Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

30/04/2007

30/04/07 - 12:10

Asbel n'aime pas la messe en latin


Qui a dit que sur Boosterblog il n'y avait que les ado insouciants de skyblog et des drogués des stats comme D3log, qui m'a fait découvrir le site en question ?

On peut aussi y croiser des gens formidables avec qui discuter sereinement . Ainsi, en vérifiant par hasard l'autre jour les différentes notes que mon blog a reçu, je tombe sur ce collectif qui défend la liberté de suivre le rite assez connoté de Pie V, et qui est revenu quotidiennement, avec cette patience et cette obsession dont seul les catholiques ont encore le secret, pour m'infliger un "-5 pourri" sans appel.

À un premier message où je leur demandait un peu plus de miséricorde envers la pauvre brebis égarée que je suis et où je les avertissait, en cas de refus, de représailles, a suivi l'échange suivant :

Cher Asbel,
Nous permettrez-vous d'être en fort désaccord avec votre prose dans votre blog. Nous sommes en effet catholiques.
Politiquement d'abord parce que les options socialistes que vous défendez (et c'est votre droit) sont à l'opposé de nos convictions. Mais nous ne sommes pas ici pour un débat politique.
Sur vos quelques posts traitant de l'Histoire (sur les chevaliers par exemple) qui ne nous paraissent pas correspondre à la réalité. Mais nous ne sommes pas là non plus pour une disputatio historique.
Ces raisons nous semblent suffisantes pour donner notre avis sur votre blog. Ce site a d'ailleurs cette base de fonctionnement.
Bien entendu, si vous désirez nous interdire la liberté de parole, au nom de la tolérance peut-être, libre à vous. La démocratie y gagnerait-elle? Ne faudrait-il pas songer alors à faire interdire l'enseignement de l'Eglise catholique?
Votre menace ne fait d'ailleurs que refléter le mépris de la saine concurrence des idées.
Croyez enfin, que nous savons faire et que nous faisons une grande différence entre les idées que nous contestons et la personne qui les défend. Cette dernière possède toujours une pleine dignité.
Cordialement
Le collectif51


Chers amis catholiques,

Permettez-moi de rire quand j'entends des gens de votre milieu avancer l'argument démocratique alors que vous refusez justement le concile qui a (enfin!) clarifié la position de l'Eglise avec le régime démocratique.

Permettez-moi de rire aussi quand je vous entends parler de mépris alors que vous avez manifesté une hargne fort malsaine et quasi obsessionnelle à mon égard, à tel point de revenir quotidiennement sur mon blog.

Si vous n'aimez pas le contenu de celui-ci, vous n'avez qu'à passer votre chemin, comme je le fais systématiquement avec les blogs qui ne me plaisent pas.

Si ce que vous désirez c'est un concours ridiculement puéril de - 5, je participerai à votre jeu débile, mais sachez que parmi les très nombreux défauts que j'attribuais aux gens comme vous, la puérilité ne figurait pas.


Cher Asbel,
Juste deux ou trois précisions:
Le concile Vatican II n'a pas "réconcilié" l'Eglise avec la démocratie, c'est Léon XII dans ce qu'on a appelé le ralliement. De plus, sur notre site, vous ne trouverez aucune critique de Vatican II.
Ensuite, certains sites sont militants. La question n'est pas de plaire ou non comme sur ceux qui présentent leur vie, leurs amours et leur chien. Pour ces derniers, on passe.
Dans la catégorie politique, il s'agit du débat d'idées, de militantisme. Vous ne cherchez pas à plaire dans votre blog, mais à faire passer des messages pour changer la société.
Ainsi, il est normal que nous votions +5 pour les blogs qui défendent des idées proches des notres, et -5 pour ceux qui véhiculent des conceptions de la société qui nous paraissent mauvaises.

Voyez-vous, certaines personnes ont mis des -5 sur notre blog. Nous ne les avons jamais accusées de hargne, haine ou puérilité.


Chers amis catholiques,
Permettez-moi de douter des convictions démocratiques de nombreux successeurs de Leon XIII (et pas XII) à commencer par son successeur immédiat et à terminer par le tristement célèbre Pie XII qui conféra au coup militaire de Franco en Espagne contre un gouvernement démocratiquement élu le statut de croisade.

