Pub

Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

26/06/2007

26/06/07 - 12:11

Solférino-Rome, une série HBO




-----
----
----
----



?


La comparaison est plus que flatteuse, ça ne me ressemble vraiment pas de dire du bien de l'autre illuminée, mais ça m'a frappé comme une évidence : il y a dans le conflit qui oppose Ségolène au Parti Socialiste quelque chose du conflit qui opposa César au Sénat Romain, du moins tel qu'on le montre dans la serie Télé, parce que la vraie Histoire, avec un grand H, je ne la connais pas.

César a de l'ambition. Beaucoup d'ambition, il est un peu mégalo. Il fait peur au sénat, vieille institution parfaitement huilée dont le seul but est d'empêcher l'émergence d'un tyran, et qui a décidé de le destituer de ses fonctions de consul suprême, pour avoir mené une guerre illégale, loin de Rome, pour sa gloire personnelle. Mais César a un plan : il va prendre le Sénat par l'extérieur. Finie la politique politicienne, les interminables discussions dans les riches villas des sénateurs. César s'adresse directement au peuple. Il réussit démagogiquement à le convaincre que la source de tous ses maux c'est les vieux sénateurs patriciens, qui bloquent les indispensables réformes qu'il veut mettre en place. Il flatte ce peuple romain qui est la source de son pouvoir, et réussit à intimider suffisament le Sénat pour être élu dictateur à vie.

La suite on la connait. Gageons que Ségolène, à l'image de César, sera impitoyablement assassinée par un parti socialiste excédé par les humiliations répétées que celle-ci lui inflige, dans un mouvement naturel de défense. Mais impossible de retrouver l'ordre ancien : rien ne résistera au formidable pouvoir destructeur ségolénien, même post-mortem. Toute la vieille classe sera englouttie, Brutus-DSK, traître du 6 Mai, Le fier et borné Caton-Jospin, le spirituel mais lâche Cicéron-Hollande, trop soucieux d'être toujours au centre, toujours en équilibre, la vieille gloire Pompée-Fabius, Servilia-Besson, aveuglée par la haine au point de passer un contrat avec les forces des ténèbres. Dans le camp opposé, seront aussi engloutis la jouissivement salope Atia-Montebourg (j'avoue que le couple Atia-Lang me séduisait aussi), et enfin le brute Marc-Antoine-Dray, qui sombrera avec une autre chaudasse, Cléopatre-Boutih.

Et au milieu de tout ce beau monde, qui sera le génial Octave Auguste?

24/06/2007

24/06/07 - 22:08

week-end barcelonais


Je ne sais pas vers où va Barcelone mais elle y va, et dans la joie et la bonne humeur.

La mairie socialiste est victime de son propre succès. Si dans les années 80 et même 90 son projet pour la ville était clair, là, elle ne peut que tenter de gérer, impuissante, le parfum de liberté (avec ses débordements) qui s'y respire et qu'elle a elle-même participé à instaurer. Elle classifie et catégorise cette liberté. Zones désignées pour les chanteurs de métro, permis bureaucratiques pour la vente ambulante, distribution rationnelle des spectacles de rue sur les Ramblas, contrats passés avec les squats, limitation des zones de botellón pour tenter de préserver les grandes places, pissotières gratuites pour des hordes de jeunes ivres toute la nuit. Mais rien n'y fait, la liberté se résiste à rentrer dans des cases dans une ville où tout change trop vite. Et cette peur commence à germer dans l'esprit des barcelonais : deviendrons-nous le prochain Amsterdam, ou pire, le Tijuana d'une jeunesse européenne désoeuvrée?

