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Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

27/09/2007

27/09/07 - 20:33

Dire et ne pas dire


Petite pause dans le travail pour rejoindre mon homme qui, comme d'habitude, et à mon plus grand malheur, est scotché devant une chaîne d'info continue. Cette fois, exceptionnellement, il ne s'agit pas d'I:télé mais de la chaîne parlementaire (la variété c'est le piment de toute relation), qui se livre à un décorticage d'une séance du conseil municipal de Paris, et plus particulièrement, d'une intervention de Bertrand Delanoë. Une journaliste du Figaro prend la parole sur le plateau. Delanoë est autoritaire (j'en doute pas), il aime la confrontation politique, il dirige son conseil d'une main de fer, etc. Puis les mots sont lâché : Delanoë est "hypersensible et hyperémotif". Voilà l'argumentaire avec lequel l'UMP Panafieu et ses potes comptent conquerir la Marie. Delanoë est "sensible". Au-delà de la véracité ou de la fausseté de l'assertion, vous ne sentez pas comme un parfum de non-dit dans l'air?

25/09/2007

25/09/07 - 11:52

Mise à contribution


Hier soir, première réunion de la commission culture d'Arc-en-ciel. Enfin, après avoir entendu partout ce mot jusqu'à l'indigestion, je suis quelqu'un d'important, je fait partie d'une commission. Mon art de la procrastination m'avait jusque là tenu à l'écart des commissions pédagogiques de l'UFR, des commissions scientifiques de mon labo, des commissions thématiques du parti ou des commissions-action des comités de grève. Parce que moi, tant qu'on ne me proposait, demandait, exigeait, ordonnait, menaçait pas, je faisais tout ce qui est dans mon possible pour esquiver une réunion. Mais tout ça, c'est mort et enterré, j'ai enfin décidé d'être un adulte ce qui signifie 1) que j'ai compris que parler aux autres et les écouter est une obligation certes pénible mais surmontable 2) que j'ai compris que le travail et le mérite ne mènent à rien tant qu'on n'écoute pas et que l'on ne parle pas aux autres.

Mais je m'égare, puisque la commission culture, contrairement aux autres citées ci-dessus, était fort agréable, un peu bordélique, mais agréable quand même. Le but est de reconduire, et si possible, améliorer, le festival culturel qui accompagne tous les ans la marche des fiertés. Cinéma, théâtre, conférences, débats, etc., le tout avec un budget à faire pleurer Mère Thérèse de Calcutta.
Et au milieu de bilans et de propositions diverses, cette idée a émergé clair et distinctement dans le flou et les ténèbres de mon entendement : puisque ce que j'aime vraiment c'est la BD, je vais faire quelque chose autour. Et c'est là, cher lecteur qui a eu la patience de me suivre jusqu'ici, qu'il y a appel à contribution. Déjà, pour dresser la liste de ce qui a été fait en BD à thématique plus ou moins LGBT. Et surtout, pour voir si quelqu'un connaîtrait quelqu'un qui connaîtrait quelqu'un susceptible d'être intéressé et de nous aider, genre libraire spécialisé, éditeur ou auteur. Ah, et prêts à se déplacer sur Toulouse.

21/09/2007

21/09/07 - 13:00

A la tercera va la vencida


Il est fort probable que je ne reprenne pas ma carte au PS.
Et rien à voir avec l'orientation que semble prendre le parti, les disputes internes ou la mauvaise image que les médias se régalent à donner (enfin si, un peu, mais pas que)
En fait je m'y plais pas. Et puis c'est tout.

C'est comme la première fois que j'avais essayé de faire quelque chose d'utile pour la société parce que bon, tout le monde n'a pas la même chance que moi et il y a trop d'injustice sur la planète. Et comme je ne suis qu'un pauvre littéraire qui sert à rien et qui ne sait rien faire de ses mains (sauf...), je me suis tourné vers le soutien scolaire. C'était pas mal, j'ai tenu deux ans. Je me suis rendu compte que j'étais un élitiste refoulé et que malgré moi je consacrais bien plus de temps aux élèves intelligents, charmants et drôles qu'aux autres, qui me semblaient mornes (à part cette petite peste de D! Je sais, foyer destructuré, perte de repères, mais quelle salope!). Puis finalement ça m'a fait chier. Pas les gamins, qui m'amusaient toujours autant, mais l'association : que des femmes au foyer ou à la retraite. Fallait parler, faire du small talk, le fond de l'air est frais et tout ça, fallait aller au sorties au resto, aux excursions, et je n'avais rien à leur dire.