Excusez-moi d'avoir précipité mon jugement en ce qui concerne votre positionnement par rapport à Vatican II. La diversité de l'Eglise m'étonnera toujours, espérons que des voix plus raisonnables finiront un jour par s'imposer aux vôtres.

Excusez-moi aussi d'avoir pris pour de la puérilité ce qui manifestement n'était qu'une mauvaise compréhension des pratiques du site. En effet, au delà de quelques -5 occasionnels, vous êtes les premiers à montrer une telle application à me descendre, et ce malgré la présence sur ce site de nombreux bloggeurs de droite avec d'habitude on observe une attitude d'indifférence réciproque courtoise.

Vous aillant signalé votre erreur, j'espère que vous reviendrez dorénavant à des comportements plus urbains.

Très cordialement,
Asbel.



Les mauvaises notations se poursuivant après ce échange somme toute assez courtois mais finalement peu productif, je vous demande de m'aider à assouvir une vengeance certes puérile mais ô combien jouissive en vous rendant ici et en les innondant de -5. Cowabuuuuuuuuungaaa !!!!

----------------------------------------------------------

Up date 0 h 43

On me signale en régie que seul les commentaires des inscrits sont comptabilisés. Arf. Il est écrit que ma juste vengeance ne sera pas assouvie. Misère de l'homme sans Dieu

29/04/2007

29/04/07 - 19:21

Asbel n'aime pas la nuance


Petite séance de tractage ce matin au marché Saint Aubin avec D3log, ami qui d'habitude se situe sur d'autres latitudes politiques et que je me fais donc un plaisir d'outer ici : bouh le sociotraître honteux !!!!

L'utilité du tractage est certes limitée. Les gens semblent assez sûrs de leurs choix, et la réception s'avère ainsi fort tranchée : gros sourire connivent pour les uns, moue de dégoût pour les autres. Le plus impressionnant c'est la facilité avec laquelle on peut identifier très à l'avance le camp auquel appartiennent les gens, avec une marge d'erreur somme toute assez faible. Quelques exceptions, évidemment, parfois agréables, parfois moins, comme ce couple manifestement homo et incompréhensiblement sarkozyste. Et cette conclusion qui s'impose en toute objectivité (qui osera en douter?) : les gens de droite ont l'air dans l'ensemble antipathiques et aigris.

28/04/2007

28/04/07 - 12:47

Asbel n'aime pas les jeunes


Chères pouffiasses qui m'avez gâché la soirée d'hier.

Vos petits cerveaux de lycéennes gâtées savent-ils faire la différence entre le deuxième étage du MacDo place Capitole et une salle de théâtre? Votre narcissisme aveuglant et votre égoïsme insensibilisant vous privent-ils de toute empathie avec les gens qui vous entourent et avec les acteurs sur scène? (mais après tout, existe-t-il créature plus narcissique et égoïste qu'un adolescent?)

Je dois néanmoins vous remercier à double titre. J'ai réalisé hier à quel point j'assume ma condition de vieux con, à quel point je me sens désormais étranger à toute la culture adolescente qui m'avait longtemps fasciné. À présent, je trouve votre monde pauvre, ridicule, étriqué, conventionnel et oppressant et je ne comprends pas comment notre société peut-elle célébrer avec autant d'ardeur un univers aux valeurs aussi malsaines. Par ailleurs, je tiens aussi à vous remercier de m'avoir mis en garde contre un piège dans lequel j'aurais pu tomber. Grâce à vous, je sais qu'il ne faut JAMAIS, je répète, JAMAIS amener une classe de lycéens au théâtre. J'en avais déjà fait la désagréable expérience l'année dernière, vous avez largement confirmé ces premières impressions.

En espérant ne plus jamais vous croiser (ou du moins pas avant quelques bonnes années),

Un vieux con

27/04/2007

27/04/07 - 18:42

Où Asbel trouve enfin la clé d'un ancien énigme


Comment peut-on être de droite? Quelle idée bizarre! Je ne sais quel idiot affirmait que l'on naît spontanément droitier. Pour ma part, c'est tout le contraire, et je me suis toujours demandé par quel cheminement retors l'esprit peut-il un jour décider d'embrasser des idées aussi contraires à la nature humaine. Mais voilà qu'enfin, grâce au yes men piégeant l'UMP Balkany, j'ai réussi à réunir quelques éléments de réponse. Les gens de droite, j'en ai maintenant la certitude, vivent dans la stratosphère :