Et un des sommets annuels dans le débordements et l'excès, c'est sans doute la verbena de la Saint-Jean. Pour éviter que la lumière disparaisse et le silence s'installe pendant la nuit la plus courte de l'année, des millions de catalans sortent dans la rue armés de feu et de pétards, disposés à en découdre avec tout ce qui est fragile ici-bas. Beaucoup poussent jusqu'au bord de mer, où sur plusieurs kilomètres de plage, les feus improvisés vaincront jusqu'au petit matin l'obscurité, et l'odeur de poudre envahira l'air. Le prix à payer sera lourd : ce matin nombreux sont ceux qui se sont réveillés à l'hôpital. Ce vieux bourré, par exemple, qui voulait imiter les jeunes et à sauter pied-nus sur le feu, sans réaliser que ces jambes n'ont plus vingt ans. Moi-aussi à 12 ans j'avais fini un 24 juin au petit matin aux urgences, portant dès ce jour, comme tout petit catalan, la marque du feu.


22/06/2007

22/06/07 - 01:15

Une star est née


La mairie de Toulouse, pourtant d'habitude plus frileuse avec tout ce qui sortirait de l'ordinaire, se lance dans l'innovation musicale : un de ses responsables culturels vient de créer à l'instant un nouveau genre né de la collusion entre un Dj old school et un MC 100% Sud-Ouest.

Pourtant, ça partait on ne peut plus classique. Le Dj espagnol Angel Molina passait de la vieille techno classique, style Detroit, le genre de musique que j'écoutais il y a déjà presque 10 ans. Pour tout dire, je me faisais même un peu chier, et tout en dansant, je méditais sur l'usure inéluctable de toutes les choses, même de l'émotion ou de l'excitation que l'on attache à une chanson ou à un objet.

C'est alors qu'IL est arrivé. IL, c'est un des responsables de la soirée. Le gars 100% sudeuh ouesteuh, la quarantaine, un peu enveloppé. et voilà qu'il te branche le micro, et en plein Strings of live, nous gratifie d'un "Bonneuh nuit toulouseeeuh!".

Hum. Bonne nuit Monsieur.

"Est-ce-que ça va toulouseeeeeeeuh?"

....

"Angel (ponnoncez comme le Angel de Buffy) Molina veut que vous fassiez du bruieuuuuuuh!"

À ce moment vous pensez que le pire est derrière vous, qu'aucun cerveau humain ne saurait persévérer dans un telle abomination sans subir de graves dommages.
Mais on peut TOUJOURS descendre plus bas.

"Qui ne saute pas n'est pas toulouuuuuu- sain!"

"Qui ne saute pas n'est pas toulouuuuuu- sain!"

"achikahchikah boum, ay ay ay!"

Et puis, cerise sur le gâteau, ça finit par se lécher mutuellement la rondelle. Merci la Dépècheuuuh du Midi, merci l'équipeuh techniqueuh, merci la mairie, merci Jean Luc Moudenqueuhhhh (danstoncul Moudenc!) et à l'année prochaine!
Heureusement que l'année prochaine, après les municipales et avec un peu de chance, IL sera au chômage.

19/06/2007

19/06/07 - 13:16

Vieux grognon attitude


Fadéla Amara, présidente de Ni putes ni soumises, et membre de la garde rapprochée de Dray, et Jean Marie Bockel, maire socialiste de Mulhouse et fervent soutien de Ségolène, rentrent au gouvernement.

On sait désormais ce que va être "le temps des jeunes lions" que promettait l'autre tête-à-claques de Montebourg ce Dimanche. On comprend mieux ce que signifient rénovation et refondation du Parti socialiste : jartons les vieux, et place aux raclures qui nous laisseront tomber dès le premier revers et dès le premier poste proposé.

Je crois que je deviens allergique aux mots rénovation, rupture, ringard ou éléphant, qui ne sont que des cache-misères pour le degré zéro de la réflexion politique, une publicité mensongère pour un produit bas de gamme.

