Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

01/05/2007

01/05/07 - 21:54

Asbel n'aime pas ne comprends pas les français


Plus je m'interesse à la politique française, et moins je la comprends, à tel point que je me demande si le comble de la francitude pour un étranger, à savoir, le très respectable général De Gaule, n'a pas fait un tort irréparable à ce pays en instaurant un régime présidentiel avec élection du président au suffrage universel direct, et en ancrant par là durablement dans la conscience des français le mythe ridicule du grand rassemblement derrière un home.
N'ayant jamais vécu d'entre-deux tours, je découvre aujourd'hui l'ampleur de la schizophrénie des français. Il me semble hautement paradoxal que le pays européen avec le clivage gauche/droite le plus virulent, où le mot consensus a disparu de tous les dictionnaires, soit en ce moment-même le théâtre d'appels incantatoires au grand rassemblement, par-delà les clivages, et ce dans les deux camps.
L'Espagne est était un pays de consensus (avant que l'incapacité de la droite à digérer sa défaite de 2004 et son obstination à mener une opposition infecte le fasse voler en éclats), bâti sous le spectre menaçant de la guerre civile. Or même dans un pays à la tradition consensuelle comme le mien, j'imagine mal Felipe, ou Aznar ou Zapatero nous servir un discours où ils se présenteraient en présidents de TOUS les espagnols sans distinction, des espagnols de droite comme des espagnols de gauche, en rassembleurs de tous les camps. J'imagine à quel point se couvrirait de ridicule celui qui tenterait de faire gober à l'opinion publique une niaiserie pareille. Et je ne comprends pas comment Sarkozy peut présenter tout fier à la presse la création d'un "pôle de gauche" (sic) dans son équipe de campagne, sans qu'on lui rit franchement au nez. J'ai l'impression que la France nage dans une joyeuse confusion idéologique que cette élection n'aura sans doute pas aidé à éclaircir.

commentaires

02/05/07 - 06:26

Et un homme politique ultra-libéral qui cite Jaurès et Blum, c'est aussi tordant, non ?

02/05/07 - 15:45

Les clivages droite/gauche n'ont, en effet, jamais été aussi marqué depuis bien longtemps !
On doit choisir entre deux projets bien différents, deux visions de la France, de l'Europe et du Monde.

02/05/07 - 16:20

C'est vrai qu'en Espagne - j'habite Málaga - la politique à quelques semaines des prochaines élections municipales sent le consensus à plein nez !
Ici l'idéologie est joyeusement limpide. Ici nulle haine entre adversaires, nulle posture ridicule, aucun débat institutionnel stérile, aucun discours démagogique visant à rassembler le maximum d'électeurs sous une étiquette. Non, rien de tout ça!
Un véritable paradis politique dont personne n'oserai rêver en France!
Mais j'aime l'Espagne. J'aime l'Europe. Et surtout j'aime la démocratie.

02/05/07 - 16:21

tu as raison Asbel, l'élection du président au SU est une grosse connerie du Napoléon au grand pif!
Tous derrière le chef!!! ça c'est la démocratie!
Je viens de lire une brève dans libé sur un enseignant qui espère que le futur président(e) saura consulter les français "qui sont sur le terrain".
Super: espérer que le Roi élu daigne consulter la plèbe avant de prendre sa décision souveraine...

02/05/07 - 16:37

@ Pessoa : la situation politique en Espagne, depuis 4/ 5 ans (le milieu du deuxième mandat PP) a certes connu une dégradation rapide...

Mais j'espère qu'il ne s'agisse que d'une crispation conjoncturelle. Malgré ses nombreux défauts, j'aime l'esprit de la constitution espagnole. J'exècre la constitution de la Vème république française.
En ESpagne, les leaders des partis politiques peuvent être des démagos, mais ils n'ont pas cette posture ridiculement monarchique qui caractérise les candidats français. On a un Roi pour celà, et si ça continue, je vais devenir monarchiste et enterrer mon passé républicain.

05/05/07 - 12:57

La proportionnelle intégrale ou la mort.


Telle devrait être la devise de la gauche!

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Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
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Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

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