27/04/07 - 11:06

Asbel n'aime pas les gens sérieux


Mercredi soir, AG de section au parti, prévisiblement assez agitée. À la sortie, on traîne, on décompresse, et on finit par récapituler les (très) petits dysfonctionnements auxquels on a assisté lors des différents dépouillages. Il est ainsi arrivé exceptionnellement dans certains scrutins de rajouter ou d'enlever un vote blanc à un bureau pour que les comptes tombent juste. Scandale! De fil en aiguille, la conversation débouche sur le caractère sacré ou pas du vote. Je me méfie spontanément de l'adjectif sacré, et de son corollaire, le sérieux, qui bien souvent ne sont que des cache-misère à de réalités bien moins reluisantes. Mais L n'en démord pas. Il a vu des magouilles en Israël à te glacer le sang, désormais le vote c'est sacré de chez sacré. Même si on lui donnait une procuration pour aller voter Le Pen, il s'exécuterait religieusement. Ce dernier adjectif me fait forte impression. Je pense à ce magnifique épisode de la série Rome, où Marc Antoine demande au doyen du Sénat d'argüer un vice de procédure pour annuler un vote, et ce dernier rétorque au jeune général fougueux (et beauuuuu) qu'il ne s'agit pas de politique, qu'il s'agit de religion.

En rentrant, je continue de cogiter, Je repense à G, qui m'avait avoué il y a quelques années ne pas avoir voté à l'occasion parce qu'il ne se sentait pas à la hauteur, parce qu'il sentait le poids de la responsabilité du vote l'écraser, parce qu'il se sentait con ou pas assez intelligent en tout cas pour faire face à quelque chose de si sérieux. Je revois aussi les 6 millions de nouveaux électeurs de cette présidentielle, immédiatement repérables dès qu'on rentrait dans un bureau de vote : maladroits, craintifs, dépassés par l'ampleur de la tâche. Je revois tous ces jeunes banlieusards qui se promènent Rue saint Rome avec insouciance et que toute la légalité protocolaire qui entoure l'exercice de la citoyenneté rebute inéluctablement. Et je comprends. Le sérieux, le sacré, restent encore aujourd'hui la forme ultime d'exclusion sociale. Le privilège que depuis des millénaires s'octroient les institutions politiques et religieuses pour se légitimer. La façon la plus sûre d'écarter de l'exercice du pouvoir tous ceux qui n'ont pas reçu les codes pour le décrypter, tous ceux à qui on n'a pas appris dès leur enfance qu'ils ont la chance d'appartenir à la sphère du sérieux. Le sérieux, c'est l'apparence de la respectabilité, la notion la plus aristocratique et la moins démocratique qu'il existe.

Dimanche 6 Mai donc, n'hésitez pas, allez exercer vos devoirs citoyens, mais si possible, n'oubliez pas de péter un bon coup dès l'entrée au bureau de vote!

26/04/2007

26/04/07 - 11:01

Il paraît que la droite c'est la modernité, et de quatre


"Désirant supprimer tous les obstacles qui jusqu'à aujourd'hui se sont opposés au développement et à la prospérité des différentes industries; convaincue que les règles contenues dans les statuts et les règlements qui structurent les corps de métiers, censés les protéger, ont plutôt servi a en accélérer la décadence, j'ai décidé.... [1]"

Loracle Thierry Breton (entrain de mouiller sa culotte) La régente María Cristina, en 1834, supprimant d'un coup de tampon ce code de travail préhistorique qui empêche la croissance les lois particulières établissant les conditions de travail dans les corps de métier, et ouvrant par là la voie à une forte croissance, certes, mais aussi à la chute la plus spectaculaire et durable du niveau de vie des travailleurs dans l'histoire de l'humanité.

[1] et la VO : Deseando remover cuantos obstáculo se opusieron hasta ahora al fomento y prosperidad de las diferentes industrias; convencida de que las reglas contenidas en los estatutos y ordenanzas que dirigen las asociaciones gremiales, formadas para protegerlas, han servido tal vez para acelerar su decadencia, he tenido a bien resolver...

