Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

28/05/2007

28/05/07 - 13:28

Gay pride, petite contribution


Grosse agitation aujourd'hui sur GA, autour de ce sujet éminemment polémique chez les homos qu'est la Gaypride. Post ultra-provocateurs d'un côté, du genre, "mais jusqu'à quand va-t-on laisser des follasses dégénérées décider de notre image face au reste de la société?", de l'autre côté, réactions indignées et appels à la tolérance. L'ensemble est très convenu, et manque cruellement d'originalité (enholio et Didou 91 croient-ils vraiment être entrain d'affirmer quelque chose de nouveau, de révolutionnaire?)

Au milieu de tous ces poncifs, un argument intéressant. Orfeo constate la façon dont la tranche d'âge dans laquelle on se situe semble influer sur les positions adoptées. Il en tire une sorte de querelle des anciens et des modernes : la nouvelle génération serait davantage désabusée, elle n'a pas connu autant de discrimination, elle aspire à un changement de moeurs.

Foutaises! En regardant l'histoire, on voit bien que ce mythe de la "nouvelle génération" n'est qu'une supercherie. Les ados, les très jeunes adultes, restent d'une navrante constance dans les comportements affichés. Sous leurs airs faussement rebelles, les ados sont les créatures les plus conformistes qui soient. Je l'étais il y a pas longtemps, je m'en souviens. Ils sont complètement obsédés par le regard que l'on porte sur eux (car c'est bien connu, le monde tourne autour de leur joli nombril). En manque d'affection depuis qu'ils ont commencé à couper le cordon ombilical, ils recherchent en permanence l'approbation d'autrui, et en premier lieu, évidemment, de leurs pairs. Leur sens du ridicule est hypertrophié, signal d'un narcissisme lui-même débordant.

Est-ce donc si surprenant qu'ils ne supportent pas l'image véhiculée par la Gay pride? Leur petit égo est menacé, leur relation névrotique au regard d'autrui mise en danger. Heureusement, le remède est simple. Avec l'âge, ils deviendront nuancés, et comprendront que le ridicule, finalement ça ne tue pas. Au contraire, la censure au nom du ridicule, c'est l'arme massive de soumission à l'ordre établi, donc soyons ridicules!

Annexes : le désabusé post de Matt, le beau post d'herminien, et le synthétique pheel.

commentaires

28/05/07 - 13:42

Aves des gays pareils, pas besoin d'avoir d'homophobes.

28/05/07 - 13:42

Ouhlala ça sent la vieille aigrie là ! mdr

28/05/07 - 13:47

Il m'en manque une partie. La segmentation par l'âge fait apparaître des défauts chez les jeunes et les vieux. Il manque dans ce post la critique sur l'équivalent des jeunes ados chez les vieux. J'ai lu certain posts d'anciens et ce sont ces posts là qui m'intéressent. Le défaut des vieux, des arguments des vieux, c'est le côté "anciens combattants". Or, pour les avoir fréquenté, je sais combien les anciens combattants ont tendance à revisiter l'histoire pour flatter leur ego. Et oui, les vieux comme les jeunes ont des problèmes d'ego. L'âge n'arrange rien à l'affaire.

NB : évidemment je ne classe pas ce post d'Asbel dans le club des anciens combattants. Je voulais ajouter un complément.

28/05/07 - 14:05

ha ha, "la révisitation de l'histoire chez les anciens combattants", c'était le sujet d'un de mes séminaires de DEA, autour de la mémoire des exilés républicains. Le plus surprenant c'était la différence entre la mémoire des hommes, et celle des femmes...
Complètement d'accord avec toi, Joel.

28/05/07 - 14:19

Ca n'a rien à voir avec la jeunesse ou la non-jeunesse.

28/05/07 - 14:55

Pour la gaypride à Toulouse, je vous recommande la suivie du groupe punk non-musical toulousain les "Crache tes couilles" qui a son petit succès.

A voir.

28/05/07 - 14:55

« le ridicule, c'est l'arme massive de soumission à l'ordre établi. »
???? C'est un lapsus où je n'ai rien compris ?

D'accord avec toi sur le conformisme massif des petits jeunes, qui me semble s'être aggravé ces dernières décennies au fur et à mesure que l'aliénation aux normes de la mode se faisait plus grande. C'est presque terrifiant chez les lycéens.

28/05/07 - 15:30

Quand les jeunes dans les années 50/60 se foutaient sur la gueule entre communistes et gaullistes, ils n'étaient pas normatifs ?

28/05/07 - 15:50

en faisant abstraction du post d'Enholio qui est clairement intolérant, la question qui se pose est:

est on plus crédible lorsqu'on revendique des droits sociaux, l'égalité, lorsqu'on se bat pour la vie, la survie, le respect des gay travestis et transexuels, en étant déguisé en Vagina reine de la foufe, un sceptre en forme de god à la main

28/05/07 - 16:09

Je rappelle que la GP est une fête tout d'abord. Elle consiste à revendiquer le droit à être homosexualelle, à se montrer, se sont greffés ensuite des revendications plus précises. Mais le fond de la GP c'est la fête !

28/05/07 - 16:26

La Gay Pride prend toute sa dimension militante et prend son sens dans des pays comme la Russie ou Israël...

28/05/07 - 16:52

En lisant le post d'Enholio, j'ai compris ceci. Il nous dit que l'image que donne les médias de la Gay Pride est contreproductive (drag queen : le carnaval l'emporterait sur le reste). Donc, si la Gay Pride était un médicament les effets secondaires l'emporteraient. Alors il faudrait changer ou abandonner ce médicament. Qu'en est-il en réalité ?

L'émission Arrêt sur images s'est penché sur le sujet. Elle a analysé les reportages des journaux télévisés en France ces dernières années. On y voit une évolution qui ne correspond pas du tout aux dires d'Enholio. Les images carnaval de la Gay Pride ont laissé la place ces dernières années au reportage sur les discriminations au travail notamment. Voici le lien vers cette émission qui n'est plus en ligne hélas : http://
J'en conclus que l'analyse du traitement de la marche par Enholio est en train de se périmer.

28/05/07 - 19:57

Très bonne analyse :)

28/05/07 - 20:05

@hercule : en effet, c'était pas très clair, puisque je glissait de "ridicule" entendu comme être ridicule à "ridicule" entendu comme sens du ridicule. J'ai corrigé et tenté d'être plus explicite.

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Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
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L'Homo Asbelus
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Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

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