Les contes de Terremer en quatre points
I. La première scène du film donne le ton. Arren, le héros du film, tue son père et lui pique sa groooooosse épée d'homme super viril de la mort qui tue. Comment être crédible après cela? Du coup, à la place du film d'héroic-fantasy que je voulais voir, on m'a servi un mélodrame sur un puceau pleurnichard qui n'arrive pas à bander parce qu'une rouille bizarre lui empêche de dégainer l'épée. "Ah, mon père était un grand homme" s'exclame-t-il en caressant ostensiblement son arme toujours au repos. J'arrive à peine à retenir mon rire. Mais rien ne vaut la dernière scène. Après le passage philosophico-moral, où Arren comprend que le but de l'existence n'est autre que de se reproduire (sic), il se plante devant la drag-queen qui fait figure de gros méchant et réussit enfin à sortir sa grooooooosse épée au cri de "Par la viiiiiieee". Ah, ça soulage la première fois!
II. S'il vous reste un doute sur la dite épée, l'image ci dessous n'est pas la plus représentative, mais permet d'apprécier les deux boules par lesquelles termine le don qu'Arren reçoit de son père.

III. Shinji d'Evangelion vient d'être détrôné de la première place des plus grosses têtes à claques des Japanimes. Saluons Arren et ses pleurs incessants qui le remplacent haut la main.
IV. Tout cela resterait de l'ordre de la plaisanterie si le film ne puait pas par moment le conservatisme de la pire espèce. Appelez-moi parano, mais moi, un gros sorcier efféminé, terrorisé à l'idée de vieillir et qui n'a pas compris que pour accéder à l'éternité, il suffit de trouver une bonne femme et d'enfanter, ça me fait moyennement rire. Et ces longues digressions sur la vie et la mort et le sens de l'existence, ça pue la doctrine neo con sur la "culture de la mort" à l'origine du Pacs et de la décadence des sociétés occidentales. Pour ne pas salir le nom vénéré de Miyazaki, je mettrai l'ensemble sur le dos du roman américain dont est tiré le film. Bordel, tous ces baptistes et ces mormons et ces illuminés du mid-west qui se sont mis à écrire de l'heroic-fantasy, vont me faire regretter ce bon macho misogyne de Conan et sa recherche du plaisir pour le plaisir sans contrainte morale d'aucune sorte.
04/04/07 - 23:28
Ah, pire que Baka-Shinji ?!? Faut l'faire...
(ce commentaire est dédicacé à Kazuma ^^)
rogue