25/04/2007

25/04/07 - 11:03

Il paraît que la droite c'est la modernité, et de trois


"Una especie de ociosos hay, cuya holgazanería podrían, como me creyesen a mí, remediar los particulares, sin mezclarse en ello el Magistrado. Hablo de los mendigos capaces de trabajar. Propongo el arbitrio, que es negarles todo el mundo la limosna; con eso se verán precisados a trabajar, y buscar con su sudor la comida. A Dios sería grata, y a la República utilísima esta denegación de socorro, como pruebo en el lugar citado[1]"

Loracle, Valérie Pécresse, le même Feijoo, protolibéral du XVIIIème et décidément très en forme, qui considère que les tiers état, sous l'ancien régime, n'a qu'à travailler plus pour gagner plus, et que trop d'assistanat, tue l'assistanat.

[1] Il existe une classe d'oisifs, dont la paresse pourrait être résolue par les particuliers. Je veux parler des mendiants capables de travailler. Je propose cette solution : que tout le monde leur refuse l'aumône; avec cela, ils seront obligés de travailler, et chercher leur nourriture à la sueur de leur front. Ce refus d'assistance plaira à Dieu et sera très utile à la République.

25/04/07 - 10:44

Loi de Godwin J'vaistemettreunprocèsaucul


La loi de JVMPC (J'vaistemettreunprocèsaucul) est un extension de la loi de godwin qui peut être énoncée dans les termes suivants:

Plus une discussion sur Gayattitude dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver des menaces d'ordre juridico-légales s'approche de 1

Cette « loi » s'appuie sur l'hypothèse selon laquelle une discussion Gayattitude qui dure dans le temps amène peu à peu les esprits à s'échauffer et à se dédouaner de la réflexion en brandissant l'argument ultime, la mise en question de la légalité des propos ou des actions de son interlocuteur. Le Droit, malgré nos connaissance dans l'ensemble défaillantes, étant considéré comme la source incontestable de Vérité, la discussion tourne ainsi à vide, le point JVMPC est atteint. Il est alors de bon aloi de quitter le débat.

24/04/2007

24/04/07 - 19:34

Il paraît que la droite c'est la modernité, et de deux


"Cuento en segundo lugar por gente inútil una gran multitud de Oficiales, sin cuyo trabajo podría pasar muy bien la República. Los primeros son los Oficiales de Justicia. Tengo para mí por cierto, que de los Escribanos, Recetores, Procuradores, Notarios, y Ministriles, sobran más de la mitad de los que hay. La multitud de esta gente, no sólo es inútil, mas aún perniciosa en los Pueblos [1]."

Le libéral François Fillon Benito Jeronimo Feijoo, en 2007 en 1739, scandalisé par cette administration pléthorique composée de 265 fonctionnaires qui castrait les forces vives de la France Principauté des Asturies.

[1]Je considère comme des personnes inutiles cette multitude de fonctionnaires, sans le travail desquels le République pourrait parfaitement survivre. Les premiers sont les officiers de justice. Je suis certain que dans tous ces greffiers, notaires, agents des impôts, agents municipaux, la moitié sont en trop. Tous ces gens, ne sont pas seulement inutiles, mais pernicieux.

24/04/07 - 13:54

Il paraît que la droite c'est la modernité...


"SEÑOR,
Era costumbre en los antiguos Persas pasar cinco días en anarquía después del fallecimiento de su Rey, a fin de que la experiencia de los asesinatos, robos y otras desgracias les obligase a ser más fieles a su sucesor.
"

Incipit du Manifeste des perses, envoyé par un groupe de députés de l'UMP apostoliques et absolutistes, au très réactionnaire Nicolas Sarkozy Ferdinand VII, avant les émeutes de banlieue le 12 Avril 1814.

23/04/2007

23/04/07 - 19:19

Où Asbel se raccroche à ce qu'il peut


Vu le ras de marée rose en Midi-Pyrénées, en Haute Garonne, et même à Toulouse (Ségo à 33!), on risque de (re)cartonner aux prochaines législatives, renouvelant la plupart des sièges, et prenant même la première circo, une des rares à droite dans la région, la circo historique de Baudis et de Douste. C'est good news aussi pour les municipales de l'année prochaine.
Vive la decentralisation administrative!
Vive le Sud Ouest libre!

Update : À Toulouse, Ségo à 36, 1!! La grande ville la plus à gauche de France!

2ème Update : très beau texte de Fitz pour ceux qui comme moi, ont besoin de se raccrocher à quelque chose!