18/06/2007

18/06/07 - 01:25

La Garonne est rose


Ce soir, à la fédé socialiste du 31, on ne boudait pas notre plaisir. Grand chelem électoral, avec 8 député socialistes élus sur les huit circos de la haute Garonne, dont la première circo historique où Baudis père et fils se faisaient d'habitude élire dès le premier tour. Des scores à vous donner le vertige. Lemorton à 54, 5. Bapt à 53,5. Cohen à 57,5. Martinel à 56,5. Imbert à 58. Iborra à 55. Lemasle à 57. Idiart à 60,5.
Du coup, une fois n'est pas coutume, on fait la fête, on pleure, on applaudit. On se dépêche d'aller chercher des cubis de rouge. Pas de champagne, on n'avait pas prévu une telle victoire, ça gueule un peu contre la direction un peu pingre.
Un peu de tension aussi. Aujourd'hui on s'embrasse tous, mais demain, les choses sérieuses commencent. Le candidat qui sera investi par les socialistes a toutes les chances de prendre la mairie de Toulouse dans 8 mois. La gueule de Moudenc, le maire actuel, quand il est passé à la télé, était un poème. Probablement le plus gros plaisir de la soirée après le discours de démission de Juppé.
Du coup, ses challengers potentiels et leurs camps respectifs doivent jouer serré. Premier choix stratégique : décider l'endroit où on fêtera la victoire. Passer sur à la télé locale? Venir serrer les mains à la fédé? rester dans leurs fiefs? Tous les gestes et tous les mots prononcés pèseront. Sur France 3 Sud Ouest, Lemorton remercie Fabius et les voix de à la gauche du PS qu'elle est allée chercher. Grosse surprise. Je regarde du coin de l'oeil la réaction des ségolénistes, aussi surpris que moi. Puis c'est le concours d'applaudimètre, jouissivement puéril : le concours du député qui sera le plus applaudit à l'annonce des résultats.
Les ségolénistes sont d'ailleurs revenus en force, après des mois et des mois d'absence dans les réunions du parti. Les plus arrivistes d'entre eux, se déclarent désormais neutres, en attendant de deviner quel est le nouveau vent qui souffle au PS. Bienheureux celui qui saurait le dire aujourd'hui. Le plus gros enseignement de cette soirée électorale est sans soute la volatilité de l'électorat. On tente de nous faire croire que Sarkozy l'a emporté en mai parce que son programme était plus cohérent que celui des socialistes. Foutaises. Le programme de la droite, comme celui des socialistes et celui de toutes les formations politiques regorgeait de contradictions internes et manquait cruellement de perspectives à long terme. Aujourd'hui, dans tous les gouvernements du monde, on ne fait désormais que de l'impro.
Le fait est qu'on ne sait pas ce qui fait le succès d'une élection. Il paraît que le plus gros chantier actuellement en économie, le terrain qui récolte le plus de prix nobel, c' est la modélisation de la psychologie du consommateur. On sait modéliser le fonctionnement des entreprise, la production, mais les choix du consommateur, ça, c'est une autre histoire. Et si modéliser le comportement d'un consommateur s'avère difficile, modéliser celui d'un électeur, c'est partir à la recherche de la Pierre Philosophale.

17/06/2007

17/06/07 - 18:02

Où Asbel vide enfin son sac (et se fait des amis)


VOUS VOULEZ BATTRE LA DROITE EN 2012?

VOUS VOULEZ FAIRE BARRAGE À SÉGOLÈNE ROYAL * ?

ADHÉREZ MAINTENANT AU PARTI SOCIALISTE **


-----------------------------------------------------------------------

* Et non, je ne suis pas un strauss-khanien ambitieux, ni un jospinnien aigri, ni un parisien bobo coupé des réalités, ni un vieux militant refusant de changer ses pratiques, ni un éléphant (j'aurai bien aimé mais je pense que c'est pour une autre vie), ni un éléphanteau, ni un embryon éléphant, ni une souris au dents longues, ni un quelconque cadre, je n'ai aucune responsabilité administrative, aucun siège confortable qui aurait été bousculé par la rénovation ségolénienne, même s'il est vrai, j'ai été bousculé. Bousculé par son incroyable talent destructeur, la façon dont elle a fondé sa popularité sur des attaques constantes et systématiques contre la parti et contre les valeurs de gauche en général.
Et maintenant? Maintenant c'est foutu. Elle est adulée par la partie de la gauche qu'elle a réussi à fanatiser et qui ne nous pardonnera jamais si on tente de s'en débarrasser, et elle est détestée avec la même ferveur par le reste, ceux qui sont partis voter Bayrou et ceux qui ont voté socialiste la mort dans l'âme.
Quel morpion celle-là. Pire qu'un morpion, car le morpion, une fois le spray appliqué, ça s'oublie vite. Mais elle, et c'est là drame, on ne pourra même pas faire comme si elle n'avait jamais existé. Elle a trop cassé, trop détruit. Elle a laissé un champ de ruines.

