Eureka !
A moi le prix nobel!
Après 9 ans de recherches intensives, faits de succès et de revers, de joies et de découragements, ma quête semble toucher à sa fin.
Tel Archimède dans sa baignoire ou Flemming avec ses champignons, ma découverte doit énormément au hasard, à l'inspiration soudaine.
Je lisais en effet hier soir tranquilement une BD mélant nazis, espions français, russes, américains et républiques bananières, lors que je tombe, dans une case à plan général, sur ce panneau : "Bienvenidos en Costa Negra". Hum. Une seule phrase en espagnol dans la BD, pas particulièrement dure de surcroît, mais toujours cette inévitable faute de langue. Et d'un coup, je comprends. Toutes les pièces du puzzle s'assemblent parfaitement dans ma petite tête. Je revois les messages en espagnol sur les portes du métro de Paris du week-end dernier. Je revois les incomptables feuillets explicatifs des musées et des monuments de l'héxagone horriblement traduits. Je revois cet écriteau d'un magazin chic place Saint George qui m'éreinte la vue à chaque fois que j'y passe. Je revois les tags révolutio-chéguévaristes qui couvrent les murs de ma fac. Je réentends les chansons aux refrains je suppose exotiques (estoy una mujer calieeente, Argh!). Et je conçois clairement, distinctement, cette Vérité première, que l'on peut formuler en deux axiomes indiscutables :
- Par nature, un français est inévitablement et inexplicablement poussé à la faute dès qu'il décide de s'exprimer en espagnol, tout contexte communicatif confondu.
Et son corollaire :
- Par nature, un français refusera de consulter un hispanophone ou du moins un enseignant d'espagnol pour qu'il corrige son texte, tenant à montrer, même dans les contextes les plus officiels et publics, sa piètre maîtrise de cette langue.
16/03/07 - 12:19
Si l'apprentissage des langues en France était mieux abordé, il y aurait moins de problèmes...
Il faut savoir que nombre d'élèves sont orientés vers l'espagnol parce que langue "facile"...
cyrille-12