23/04/07 - 17:45

NE SERAIT CE PAS MERVEILLEUX SI TOUT LE MONDE POUVAIT MOURIR...


Réveillé ce matin avec un gros noeud à l'estomac qui ne m'a pas lâché de la journée. Impossible de se lever pour la première présentation de la journée d'études sur le paratexte. J'arrive donc en retard, et la tête ailleurs. Je tente de m'intéresser au blablatage érudit de mes collègues, au moins ça me distraira je me dis, mais c'est en vain. Table ronde. Mon cher Asbel, vous pensez quoi de cette variation sur le motif de la captatio benevolentiae dans cet obscur texte du XVIIème? euhhh... 31 %! et sur cette curieuse exhortatio de ce prologue métatextuel? Putain, les gars, 31 %, vous avez entendu? Pour couronner la matinée, la directrice de labo nous annonce le budget annuel : 6000 misérables euros pour une équipe d'une cinquantaine de chercheurs avec 5 soutenances de thèse à financer. Et une injonction à nous trouver des financements privés. Je flotte dans une autre dimension, je repense à ma soutenance de maîtrise le 12 septembre 2001.

L'après-midi, je dois assurer quelques cours. En attendant, je sombre, je broie du noir. J'en veux à tous les profs de la fac, et à moi-même par l'occasion. Lâches! Nous mentons à nos étudiants en leur faisant croire qu'on les forme alors qu'on les garde sur les bancs de cette université pour pouvoir conserver nos emplois. Je rentre dans la salle de cours, et à la place des jeunes filles en fleur, souriantes et épanouies, qui m'attendent habituellement, je ne vois que des précaires en suspens, des ratées en devenir. Envie de les secouer. Réveillez-vous, bordel! C'est fini, les filles! Mitterrand, 81, finis! La rigolade, finie aussi, c'est du sérieux maintenant! Finie enfin la croyance que le degré d'humanité d'une civilisation se mesure à l'importance accordée à la culture et à l'éducation, et à la façon dont justement on rapproche culture et éducation au classes populaires. Ce qui hier semblait faire consensus, passe aujourd'hui pour de l'utopie...

Je pense à S, qui est turc, ou bosniaque, je ne sais pas. Il est craquant, avec ses beaux yeux bleus, et travailleur, et intelligent. Mais où avais-tu la tête, S, quand t'as décidé de faire une fac de lettres?? Je pense à D, absolument brillante. Je lis systématiquement ses devoirs en premier tellement ils me redonnent la foi en l'être humain. Casse-toi, D, sauve au moins ton cul vu que le salut collectif semble difficilement accessible. Cassez-vous tous de cette fac pourrie, ne nous laissez plus vous envoyer allègrement au casse-pipe tout en vous culpabilisant de votre faible niveau. Circulez! Il y a plus rien à voir, dans ce blog, dans cette fac, en France!


PS: pas d'humeur pour des commentaires soi-disant rigolos. "amis" de droite, s'il vous plaît, passez le chemin.

22/04/2007

22/04/07 - 15:43

Asbel n'aime pas les gens


Je me suis toujours demandé comment des gens, même dans mon entourage, pouvaient trouver sympathiques et agréables les commerciaux, voire pire, les agents immobiliers, dont les sourire a la capacité de me crisper ipso facto. Il est possible que le 6 mai prochain j'aie un premier élément de réponse.

22/04/07 - 12:17

A voté
est allé se promener sous les soleil.
et profité d'un des dernier week end dans une France non-sarkozyste.

21/04/2007

21/04/07 - 14:19

Antisocial tu perds ton sang froid!



La preuve de la non-existence de Dieu

Hier soir, à la maison, coucous royal by les soins de my man pour un petite soirée entre camarades. Pendant que les grandes personnes parlent sérieux, je m'amuse avec la fille de B et M, de 3 ans, qui a fini de regarder Némo, et qui semble s'ennuyer ferme.
- Alors, t'aimes bien Ségolène Royal?
- Naaaaaaan!
(beh dis-donc, je savais que ses parents n'étaient pas de fervents ségolénistes, mais une telle sincérité, ça laisse songeur...)
- Donc t'aime bien Nicolas Sarkozy....
- Naaaaaan plus!
- Bah t'aimes qui??
- Ma maman!
La sagesse incarnée, je vous dis. Loin des convulsions et des agitations mesquines qui troublent le siècle. Le vote c'est la caution de l'ordre établi. Moi aussi, le dimanche 6 mai le jour où je comprendrai que le salut collectif est impossible et que la social-démocratie n'a pas sa place dans un monde si violent et injuste, je deviendrai comme elle, et je me trouverai un très très très riche héritier qui me permettra de vivre sur une île loin de tout et j'adopterai une éthique individuelle vaguement anarchisante.

