Ce que je n'aime pas dans la politique française
Finalement, ce que je prenais pour un fantasme masturbatoire n'est peut-être pas si faux que ça, et il existe vraiment une exception française.
En tout cas, cette campagne présidentielle ne ressemble pas à celles de chez nous. Faut dire que choisir un Président de la République Française, ça en jette. Brrrrrr, Président de la République Française : dix sillabes qui font passer mon petit roi pour le dernier des roturiers...
On a tenté de vous imiter pourtant. C'était en 1996, et un page de l'histoire de l'Espagne était entrain de se tourner. J'avais 16, la tête dans les nuages, et la politique, c'était pas vraiment le premier sujet de conversation dans la cour du lycée, et la dernière de mes préocupations par ailleurs. Un soir, à quelques jours des élections générales, je descends pépère les escaliers, et je tombe sur la dernière tentative d'un gouvernement socialiste complètement usé par 14 ans ininterrompus de pouvoir pour grapiller quelques points dans un scrutin qui s'annonçait peu favorable. Sur un panneau publicitaire, un seul slogan : Y tú, qué prefieres, Felipe o Aznar? Vous préferez qui, Felipe (Gonzalez) ou Aznar? Certes, Aznar doit être une des personnes suscitant le plus d'antipathie sur cette terre, et seul quelqu'un d'anormalement constitué pourrait prétendre le contraire. Felipe, par contre, avec son sourire et son adorable accent andalous charmait toutes les ménagères de moins de 40 ans. Malgré celà, malgré mon coeur déjà à gauche, malgré ma complète ignorance de la politique politique, je suis déçu et frappé par ce slogan démagogique. Le procédé est gros. La fausse connivence recherchée par l'emploi du prénom, repoussante. Les idées, absentes. Et la personnalisation de la politique, ça pue
La victoire de la droite à ces élections à au moins eu cela de positif : elle a sanctionné une campagne indigne. Bon, il est vrai que le débat politique espagnol reste souvent au ras des paquerettes, et que les coups les plus bas restent aussi à l'ordre du jour. Mais au moins, on a depuis échappé à toutes ces discussions insupportables sur "les compétences" du candidat, sa "stature de présidentiable", son "charisme", sa "capacité à diriger le bateau France" (idées qui m'échappent encore), et on s'est concentré sur les programmes et les bilans.
12/03/07 - 19:28
m'échaPPent
Je suis rassuré de savoir que tu ne présentes pas d'anomalie cardiaque grave, que ton coeur est bien à gauche...^^
Felipe Gonzalez beau gosse...?!?! :D
Avec son ratelier et ses traits assez grossiers...?!?! 8-))
napinapo