Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

06/02/2007

06/02/07 - 16:16

Où Asbel constate qu'effectivement, tout fout le camp


Lorsqu'à 19 ans j'ai commencé à fréquenter les rares "hot spot" de la ville rose, une de mes motivations, je l'avoue, était de me procurer ces petits magazines gratuits qui pullulaient à l'époque, avec des dossier chocs du genre "les homos et l'armée", qui étaient à la sociologie et au journalisme ce que Nicolas Hulot est à la politique.Mais bon, on se construit comme on peut, internet n'existait pas et j'avais un besoin rageant de repères, quitte après à les dénigrer, à m'en éloigner. Et j'ai toujours appris davantage en lisant, même les nullités les plus consternantes, que par tout autre moyen.

Je croyais que les nouvelles technologies avaient eu raison de ces sous-produits. A tort : Samedi, je descends aux toilettes du settanta-cinque (en italien of course!), et je tombe sur un nouveau magazine gratuit d'assez belle facture, surtout en comparaison avec les montages grossiers d'antan. L'ensemble est assez arty, avec belles photos, papier cartonné, et tout et tout, et répond au titre sugestif de prends-moi. Mais autant les montages design peuvent me plaire, autant le style d'écriture qui va avec m'insupporte au plus haut point. À mes risques et périls, je feuillette le contenu. Il s'agit d'un spécial dédié à l'analyse de la culture du risque chez les gays. Je lis le portrait de Tristan, jeune séropo, écrit dans un style incompréhensible, avec de vraies pépites dont voici la meilleure :

" Certes, pour ce "sujet de l'inconscient" que nous sommes tous, le risque est le dérivé du fantasme, image ou scénario caché, sorte de vocabulaire interne, privé, qui donne du sens à ce qui apparemment n'en a pas. Il se dessine ainsi, derrière l'aspect solaire (?????) de Tristan, une image en négatif, une pietà, un fils gisant dans les bras maternels, une condensation de son histoire qui lui désigne un destin, dans ce corps à corps de la mère sacrifié et de l'enfant martyr. "

Mouais.

Bah ils sont pas sortis de l'auberge les jeunes ados homos si c'est avec ça qu'ils doivent se construire.

commentaires

06/02/07 - 16:22

Ma grand-mère estime effectivement que tout fout l'camp.

06/02/07 - 16:25

votre grand-mère est bien sage, comme je vous l'ai déjà exprimé auparavant.

07/02/07 - 18:16

En effet, tout fout l'camp.... Sarko apporte son soutient à Charlie Hebdo... c'est la zermi...
enfin bon..... elle demande du zouuuuuk

08/02/07 - 19:29

C'est le même magazine que http:/// ? Sur le site, il y a même des vidéos de Sébastien Lifschitz...

09/02/07 - 11:40

Oui, c'est celui-là :)

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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