** et pour les naïfs (dont je fais souvent partie), je précise qu'il ne s'agit pas d'une campagne officielle et que l'initiative de ce post n'engage que moi.

17/06/07 - 14:37

My first time


Vu que de toute façon mon sang impur de socio-traître abreuvera la Garonne le jour du grand soir, je m'aventure à réveiller une nouvelle fois la colère du camarade Manu :
Hier, 16 Mai 2007, j'ai eu mon baptême tauromachique.
Je ne sais pas si on peut appeler ça vraiment un baptême, il s'agissait plutôt d'une sorte de mise-en-bouche pour la Feria du week-end prochain, avec courses landaises, camarguaises, et tienta sans mise à mort. Une version light qui servait d'introduction pédagogique à ce monde exotique. Exotique est bien le mot, n'en déplaise à mes accompagnateurs qui croyaient avoir affaire à un connaisseur. "on ne va pas apprendre ça à un espagnol?!".
Et quand je confirmais, on me gratifiait du même regard mélangeant surprise et condescendance que les fans de foot lors qu'ils apprennent que je ne suis jamais allé regarder jouer le Barça au Camp Nou. Mais promis, je vais bientôt mettre fin aussi à cette hérésie. Dans la vie, il faut être curieux.

Et ça paye. Enfant, la tauromachie n'évoquait pour moi que le danger de voir Drangon Ball déprogrammé à la télé. Hier, j'ai trouvé ça fascinant. Il me tarde déjà de pouvoir assister à une vraie corrida, où le sang de l'animal coulera à flots sur le sable chaud.

15/06/2007

15/06/07 - 16:28

DRH attitude


Finies les corrections.
Dans le dernier tas, j'ai mis des zéros à me filer le vertige : j'ai approché de près le néant, une véritable expérience métaphysique.
Je ne peux m'empêcher de penser aux étudiants à qui j'ai gaché les vacances, ou pire, à ceux à qui ont sucrera les bourses, et tout ça, à cause de quelque chose d'aussi arbitraire qu'une note en sciences humaines.
Mais au bout de quatre ans d'enseignement, j'ai au moins compris ça : c'est eux ou moi.
Je ne peux plus me présenter aux délibérations sans avoir saqué un nombre conséquent d'étudiants. Dans cette fac de lettres où personne ne porte un quelconque intérêt à ton travail, et où les profs font leur vie chacun dans leur coin, le degré de compétence semble parfois se mesurer à la sévérité dans la notation. C'est donc très facile d'avoir l'air compétent, il suffit d'être infecte, et de saupodrer le tout avec des discours plaintifs sur le niveau qui baisse, sans jamais considérer que si le niveau baisse, nous en sommes en grande partie responsables.
Et comme je tiens à mon petit boulot, et qu'avec ma tête en l'air je souffre déjà d'un déficit d'image, je m'incline, j'adopte la pratique majoritaire. DRH ou jeune prof, même combat...

14/06/2007

14/06/07 - 20:31

Asbel aime les surprises



Dehors, dans la rue, toute ce qui sort du morne quotidien ne peut que m'être sympathique.
Mardi, à Toulouse, le concept désormais rodé des manifs de droite me surprend alors que j'allais voir Persepolis. Même si je connaissais la plupart des slogans, je reste scotché une bonne demi-heure. Dans le nouveau cru, il y en a un qui pour des raisons évidentes me fait rigoler davantage :
Plus de CRS, et moins de CNRS !

