Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

02/05/2007

02/05/07 - 15:04

Asbel n'aime pas rater les premières mondiales


Je retire toutes les méchancetés que j'avais pu dire à l'encontre des adolescent suite à ma désagréable expérience de Vendredi dernier. En effet, bien que toujours aussi irritants à mes yeux, les ados n'en restent pas moins attendrissants, et leur culture fascinante. J'ai donc décidé hier de faire un grand bond arrière de dix ans et de me planter avec des potes à la première mondiale (waou!) de Spiderman 3, le tout arrosé de grands gobelets de pop corn et de coka. Et je n'ai pas été déçu, car peut-on faire quelque chose de plus ado que Spiderman? À côté de la perfection ennuyeuse et distante de Superman, et de l'esprit torturé et repoussant de Batman, les créateurs de l'homme araignée misaient dès le départ sur l'identification immédiate de son public, à qui on va apprendre à devenir des hommes adultes.

Les premiers volets de la trilogie insistaient ainsi sur la notion de responsabilité, (un aspect de la Mufasa attitude que Matoo n'a pas encore traité), les grands pouvoirs qui entraînent tout le bazar. Le moins que l'on puisse dire, c'est que malgré les tonnes de comic books que j'ai dévoré, ça n'a pas marché sur moi. Mais est-ce vraiment si étonnant? La fiction moralisatrice est en effet hautement paradoxale. Les pseudos-moralisateurs du XVII et XVIIIe étaient censés nous mettre en garde contre les horribles dangers de la passion amoureuse, mais décrivaient avec une précision maladive les voluptés de la chair. De même, du Roi Lion on retient davantage que c'est super cool de chanter Hakuna Matata avec Timon et Pumba dans la jungle que cette scène improbable où des nuages nous parlent de devenir adultes, et de Spiderman, on sort plutôt en kiffant les sauts prodigieux du super héros qu'en s'émouvant sur le terrible poids qui pèse sur ses épaules.

Mais je m'égare, car la responsabilité n'est pas du tout le thème central du troisième volet. Car ça y est, spiderman est presque un adulte, et il a obtenu ce que veulent tous les ados en manque d'affection : la ville entière l'adore. Mais son éducation n'est pas encore achevée, il doit apprendre les deux dernières leçons. D'abord, et c'est le thème central du film, souligné jusqu'à la lourdeur, il doit apprendre à pardonner. Le symbiote extra-terrestre est bien la matérialisation de ce désir de vengeance qui ronge Parker et qui va finir par emporter Eddie Brook, le parfait négatif du héros. Outre ce méchant photographe sans scrupules, tout le monde finit par pardonner tout le monde dans le film, les meilleurs amis/ennemis se réconcilient après plusieurs bastons (que celui qui ne s'est jamais disputé violemment avec son meilleur ami du Lycée jette la première pierre), et on verse une petite larme. Mais au milieu de cette grande orgie de miséricorde, Parker apprend une deuxième leçon, un peu plus subtile (mais pas trop, eh, on est à Hollywood quand même) : il apprend à s'ouvrir aux autres. MJ l'avait pourtant prévenu au début, on a tous besoin d'aide, mais le solitaire Spiderman persistait à se barricader dans son appart miteux, projection de son intimité soigneusement protégée, dont la porte d'entrée coince systématiquement. Mais voilà, la vie nous donne des coups, les charnières de la porte finissent par rouiller, et Spiderman par demander de l'aide à ses amis. Puis je me réveille après 2 h 30 (quand même!) de film, et commence la longue digestion de cette overdose de bon sentiments qui a du mal à passer.

commentaires

02/05/07 - 19:56

Hahahahhahhaa!


Asbel! Versatile que tu es!

Et ironique en plus!

Sarkozy te punira!

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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