Bah c'est pareil pour le PS. Je sais, il y a des gens qui ont déchiré leur carte pour des raisons autrement plus justifiées, genre le Rainbow Warrior, l'ouverture au capital d'EDF-GDF ou l'investiture de l'autre idiote réactionnaire. Mais tout ça c'est très abstrait pour moi. Très lointain. Je n'arriverai jamais à me faire des opinions sur les dossiers politiques. Bon, juste quelques unes, (c'était pas bien de tuer le pauvre militant greenpeace!). Je garde juste cette petite certitude au fond de moi que le réformisme et la redistribution, c'est la bonne méthode. Et que la droite c'est des connards.

Or si je juge mal les dossiers complexes, je crois par contre que je sens bien les gens. Et mes camarades à la fédé locale du PS, je ne les sens pas. Il y a évidemment des personnes adorables (mon homme déjà!), mais pour beaucoup, c'est pas des gens bien. Narcissiques et paranoïaques. Toujours à montrer qu'ils savent. Toujours sur leurs gardes, analysant ton discours pour voir ce en quoi ça peut leur nuire. Et ce, même dans les situations détendues, genre pot dans un bar après l'AG ou en week end à la campagne. Même, et ça je n'en reviens pas, entre amis. En fait, avec les socialistes, il n'y a pas de situation détendue : tout est passible de rentrer dans une stratégie. Et ça me fatigue.

Tiens, ils me rappellent mes collègues à la fac. Même jargon pompeux, même stratégies de réussite, même substrat sociologique. Il paraît que la moitié du groupe socialiste à l'assemblée sont des profs de fac. Ça m'étonne même pas. Et puisque je les supporte assez au boulot, je ne vois pas pourquoi je les supporterais dans mon temps libre. Je sors ce matin d'une réunion avec ma directrice de thèse, qui m'a bien foutu le cafard. On a évoqué mon après-doctorat, et ça va pas être une partie de plaisir. C'est peut-être ça le déclencheur de ce post : l'intelligentsia de la gauche, dans les facs comme dans les partis, elle commence à me les briser menu. Qu'ils fassent leur boulot, c'est très bien, et probablement nécessaire, mais j'ai pas envie de le faire avec eux.

Du coup je me réoriente. Je viens d'adhérer à une association LGBT, arc-en-ciel. Peu m'importe désormais la nature de l'engagement, ou sa portée et sa légitimité. Les droits LGBT ne sont probablement pas la chose la plus prioritaire dans un monde qui me semble plonger tous les jours un peu plus dans le chaos, mais j'ai besoin de travailler avec des gens avec qui je me sens à l'aise. Premier CA, premier pot de rentrée, première permanence, et le courant semble passer. Espérons que la troisième fois sera la bonne...

19/09/2007

19/09/07 - 14:11

Où Monsieur Népomucène incarne l'Antéchrist



La vidéo qui fait rage dans le monde hispanophone :



Et il y en a qui continuent à croire que l'histoire progresse linéairement....

17/09/2007

17/09/07 - 00:05

De l'inconvénient d'habiter place Capitole



Et une Marseillaise...
Et deux Marseillaises...
Et trois Marseillaises...
Et quatre Marseillaises...
Et cinq Marseillaises...
Et six Marseillaises...
Et sept Marseillaises...
Et huit Marseillaises...
Et neuf Marseillaises...
Et dix Marseillaises...
Et onze Marseillaises...
Et douze Marseillaises...

Notre bien-aimé maire maire en sursis[1] a-t-il confondu un concert de victoire avec un gala des parachutistes?

C'est ça la BSO cauchemardesque de la France d'après? Un hymne, l'affreux trio Sinclair-Solveig-Guetta et des tubes ringards des années 80? Le tout remixé par MC Sud-ouest (je suis sûr que c'est le même) alias kineuh sauteuhpas népas toulousaing?


[1] Moudenc DANTONKU

15/09/2007

15/09/07 - 17:09

Rebond sur Loracle (bis)

Tout ce que j'avais toujours voulu savoir sur la droite,
Toutes les réponses à mes questions sur la structure interne du Loracle,
Et en bonus, un mode d'emploi,
ICI

12/09/2007

12/09/07 - 14:46

Rebond sur Loracle


Suite au post de Preston, et au com de Dorant exprimant son "admiration" envers le comportement respectueux de Loracle, je me permets de rebondir sur mon blog moribond, et au passage, de le ressusciter un peu.