13/06/2007

13/06/07 - 18:42

Asbel aime vivre dangereusement


Vais-je tel Astérix sortir victorieux de la maison qui rend fou, ou au contraire, sombrerai-je tel K dans l'aporie bureaucratique du Château?

Ma mère m'envoie par courrier recommandé les pièces d'identité que j'avais oublié à Barcelone. Or pour retirer le colis, il me faudra les pièces d'identité qui se trouvent à l'intérieur du colis que je dois justement récupérer à l'aide des pièces d'identité que l'on m'a envoyé dans ce colis dont l'acquisition passe par la justification d'une identité que je ne pourrai pas prouver sans l'accès au contenu de ce colis que je ne pourrais pas ouvrir sans etc. etc. etc.

Aventure quand tu nous tiens...

13/06/07 - 00:11

Persepolis, ou l'arbitraire dans ma vie


Petit frémissement mondain ce soir à Toulouse. C’était l’avant-première de Persepolis au Gaumont, et dans cette petite ville rose, c’est un micro-évènement. A la fin du film, qui ma foi, était assez bien, Marjane Satrapi reste dans la salle pour le tour de question canonique. Sa personnalité est assez haute en couleur pour susciter quelques échanges intéressants, même si on n’arrive pas à éviter les sempiternelles questions sur les sources d’inspiration, la technique utilisée, et je ne sais quelles autres banalités. Beaucoup tournent autour du débat interculturel, une déclinaison intellectualisée de cette question toute simple : est ce qu’elle préfère la France ou l’Iran ? C’est alors que Satrapi balance une réponse qui me scotche tant elle fait écho à mes propres sentiments.

« Voilà, l’Iran, c’est comme ma mère, elle peut être hystérique, castratrice, mais c’est ma mère, et elle m’accompagnera toute ma vie. Elle marquera à jamais mon existence. La France, par contre, c’est comme ma femme. J’habite avec elle, maintenant, j’y suis plus ou moins heureuse, mais le lien qui m’y rattache n’a rien d’absolu, il est réversible, je peux changer de femme »

C’est ce manque d’absolu, la contingence indépassable de ma vie en France qui m’avait frappé assez douloureusement pendant la campagne présidentielle. Je ne suis pas français. Pour la première fois, cette vérité s’impose, et pour la première fois, je réalise que, qui sait, mon avenir n’est peut-être pas dans ce pays. Et on sait à quel point ça surprend la première fois que, dans une relation amoureuse, on se met à envisager une fin éventuelle. Peut-être qu’on ne vieillira pas ensemble. Peut-être que ce n’est pas l’homme de ma vie.

Si demain, ou dans un an, ou dans dix ans, je rentre, ou je pars découvrir d’autres horizons, ça me fera une belle histoire, une histoire assez longue quand même, une histoire qui m’aura marqué certainement, mais une simple histoire malgré tout, un épisode de ma vie parmi tant d’autres.

10/06/2007

10/06/07 - 12:13

Asbel n'aime pas l'effet de cour


Méfie-toi de l'adulateur, fuis la compagnie des courtisans flatteurs, ferme les oreilles à la mièvrerie empoisonnée du mauvais conseiller. Des contes arabes jusqu'au Seigneur des anneaux, on connaît la chanson. Et pourtant, sommes-nous guère avancés depuis?

La candidate socialiste de ma circo, portée par des résultats encourageants aux présidentielles, prend le melon. Je l'aimais bien ma candidate socialiste. J'avais voté pour elle à l'investiture, alors qu'elle est montebourgeoise et Dieu sait que les montebourgeois et la tête-à-claques qui les dirige no son santos de mi devoción. Peu importe, elle était dynamique, compétente et engagée, ou du moins, elle savait en donner l'image, ce qui est déjà un premier pas. Et en face, on avait ce qui se fait de moins reluisant au PS, une mondaine, qui croit probablement que tract c'est le diminutif de tracteur et que travailler le terrain c'est faire du shopping.

Elle semblait surtout avoir les pieds sur terre ma candidate, et pas dans le sens que tentent aujourd'hui de lui donner les idéologues d'un socialisme du réel. Ça se saurait si être proche de la réalité signifiait être enfermé dans des think tanks d'économistes.

