Où, comme d'habitude, Asbel retombe amoureux de cette ville
Bordel, à chaque fois que je passe un week end à Paris je réalise à quel point la grande ville, la très grande ville me manque. Sentiment parfaitement irrationnel, que pourrait objectivement m'apporter la capitale, à part des emmerdements? Mais il y a quelque chose de rassurant à se laisser déborder par la densité urbaine. On se refait pas, j'ai grandi sur une grande artère, les bruits des voitures ont accompagné mes nuits et chassé les démons de mon enfance. A l'opposé, il y a quelque chose de lugubre dans le vide des faubourgs toulousains, que je crains au point de circonscrire ma vie dans ce tout petit périmètre qu'est l'hypercentre...
Paris. Premier voyage dont j'ai souvenir, première découverte de la magie de l'aillleurs. Et mon imaginaire d'enfant qui reste durablement marqué par l'Eglise de la Madelaine, allez savoir pourquoi. Puis le Paris de mon adolescence, parfaitement délimité géographiquement aussi, quelques mètres carrés autour du croisement des boulevards Saint Germain et Saint Michel. A peine débarqué, une seule obsession : m'enfermer rapidement dans un magasin de BD, et ne plus en sortir jusqu'à ce que mes profs ou mes parents exaspérés pètent un plomb. La première fois que je suis rentré chez boulinier, j'étais aussi heureux qu'Ali Baba dans sa caverne. Qu'elles étaient belles les BD en France, en comparaison avec nos pauvres comic books espagnols... Depuis, j'y ai habité, et je ne compte plus le nombre de fois où j'y suis retourné, mais n'empêche, la même excitation me prend toujous en arrivant à Orly, à Montparnasse, à Austerlitz, la même excitation probablement que ressentaient mes parents en travessant la frontière, en quittant pour quelques heures sur les terrasses de perpignan le régime Franquiste. "Comme tu me fatigues, terre triste et abimée, et comme j'aimerais m'éloigner vers le nord, Nord enllà".
13/03/07 - 17:10
Moi qui ai grandi à Paris, je retrouve cette grande capitale tantôt avec plaisir et excitation, tantôt avec lourdeur et exaspération, depuis sept ans que je n'y habite plus...
Mais la densité parisienne est enivrante, effectivement !
Densité culturelle, densité historique, densité démographique (au moins par les incessants fluxs de population dans la rue ou les transports)...
fabulous