Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

27/05/2007

27/05/07 - 12:32

Asbel aime les gens, la vie, et Les chansons d'amour


Voici un film qui irritera sûrement Manu. Peut-être aussi El Pibe, bien que pour ce dernier, la supposition soit plus qu'hasardeuse. Il irritera en tout cas tous ceux que le nombrilisme parisien irrite, à savoir, un bon paquet de gens.
Mais pas moi. Le film, s’il ne m’a pas emporté, m'a du moins surpris. J'avoue, je ne m'attendais pas à ça. Avant de me plonger dans le noir de la salle, je n'avais rien lu, rien vu, rien entendu. Seul quelques vagues extraits à la télé m'avaient donné envie de me déplacer. J'imaginais déjà un film romantique, jouant essentiellement sur le registre de l'émotion, avec jeunes bobos en manteau noir et écharpe rouge, en plein spleen, qui verseraient de grosses larmes de désespoir le long des quais de la seine sous la grisaille parisienne. Un film où je pourrais pleurer du début jusqu'à la fin, à l'aide de chansons sadiquement placées pour souligner les moments dramatiques forts.

Et beh je l'ai eu dans mon cul, Lulu. Je comprends très vite que le ton, le diapason sur lequel on a accordé le film, c'est pas Love Story. Les sentiments n'y sont pas montrés, mais ils y sont verbalisés, par un discours qui se veut littéraire, donc doté d'une certaine opacité entraînant une distance réflexive. Pas d'adhésion immédiate, pas d'identification, mais une mise en perspective critique des faits racontés, d'autant plus surprenante qu'elle s'accompagne de musique, élément formel qui a priori n'incite pas vraiment à la réflexion. C'est ce qui donne au film cet air Nouvelle Vague. Les citations visuelles à Truffaut et à Demy sont tellement nombreuses et tellement évidentes que j'en relèverait juste une, ma préférée, le plan où Chiara Mastroiani, comme sa mère dans les Parapluies de Cherbourg, se coiffe négligemment d'une couronne en papier.

Or malgré cette mise à distance, j'arrive mal à cerner la direction que veut donner Cristophe Honoré à la réflexion. Je ne saurais même pas dire quel est le thème du film, qui change en fonction du personnage dont on adopte le point de vue. S’agit-il d’un film sur le deuil, et les façons de l’aborder ? Sur les chemins tortueux qui mènent à assumer sa sexualité ? Sur le contraste entre le délitescence amoureuse et la passion des premiers jours ? Ou tout à la fois ? La conclusion n’aide guère et se pose en dernier énigme : Aime moi moins mais aime moi longtemps.

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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