Or aujourd'hui ma candidate ne se déplace plus sans sa petite troupe de groupies. Dans cette cour bariolée, on retrouve aux premières loges un mélange improbable entre les homos chic et un brin élitistes de l'Autre Cercle et quelques apprentis-raclures des MJS (et dire qu'il y en a qui pensent que la jeunesse est une qualité en politique!) et puis tout ce qui se fait de complaisant dans la gauche toulousaine. Et au milieu de ce beau monde, ma candidate danse d'un groupe à l'autre en flottant. Descend sur terre, candidate c'est là qu'on a besoin de toi!

09/06/2007

09/06/07 - 19:11

Piqueuh niqueuh niqueuh niqueuh


ET au trente-quatrième jour, le soleil brillait sur l'orgueilleuse cité de Toulouse, et les pluies n'étaient plus qu'un lointain souvenir.
Alors Asbel se retira dans le désert un parc reculé, où quatre démons qui répondaient aux noms de Gawoul, Flawless, Moltosexy et Lestat tentèrent de le corrompre. Et Asbel fut corrompu. Il oublia la folie des hommes et les misères socialistes et passa l'après-midi à méditer sur la façon de dépenser le moins d'énergie possible lorsqu'on bouge pour suivre l'ombre de l'arbre sous lequel on est allongé.
Et son insouciance ne plut pas à l'Eternel, qui marqua la peau d'Asbel d'un rouge écarlate pour qu'il n'oublie plus à l'avenir.
Mais qu'est-ce un peu de peau rouge à côté des plaisirs d'une journée de farniente?

08/06/2007

08/06/07 - 10:59

Boulevard de la mort


Tarantino ne semble pas avoir une vision très idyllique des rapports entre hommes et femmes.
Kill Bill, par exemple, c'était un peu une adaptation ninja de Les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus. Tarantino nous expliquait que dans un couple, l'homme et la femme ont un problème de communication, et que du coup, ils se blessent, ils se font mal, voire très mal, du genre, je te loge une balle dans le cerveau ou je t'éclate le coeur avec une vieille technique ninja. Et pourtant il suffisait d'en parler pour résoudre les problèmes...
Boulevard de la mort c'est un peu moins romantique. En fait, ça ne parle pas du tout d'amour, mais de sexe, et plus concrètement, de frustration sexuelle. Les filles sont frustrées parce que les hommes sont des petites bites implorantes. Les garçons sont frustrés parce que les filles, ça se laisse peloter 6 minutes dans la voiture, ça fait du lap dance, ça drague au bar, mais ça va jamais jusqu'au bout. Du coup, il faut pas s'étonner que le méchant, au milieu de toute cette excitation sexuelle non concrétisée, viole sauvagement quatre filles à coup de grosse voiture noire dans la tronche. Et qu'inversement, les filles, ne puissent être heureuses qu'entre elles, entre bonnes goudous, après avoir castré le méchant macho phallocrate.
Dans tous les cas c'est jouissif. Fuck les critiques! Tarntino, t'es un gue-din...

07/06/2007

07/06/07 - 23:36

NE SERAIT CE PAS MERVEILLEUX SI TOUT LE MONDE POUVAIT MOURIR (TER)


Et quand le trente-deuxième jour se fut écoulé et que le soleil disparut derrière les tours de la vaniteuse cité de Toulouse, on dressa une grande tente sur un côté de la place du Capitole, au sommet de laquelle des lettres dorées formaient le mot "MOËT".
Aux sept portes de la tente on plaça sept gardes armés de quatorze lances et de vingt-huit chiens.
Alors on demanda à tous les gens fortunés de la cité de rentrer dans la tente, accompagnés de leurs épouses et de leur progéniture, vêtus de leur plus beaux habits et parés de leurs plus beaux bijoux. Et on leur demanda de faire le plus gros vacarme possible, pour montrer au reste des habitants de la cité, à qui on avait interdit l'entrée, à quel point ils étaient riches et heureux, et les autres, pauvres et misérables.

