Où Asbel constate que le pouvoir, très peu pour lui
Depuis que quelque part dans mes années collège on m'a brutalement fait comprendre à coup de maquettes d'orientation assomantes qu'en fait, ce qu'on apprenait, c'était pas pour le plaisir de la connaissance, et encore moins pour faire plaisir à ses parents et à leur substitut, l'enseignant, je crois que je déteste le monde du travail.
Dès lors, je me suis soigneusement appliqué à choisir le travail que je pensais allait impliquer le moins d'emmerdements. Fonctionnaire, voilà mon destin. Et fonctionnaire de l'État français, ça pète encore plus, donc prépare tes valises, Asbel. Je compatissais à chaque fois que j'entendais des nouvelles de cette terra incognita qu'est la vie en entreprise. Je raillais ces téméraires qui avaient cette incompréhensible aspiration à monter sa boîte et à ne plus recevoir d'ordres. Putain, mais je ne demandais que ça, recevoir des ordres sans réfléchir.
L'atterrissage n'en a été que plus douloureux. Le service public n'est pas ce corps de travailleurs dévoués au bien collectif, loin des logiques marchandes. Je comprends aujourd'hui, que là où il y a assemblée d'hommes, il y a pouvoir à prendre, aussi infime soit-il. Là où il y a assemblée d'hommes, il y a une hiérarchie à établir, où, d'après le principe bien connu, « tout employé tendra à s'élever à son niveau d'incompétence», et « avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité ».
Sarkozy risque de gagner cette élection en faisant croire à quelques malheureux que c'est en se levant tôt qu'ils pourront améliorer leur sort, et mon décalage avec les valeurs de notre société se creusera encore un petit peu.
18/03/07 - 12:55
* assemblée x 2
La Gauche au Pouvoir... Très peu pour moi... ;)
napinapo