20/04/2007

20/04/07 - 10:55

Dernier meeting de campagne en 4 points




I. Faudrait peut-être songer à prevenir les responsables du fond musical des meeting PS que Martin Solveig, il est plutôt de l'autre bord.

II. Je ne comprends pas pourquoi Hollande a autant de mal a passer auprès des gens. Je le trouve drôle, il transpire l'intelligence théorique comme pratique, et, (à difference de sa compagne, faut l'admettre) il a un grand sens de la diplomatie. Délit de faciès, de toute évidence. Triste monde malade.

III. Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro! Za-pa-te-ro!

IV: Ségolène... c'est Ségolène. Il suffit de l'écouter pour comprendre, comme Sartre, que le sens est toujours une construction a posteriori, qu'il est élastique, que les choses ne veulent rien dire en soi. Lorqu'elle remportera les élections dans deux semaines, on fera un petit récapitulatif de ses discours, on s'emerveillera devant son art de la phrase, sons sens de la métaphore, on cherchera les indices qui confirmeront que le peuple ne s'est pas trompé, que depuis le début elle était marquée par le sceau du destin présidentiel. Alors que si elle avait perdu, ça nous aurait semblé simplement cucul.

19/04/2007

19/04/07 - 15:45

Où il est question de foutre, de foutre, de foutre, et un peu de politique





Bienheureux les parisiens qui peuvent se rendre à l'exposition temporaire sur Gengoroh Tagame! J'avais déjà évoqué il y a quelques mois à quel point m'excitaient la curiosité intellectuelle suscitée par les nouveaux mangas gays, loin des niaiseries yaoi. J'étais tombé sur l'oeuvre de Jiraiya au hasard d'une promenade dans le Barri Gòtic barcelonais qui s'était finie à la librairie Antinous, et je fus immédiatement séduit. Comment ne pas tomber sous le charme de ces danseurs-exorcistes traditionnels, de ces lutteurs de sumo, de ces pêcheurs à l'ancienne, de ces kamikazes viriles... et de ces joueurs base-ball (le sport national japonais)?
Malgré le fort exotisme que dégageait l'ensemble et malgré l'emploi systématique de l'hyperbole, lié aux conventions du genre érotique, j'y voyais une certaine forme de vérité totalement absente de nos pompiers, policiers, banquiers, soldats, et autres uniformes qui personnellement ne m'évoquent plus grande chose.

C'est donc avec joie que je compense aujourd'hui ma non-assistance à cet événement parisien par l'achat du gros volume L'imaginaire érotique au Japon. Ce travail d'Agnès Giard (il y a des filles chelous dans ce monde, je vous dit!) ne peut qu'être jouissif pour tous ceux qui comme moi ont vécu les bouleversements de l'adolescence sous influence culturelle nippone. En effet, mon premier contact avec quelque chose de vaguement pornographique fut le Japanime Urotsukidoji, dont la cassette VHS était échangée à tour de bras dans les couloirs du Lycée Français de Barcelone. Il y était question d'un Chôjin gigantesque aux cent mil bites qui allait anéantir l'humanité dans un apocalypse de foutre. On s'étonnera après que je sois devenu pédé!J'ignore d'ailleurs par quel miracle mon école n'est pas devenu un nid de serial killers et autres psychopathes, mais bon, il paraît que le Japon affiche un des taux le plus bas au monde en crimes sexuels et en actes de violence en général..