C'est alors qu'Asbel, qui par malheur habitait juste à côté, souhaita que le feu nucléaire anéantisse la civilisation humaine. Et vite.

07/06/07 - 11:16

Où asbel poursuit son trip mégalo


ET au trente-deuxième jour, le soleil fit une timide réapparition sur les cieux de la vaniteuse cité de Toulouse.
Alors Asbel, qui avait vaincu Angine, Toux, Fièvre et Rhume, sortit hors de son arche sa chambre pour contempler le nouveau monde mais dehors il ne vit rien de nouveau. Et il se déplaça au temple des socialistes, pour contempler la désolation et le silence, mais au temple il n'entendit que cris et hurlements.
Ce n étaient pas des cris de victoire.
Ce n'étaient pas des cris de défaite.
C'étaient des cris de ségolénisme.
La colère d'Asbel s'enflamma. Il prit l'idole qu’ils avaient fait, et le brûla au feu.


Car il était dit que le courant des miroirs (ou des mirages) serait rasé par le vent et banni de la mémoire des hommes à l'instant où Ségolène Royal perdrait les élections, et que tout ce qui y était écrit demeurait depuis toujours et resterait à jamais irrépétible, car aux courants condamnés à cent jours de solitude, il n'était pas donné sur terre de seconde chance

06/06/2007

06/06/07 - 11:37

Livre de la réfondation 7


1 ET au trente-unième jour, le soleil refusait toujours d'éclairer les cieux de la vaniteuse cité de Toulouse.
Et Asbel, qui était toujours malade, méditait sur la folie des hommes qui les avait poussés à commettre l'irréparable un mois auparavant.
Alors l'Eternel lui apparût et lui dit :
- "Asbel! Un colis t'attend au sommet de la montagne au rez-de-chaussé."

2 Et Asbel se mit en route. Arrivé au sommet de la montagne au rez-de-chaussé, une colossale boîte en carton l'attendait.
Alors l'Eternel lui apparût à nouveau et lui dit :
- "Asbel! Je ne monte pas à l'étage!"
Et Asbel maudit dans son fort intérieur d'avoir affaire à un Dieu si fainéant. Il réunit son peuple, et lui dit :
-"Peuple, écoute-moi! L'Eternel m'est apparu et m'a demandé de monter cette grande boîte à l'étage!"
Et le peuple, qui n'était formé que par une seule fille ayant eu le malheur de passer quelques jours chez Asbel, lui répondit :
-"Mais Asbel, j'ai la force d'un moineau, jamais nous n'arriverons à monter ça!"
Ce à quoi Asbel rétorqua :
-"Et moi celle d'une petite souris, mais on ne saurait abandonner un tel présent!"

3 Et Asbel et son peuple entamèrent un long périple le long de dangereux escaliers. Le peuple doutait et murmurait contre Asbel :
- "Si seulement j'étais restée tranquille à Paris!"
Mais Asbel ne fléchit pas et harangua la foule :
- "Peuple! Arrivés en haut, vous pourrez contempler l'étendue de la bonté divine!"
Alors ils redoublèrent d'efforts et finirent par atteindre leur but. Il s'empressèrent à ouvrir la boîte en carton, et ce qu'il virent à l'intérieur les émerveillât.

4 Et comme il n'y avait pas d'espace pour tout dans ce petit royaume, Asbel lança cet appel :
- "Étrangers! Sachez que la générosité d'Asbel et des siens est grande. J'offre au premier venu un clic clac presque neuf. Si quelqu'un est intéressé, qu'il me le signale par commentaire!"
Et il se replongea dans ses méditations sur la folie des hommes...


05/06/2007

05/06/07 - 10:38

Livre de la réfondation, 6


1 L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.
L’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur.
Et l’Éternel dit : J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé.

2 L’an vingt-huit de la vie de Asbel, le 10 mois, le trentième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s’ouvrirent.
La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits.

