Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

31/03/2007

31/03/07 - 15:39

Bar - ciel - onde


Peut être que c'est vrai qu'en Espagne il fait toujours beau.

Pourtant, c'était pas gagné quand on s'est arrêté mettre de l'essence à La Jonquera, à peine franchis les Pyrénées. Un petit déluge qui nous oblige à trouver refuge à la cafétéria.


Je suis en voiture avec S, charmante italienne un peu fofolle que j'ai connue sur un site Internet (de covoiturage, gros obsédés). Pendant qu'elle parle, dans une longue logorrhée que je ne ponctue qu'occasionnellement, je me demande, en pensant à Lorenza, si italienne et un peu fofolle n'est pas un pléonasme.
Comme moi, S a quitté depuis bientôt 8 ans l'Italie pour s'installer en France. Elle sort d'une grande école de commerce, a fait son MBA et son chais pluquoi, mais de sensibilité plutôt à gauche, elle refuse des postes dans le privé et préfère un travail moins bien payé mais plus confortable à la SNCF. Elle a besoin de vacances pour sillonner l'Amérique Latine en routarde. Son copain, d'ailleurs, a soudainement lâché son poste dans un cabinet d'audit pour faire la route de la soie en vélo, et passer quelques jours, au passage, dans des montagnes afghanes en guerre.
La crise des cadres, des cols blancs? Je ne peux que penser à C, cette gamine que je connais depuis qu'elle est née, une amie de la famille. Au grand dam de ses parents, elle vient de refuser un poste tout prêt à la City à faire circuler de l'argent, pour aller travailler pour le gouvernement du Mozambique, et l'aider à développer le pays.

Tout espoir n'est pas perdu donc?

Les tunnels de Vallvidriera traversés, nous arrivons sur la Ronda de dalt, qui surplombe Barcelone. Je vois enfin ma mer, ma ville, sous un grand soleil. Je viens de prendre 10 degrés dans la gueule. Je tente de me rappeler qu'est ce qui m'a poussé à partir. Quelle est cette envie qui nous pousse à partir loin des siens? Cette question m'obsède de plus en plus, à mesure que je vois la belle société française s'aigrir, les tensions sociales monter progressivement dans l'hexagone. Rentrer? Peut-être… Un beau Sarko-Le pen au deuxième tour, et comme les rats, je quitte définitivement le bateau qui coule.

commentaires

31/03/07 - 16:24

Qu'est-ce que tu nous dis là !?
Mais non, la gauche va revenir au pouvoir et tu seras heureux de poursuivre ta vie française...

Remarque, de mon point de vue, c'est vrai qu'il est assez inconcevable de quitter Barcelone !...

31/03/07 - 16:47

"la gauche va revenir au pouvoir et tu seras heureux de poursuivre ta vie française..." : mouhahahahahahahahahahahahahahahahahaha !

31/03/07 - 16:48

(Excusez-moi.)

31/03/07 - 17:48

antidote : manger une tortilla sous vide (rayon frais Monoprix) en regardant une intervention de Zaplana ou de Acebes sur canal 24 horas.
Avec une bassine à côté

31/03/07 - 19:20

Non Monsieur Fabulous...!!!

La droite va ENFIN revenir au pouvoir, recadrer et réformer ce pays handicapé par un système rigide qui ne marche plus. Nous allons aussi en finir avec les privilèges de certaines corporations (régimes spéciaux des retraite par exemple) et remettre les valeurs méritocratiques en avant (jusque dans la Fonction Publique cela serait bien, mais quel challenge ^o))... Il faut donner à la France les moyens de retrouver son rang et un taux de chômage qui n'excède pas 5/6%...

Et ce ne l'est pas la gauche la plus archaïque d'Europe qui va s'en charger... Cela suffit ces alternances tous les 5 ans... Un grand coup de barre à droite pendant au moins 10 ans va s'opérer maintenant que nous allons être débarassé de ce "radical-sauce à l'oseille" de Chirac, véritable sous-marin de la gauche depuis 40 ans, pinocchio de la politique qui a échappé à ses marionnettistes Pierre Juillet et Marie-France Garraud pour dévoyer le parti gaulliste... 8-)

On ne peut pas se plaindre d'un pouvoir d'achat qui baisse chez une partie des classes moyennes précarisées et réclamer un remake de 1981... La politique de relance néo-keynesienne des socialistes avait été un fiasco total quand l'Angleterre (au fond du trou après un long cycle travailliste) engageait la voie libérale, avec certes parfois des mesures draconiennes et socialement dures mais qui se sont avérées salutaires pour la nation britannique... Ce pays qui était au bord de la banqueroute en 1979 peut nous donner certaines leçons aujourd'hui...

Thatcher is back... in France... :D


Sinon je veux bien croire qu'il est plus agréable de vivre à Barcelone qu'à Toulouse, nid de la gauche radicale (Midi-Pyrénées est historiquement très marquée à gauche depuis la Révolution)... ^o)

Dès que je fais fortune (obligatoire vu que la droite va libérer et favoriser les talents ;)), je viendrais te narguer en Catalogne Asbel... :P
Je n'ai pas fait voeux de pauvreté toute ma vie comme tes amis sus-mentionnés dans le post... ;)


PS : Comment cela tu grattes Asbel...??? Quelle peut donc être l'origine de cette crise d'urticaire soudaine...?!?! :D

31/03/07 - 19:22

* retraites

31/03/07 - 19:35

te grattes

31/03/07 - 20:53

zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

31/03/07 - 21:11

@napinapo

Moi j'en finirais bien avec les pauvres types dans ton genre à coup de balles dans la nuque, mais il paraît que c'est pas trop démocratique.

31/03/07 - 21:17

quel beau concentré de la réception petite bourgeoise du prêt à penser journalistico-libéral. j'ai cru un moment que c'était une caricature.
Le plus drôle c'est que c'est formulé comme une opinion personnelle!!!
jajajajaja!!!!

01/04/07 - 02:29

est-ce qu'il a joui, au moins ? parce que c'était interminable.

04/04/07 - 12:41

mieux la follie que le machiavelism...
Bon voyage en Italie.
Besos a AZD: depuis je me suis mise à la cuisine!

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
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