Je n'ai pas encore feuilleté le chapitre intitulé "l'eau et les tentacules", où je retrouverai assurément ces monstres libidineux qui ont donc perturbé peuplé mon adolescence. Mon attention a été immédiatement et compréhensiblement attirée par Ze dossier phare, illustré par les beaux dessin de Tagame et consacré à la crise de la masculinité. On y apprend sans surprise que la défaite japonaise de 45 face aux américains a été vécu comme une humiliation sans précédents, une sorte de castration symbolique opérée de surcroît par des GI blacks auxquels l'imagination populaire attribuait (quelle surprise!) des membres surdimensionnés, laissant un pays d'eunuques, de salarymen que la surconsommation de saké empêche de bander. Plus intéressant, on apprend aussi que l'armée d'occupation a imposé l'abandon du sous-vêtement traditionnel, le fundoshi, pagne barbare à leur yeux car ne cachant pas le derrière. Le destin réservé à ce curieux habit est révélé en conclusion de l'introduction, par une phrase à la formulation géniale :
"Le Fundoshi est devenu l'étendard des derniers vrais hommes, (qu'on me pardonne de les mettre côte à côte) : les gays et les nationalistes."
Je ne peux que succomber à ce mélange de politique et de sexe, et continuer de me poser les mêmes questions : existe-t-il quelque chose sur ce monde échappant à la lecture érotique? et inversement, existe-t-il quelque chose sur ce monde échappant à la lecture politique?

18/04/2007

18/04/07 - 11:17

Où l'ancien monde s'écroule autour d'Asbel


Coup de tête l'autre jour chez Castela. Comme je deviens de plus en plus irrité lorque j'ouvre le chiantissime dictionnaire de la Real Academia Española, aussi rétrograde que l'institution postfranquiste qui le rédige, je décide d'abréger mes souffrances et de me procurer l'équivalent espagnol de cette merveille qu'est le Petit Robert, à savoir le María Moliner.
Première traduction, première utilisation, et là, tel Abraracourcix, le ciel me tombe sur la tête. Deux lettres viennent de sortir de l'alphabet castillan. Le /ch/ et le /ll/, qui rayonnaient auparavant fières de leurs spécificité, ont été avalées par le gouffre de la standardisation. Comment continuer à vivre dans ce monde globalisé, où ce qu'on nous a appris en primaire, au CP même, alors que nous récitions avec difficulté nos premiers abécédaires, n'a plus aucune validité? Qu'à l'école on nous ait systématiquement menti sur la nature généreuse de l'homme, sur le travail et les efforts qui paient, sur le progrès qui guide nécessairement le sens de l'histoire ou sur la France pays des droits de l'homme, ça passe encore, j'ai réussi à corriger avec le temps, mais là on vient de toucher à la structure même de ma pensée. Demain on me dirait que 1 + 1 ça fait 3 ou que la gauche risque de disparaître de l'éventail politique, ça ne m'étonnerait pas plus. Une certaine mémère a bien raison, tout fout le camp.

17/04/2007

17/04/07 - 15:16

De la misère sexuelle




Au Moyen Âge, les seigneurs puissants et prodiges s'entouraient d'une petite cour de jeunes hommes fougueux, d'obscurs chevaliers à l'ascendance vaguement noble, sans terres, sans argent, et surtout, sans espoir d'arranger un jour un mariage sinon heureux, du moins avantageux. Le célibat n'étant guère facile à porter, ces chevaliers profitaient des batailles pour tenter leur dernière chance, le quitte ou double : abandonnant la quasi invulnérabilité d'une charge collective de cavalerie lourde, le petit chevalier cherche la gloire individuelle, l'action d'éclat qui certes va l'exposer dangereusement aux flèches ennemies, aux piquiers qui vont tenter de le désarçonner, à la perfide cavalerie légère sarrasine, mais qui va aussi attirer, pendant au moins quelques secondes, le regard de son seigneur et son approbation. Si le chevalier ne se faisait pas tuer, exit les mortifications de puceau neurasthénique en transe devant la dame inaccessible, et welcome les charmes de la nuit de noces avec une riche veuve ou une jeune héritière à caser.

Plus près de nous, au Maghreb, en Égypte, au Pakistan, des éternels adulescents ne peuvent que constater leur maigres chances de fonder un foyer. Ils ont 25 ans, 30, 35, 40, et vivent toujours dans la maison familiale, sur le dos de ses parents et sur leurs petits boulots dans le meilleur des cas, ou au crochet du petit cadet chanceux dans des situations plus humiliantes. Inutile d'espérer réunir un jour l'argent pour payer la dot, la coûteuse cérémonie de mariage, et pour acheter un appartement ou du moins rajouter un étage au dessus de chez papa et maman : les quelques fois où ils touchent un peu de liquide, ça finit dans les poches d'une jeune fille de fortune venue soulager le surplus de testostérone accumulé. Devant de telles perspectives, quoi d'étonnant qu'ils tentent à leur tour leur dernière chance, leur quitte ou double? Les privations dans ce bas monde seront largement compensées par les 100 vierges qui les attendent au paradis, après cette formalité administrative consistant à se faire sauter à Madrid, à Alger, ou à Jérusalem.