3 Au trentième jour depuis ce funeste 6 Mai, le soleil refusait toujours de percer les cieux sur l'orgueilleuse cité de Toulouse.
Asbel, enfermé dans son arche sa chambre, luttait contre les quatre plaies qui s'étaient abattues sur la cité et sur lui avec le froid et la pluie, et qui se nommaient angine, rhume, toux, et fièvre.

04/06/2007

04/06/07 - 13:05

Asbel aime les gens ringards et la vie ringarde


La ringardise, quand vous la choppez, ça ne vous lâche pas, c'est comme les morpions, ça s'accroche.
C'est devenu l'étalon magique pour évaluer, l'échelle de mesure universelle.

On a l'habitude d'entendre que dans notre société, on évalue les gens en fonction de ce qu'ils ont, et non pas de ce qu'ils sont. Foutaises! On les évalue en fonction de ce qu'ils n'ont plus : plus de vieux carcans, plus de vieilles idéologies, plus de vieux schémas amoureux, plus de vieux complexes et de vieux refoulements, plus de kilos. L'impérative libération personnelle et le grand bonheur qui l'accompagne passe par le délestage du navire.

Et tout y passe, la culture, l'amour, et même la politique
Il me semble qu' on devrait mesurer la qualité d'un programme en fonction de sa justice ou au pire, de sa prétendue efficacité. Aujourd'hui on ne regarde que son degré de nouveauté. Ou sa capacité à sembler nouveau, plutôt, car on sait bien, Nihil novi sub sole.

Au PS on a choppé cette saloperie. On est ringards. Toute la gauche l'est, sauf peut-être la LCR : ils sont jeunes et beaux et profitent du jeunisme ambiant pour transformer leur incontestable travail de terrain en fagocitage inéluctable du PCF et de LO.
Pourtant, il y a trois ans, c'était nous qui ringardisions. Ok, c'était facile, on avait Raffarin en face, méprisable à souhait. Ze no needs ze yes : tout est dit. Puis, au lieu de continuer naturellement à mépriser la droite, à se gausser d'elle, à commenter la dernière bourde de Bachelot ou de Douste-Balzy, on s'est mis à en avoir peur. À craindre le danger Sarkozy. Grave erreur stratégique! Il y a une volupté, un incontestable frémissement de plaisir à faire peur et à se faire peur. D'ailleurs, le PCF n'est-il pas mort quand il a perdu cette capacité?
La ringardise, par contre, c'est moins sexy. Ringardisons donc nos adversaires, au lieu de les craindre. Nous avons 5 ans pour les tourner systématiquement en ridicule, et au vu de ce nouveau gouvernement de minables, les occasions ne manqueront pas.


03/06/2007

03/06/07 - 22:29

Asbel aime les gens, les bérets rouges, les surfeurs et les rugbymen.


48 heures au pays des bérets rouges.
L'océan c'est space.
Cette histoire de marées, je ne m'y habituerai jamais.
Et ces vagues!

À Biarritz, les surfeurs attendent, dans l'eau, sur leur ventre.
On dirait des phoques, avec leur combi noire, et on s'attend à voir apparaître soudain une énorme orque qui ferait un carnage chez cette population de jeunes gens, ma foi, assez bien foutus.

À Saint Jean de Luz, Michelle nous fait son meilleur sourire sur les affiches.

Au retour, sur la place du Capitole, les techniciens sont entrain de démonter l'installation qu'ils avaient prévu pour fêter la qualification du Stade à la finale du championnat. Tiens! bien fait pour leurs gueules à la Mairie! Au moins notre libidineux Moudenc ne pourra pas aller faire le malin et se rincer l'oeil dans les vestiaires avant de se faire jeter dans la piscine par un troupeau de brutes viriles en sueur, comme lors de la qualification du TFC.

 




L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



Pochettes clickables...

RADIOBLOG

"Wake up! Wake Up! On a saturday night!"


RADIOBLOG

"E'pain is different" (dixit Manuel Fraga, un jour où il était inspiré.)



RADIOBLOG
"It's time to travel, it's time to go"




En vrac :




eXTReMe Tracker

Subscribe with Bloglines