesse est une qualité en politique!) et puis tout ce qui se fait de complaisant dans la gauche toulousaine. Et au milieu de ce beau monde, ma candidate danse d'un groupe à l'autre en flottant. Descend sur terre, candidate c'est là qu'on a besoin de toi!
10/06/07 - 13:02
tiens une mauvaise expérience avec les mjs ? vous aussi ?
rollover