L'habilité de Loracle (la seule, d'ailleurs, du moins en termes de rhetorique), c'est de faire passer des provocations voire des agressions manifestes sous la forme d'opinions politiques ne visant personne.

En linguistique, on dirait qu'il fonctionne sur le mode du trope communicationnel et illocutoire. Cela veut dire que ses posts fonctionnent à deux niveaux :

Au niveau littéral, il s'agit d'affirmations passablement "dépassionées" ne visant personne sur le site. Du genre : les profs ne travaillent pas assez, les sociologues sont tous au chômage, les immigrés profitent du système, etc.

Implicitement, il s'agit d'attaques en règle envers les personnes de ce site se reconnaissant dans une de ces catégories, et envers lesquelles il feint une indifférence indécrottable.
Et ça marche : chacun de ses posts attire foule.

De plus, de par le mode de communication qu'il choisit, il se met relativement à l'abri des attaques, puisque les gens qui l'agressent se rendent coupables de dérapages au respect des règles tacites du débat d'idées.

En conclusion, ça fait certes très pédant, mais je ne peux m'empêcher de citer un passage de Barthes qui éclaire l'aspect problématique du dialogue avec Loracle :

Bien que chacun sache à quoi s'en tenir sur les intentions de l'autre, le jeu oblige à répondre au contenu, non à l'adresse. Si d'un certain ton on me demande : "À quoi sert la linguistique?", me signifiant par là qu'elle ne sert à rien, je dois feindre de répondre naïvement: "elle sert à ceci, à cela", et non, conformément à la vérité du dialogue : "D'où vient que vous m'agressez?".

08/09/2007

08/09/07 - 12:48

Playboys VS Calvinistes


Au début, quand il a commencé à s'infiltrer dans notre quotidien, il était à l'intérieur à l'époque, je me suis dit, tiens, celui-là il me dit quelque chose.
Petit, laid, hargneux, et mégalo, je crois qu'on a eu quelque chose comme ça ces dernières années en Espagne, il ne lui manque que la moustache et la mèche sur le côté.
Depuis qu'il a changé, j'ai compris mon erreur d'appréciation. Le notre, l'espagnol, il était gris, austère, psychorigide et éminemment antipathique pour quiconque normalement constitué. Pas diplomate pour sous, c'est dans la baston qu'il se réalisait pleinement (un peu comme l'autre anglaise, celle des grèves de la faim et des mines, mais j'étais trop jeune à l'époque).
Le votre, c'est l'inverse, il est clinquant, exuberant, multi-directionnel, et cultive son capital sympathie avant tout le reste. C'est la diplomatie à l'italienne, chemise ouverte chaîne en or qui brille, tactile, sourire de playboy ou mine compatissante aux choix, viens fils, raconte-moi ce qui ne vas pas et tonton va l'arranger. Et comme la droite italienne, il ne va pas faire grande chose, et il va le faire mal. Il a commencé d'ailleurs : cette histoire de laisser les patrons voyous en paix, les pauvres, il y en a marre enfin de devoir être dans la légalité pour fonder une entreprise, et les rapports conflictuels qu'entretient sa charmante garde des sceaux avec la magistrature, ne sont pas sans rappeler les relations houleuses entre des juges crypto-communistes et un certain ex-président du conseil italien très regretté à Bruxelles. D'ailleurs, d'après les dernières prévisions, la croissance française devrait avoisiner celle de l'Italie pendant les dernières années, c'est à dire, que chi.

Réjouissez-vous, donc : la droite calvinistes à l'espagnole ou à la anglaise était une machine à remporter des élections. La droite playboy, par contre, cela fait longtemps qu'elle n'en remporte pas deux à la suite.

05/09/2007

05/09/07 - 14:55

Où Asbel ressuscite son blog

Du moins le temps de dédicacer cette BD à Manu : notre fac n'est donc pas le seul endroit où vous, historiens et autres social-scientifiques, exercez une impitoyable tyrannie sur nous, pauvres littéraires laissés pour compte.



Sinon, tout va bien, je suis effectivement enfermé dans une chambre avec des livres, à spéculer sur du vide et à me demander qu'est-ce que je vais bien pouvoir inventer pour remplir la centaine de pages qu'il me reste à rédiger avant fin septembre. Ah! et je fais désormais officiellement partie de la grande famille des insomniaques. Le médecin ne m'a même pas laissé finir mes phrases hier. "Fin de thèse, non?" À croire que ça se lit sur ma gueule...

 




L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



Pochettes clickables...

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