Asbel n'aime pas qu'on le laisse à l'écart

C'est arrivé! Après ce mois d'élections présidentielles où la jalousie me rongeait de l'intérieur, moi aussi, moi aussi je pourrai exercer mon devoir de citoyen. D'ailleurs, j'exige que cette fois quelqu'un m'accompagne à la poste et ponctue mon lâché de bulletin dans la boîte à lettres par un solennel "a voté", histoire de donner un peu plus de tenue à la chose.
Bon, c'est vrai qu'il ne s'agit que d'élections municipales. Pire, d'élections sans vrai suspens, et sur fond d'abstentionnisme et de perte d'intérêt pour la chose politique. Mes amis n'iront pas voter. Même mère n'ira pas voter! Pour la première fois de sa vie, elle qui quand ado je faisais mon apprenti anarchiste, elle me regardait avec tout le mépris du monde : "prends-toi 21 ans de dictature et tu verras si t'iras voter!".
Mais après 30 ans de regne, la popularité de la mairie socialiste à Barcelone est au plus bas. Et pourtant, ils renouvelleront, et largement : Les déçus préféreront aller à la plage plutôt que de se déplacer voter pour convergencia.
Cette démotivation ne touche évidemment que la politique catalono-catalane. Pour les élections espagnoles, on sait très bien qui est notre ennemi, et on se déplace en masse. D'ailleurs, le Parti Populaire risque de perdre plus d'une élection à cause de son déficit chronique de voix en Catalogne. Mais une fois entre nous, le danger du PP écarté, de qui avoir peur? Entre centre gauche fédéraliste et centre droit nationaliste, les nuances existent, mais ne sauraient pas enflammer les foules. Pour aller voter, il faut avoir peur, les présidentielles françaises, comme les élections espagnoles du 14-M l'ont bien démontré avec leur participation massive. Seul la peur peut faire bouger les masses, et en Catalogne, seul les législatives nous foutent vraiment, mais alors vraiment la trouille.
11/05/07 - 15:34
Quand on prend 4 à 0 contre getafe, pas de quoi faire les malins...
el pibe from lecopadeespana (visiteur - site web)