Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

01/02/2007

01/02/07 - 11:24

Où Asbel arrive à la conclusion que le travail, c'est vraiment aliénant.


Il devient vraiment impératif que je me sorte les doigts du cul et que je me mette sérieusement à bosser. Mais bordel, ce que je peux parfois détester le travail! Il faut vraiment être de droite pour avoir tout le temps ce mot à la bouche, tel une incantation magique. Travaillez! Travaillez! On dirait de la propagande soviétique...
Je pense à mon père, qui avec les années et leur sagesse, a finalement compris que le désordre, que par son éducation franquiste il craignait au-dessus de tout, c'est bien la droite qui le génère. Et ce glissement politique s'est accompagné d'une aversion grandissante au travail, qui pourtant était la clé de voûte de son système de valeurs.
C'est vrai que la réussite professionnelle ça peut être bien. Je ne vais pas jouer les faux modestes, j'y ai goûté aussi, à mon échelle. Lors que j'ai présenté de bons articles, que j'ai réussi des concours, que j'ai obtenu des bourses au mérite, c'est vrai, mon égo gonflait, j'étais sur un nuage, j'étais le plus beau et le plus intelligent du monde. Mais pendant combien de temps? 24 heures? 48? 72 tout au plus? Qu'est ce que ça pèse à côté de toutes les misères quotidiennes du monde du travail? Pèsera-t-elle vraiment, cette réussite, quand à 40, 50 ans, je regarderai en arrière et ferai un premier bilan du chemin parcouru? J'en doute fort...

commentaires

01/02/07 - 11:35

Peut-être est-ce ce que l'on ressent quand son travail ne plait pas tant...

01/02/07 - 11:40

J'aime bien pourtant beaucoup d'aspects de mon travail, l'enseignement par exemple..

Mais je deteste ce qui le définit comme travail : les obligations et les impératifs, la relation avec certains collègues, le carrièrisme et la politique interne. Il faut vraiment que tu sois très chanceux pour échapper à celà!

01/02/07 - 11:49

Ben alors, un petit coup de Calgon ? Courage, tu verras qu'une fois le doctorat en poche on éprouve une réelle satisfaction !

01/02/07 - 12:11

Sarkozy va te faire aimer ton travail... :P

01/02/07 - 14:02

Quand je lis ça, mon ami Asbel, j'éprouve énormément de tendresse pour toi... Je ne saurais être plus d'accord.

01/02/07 - 14:42

Alors à quand cette soutenance de doctorat ?

01/02/07 - 14:57

attention, bosse pas trop, reste dans l'expectative, tu as raison, on n'est jamais à l'abri d'une coupure mortelle par le biais d'une page sauvage...

01/02/07 - 15:40

C'est bien, tu viens de découvrir l'extraodrinaire vacuité de la vie! Quant au paradoxe qui conclut ton premier paragraphe, il est fort savoureux!

01/02/07 - 18:35

Je te conseille de suivre la même méthode que moi :

* trouver un emploi bien payé à ne rien foutre

* t'apercevoir que les biens immobiliers familiaux quasiment oubliés valent plein de sous et que tu peux travailler encore moins qu'encore moins

* te promener à la campagne, là où il y a des vaches. C'est gentil les vaches.

La méthode peut paraître simpliste, mais ça marche redoutablement bien.

01/02/07 - 18:39

mouais, t'façon, vous pouvez vous arreter de bosser... moua je bosse pour dix...

01/02/07 - 20:08

En même temps si tu travailles sur "les chevaliers du lac de paladru en l'an mil" c'est clair que tu dois trouver le travail aliénant parce que chiant. Regarde quand tu écris tes posts sur ton ordi, c'est du boulot et pourtant tu t'éclates, j'suis sûr. Faudrait que tu trouves un travail dans ce style... Un truc pas trop contraignant et créatif... Dessine des BD... J'ai vu que tu étais très performant. :-)

01/02/07 - 20:10

@Anatole
C'est plutôt coll d'être rentier et la question ne se pose pas. Le travail est aliénant pour ceux qui doivent travailler, par définition. ;-)

01/02/07 - 21:38

*cool

01/02/07 - 22:15

Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front (et tu enfanteras dans la douleur, accessoirement) a dit un haut placé.
Et dire que le progrès technique aurait pu réduire le temps de travail à peu de choses mais que l'appât du gain, l'orgueil et autres billevisées (au rang desquelles le capitalisme protestant) ont remis le travail sur le podium (à qui profite le crime ?)

02/02/07 - 03:46

Ben moi, je sais plus trop ce que je voulais dire...parceque c'était trop long et dur (pour un gars morpilo que je suis en ce moment!!!!) de vous lire tous!!!Tant de synopsies me laisse incrédule!!!
Sinon,,Asbel, tu sais...Les doigts dans le cul, par moment ça a du bon!!!!
On s'appèle, on s'fait des quenelles?!....

02/02/07 - 09:35

"t'apercevoir que les biens immobiliers familiaux quasiment oubliés valent plein de sous et que tu peux travailler encore moins qu'encore moins"

chouette, une société à encore plus deux vitesses avec les rentiers et les autres obligés de bosser comme des merdes, j'adore!

02/02/07 - 10:17

Pauvre Anatole, vous lui tombez tous dessous, alors que c'est pas un projet de société qu'il propose, mais une philosophie de vie à usage individuel, à laquelle j'adhère complètement!


Sinon El Pibe, au début j'avais pensé faire encore plus explicite le paradoxe que tu commente, du genre, "comme quoi, la droite, l'URSS, même combat", mais c'était quand même un peu lourd :)

Yo-letypequisaitpastropcequ'ilfaitlà, ... heuhh.. mande?

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qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




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Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


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