Plus près encore de nos préoccupations les plus immédiates, un célèbre cocu a décidé de faire payer ses déboires sentimentaux à la France entière et aux plus faibles en particulier, en se présentant à l'élection présidentielle à la tête d'un grand parti politique.

Et si les hippies avaient raison? Peut-être bien que si les gens baisaient plus, ils penseraient moins à s'entre-tuer. Peut-être bien que la misère sexuelle et affective est le premier des fléaux de l'humanité (avec le travail, bien sûr). Peut-être bien que la frustration, exacerbée par l'étalage constant de chair inaccessible, c'est la mère de tous les vices.

14/04/2007

14/04/07 - 22:12

Nonobstant qu'on s'en fouteuh
ou
avis à la population


Camarades, de graves plaintes ont été portées par le camarade Stevesissou sur le mode de recrutement et la gestion du groupe socialiste, concernant l'adhésion du très médiatique RAS. Excluant de prendre une décision d'une telle importance sur la seule autorité de mon statut d'administrateur, pour lequel je n'ai pas été élu, je ne vois d'autre issue à la grave crise qui nous secoue actuellement que de réunir impérativement des états généraux chargés de rédiger les statuts définissant les modalités de notre action, les différentes instances, et évidement, d'élire une commission des conflits chargée de régler ces situations qui ne manqueront pas de se reproduire dans ce groupe dont l'envergure et la projection nationale ne peuvent qu'attiser les enjeux de pouvoir.
Je vous convoque donc à une AG exceptionnelle, au Zenith de Paris (Il faudra au moins ça) dont l'ordre du jour vous sera communiqué en bref.

14/04/07 - 21:04

Nonobstant qu'on s'en fouteuh
ou
continuons à jouer ici


Il paraît, d'après Stevesissou, qu'avec Fabulous, en tant qu'administrateurs du groupe socialiste de GA (dont la grande importance stratégique dans cette campagne présidentielle est relayée par tous les médias du pays) "nous nous drapons dans notre pseudo dignité de socialos bienpeupensants", que nous sommes des "capables infoutu de prendre nos responsabilités" car nous avons pas exclu RAS de ce groupe dont, rappelons-le, la grande importance stratégique dans cette campagne présidentielle est relayée par tous les médias du pays. Il paraît, toujours d'après Stevesissou (mais "il n'est pas le seul à le penser"), que "nous participons activement à la banalisation dans le débat politique de la xénophobie et de l'antisémitisme."

Rien que ça!

Bon, passons sur le réemploi systématique de l'opposition moi/vous, laquelle s'est précisée de façon assez surprenante comme un "moi le rocardien" / "vous les socialos".

Passons aussi sur le cas RAS, dont je me fous éperdument. (Je sais, je cautionne ainsi l'antisémitisme, la xénophobie, je suis unimpardonnablenazi, fouettezmoisilvousplaîtblablabla)

Stevesissou, je te lis souvent avec attention, parfois avec irritation, et j'ai enfin compris ce qui clochait.
Il y a comme une contradiction insurmontable entre d'un côté, l'extrême flicage auquel tu soumets les propos de tes interlocuteurs, la façon dont tu les rends responsables de chaque mot prononcé, et même, dans le cas présent, de leur non-action et de leurs non-propos, le sérieux finalement avec lequel tu prends les autres, et, de l'autre côté, la distance que tu prétends afficher avec ce site, ta mauvaise fois en bannière, et certains de tes procédés.

Pète un coup, détends-toi, et comprends que l'homme est certes responsable (je ne discuterai pas de ça avec un rocardien), mais qu'il est aussi faillible, et pardonnable.

14/04/07 - 12:33

Où asbel rentre de voyage avec du soleil plein la tête (2)



"Les rives du lac de Côme sont plus sauvages et romantiques que celles du lac de Genève."

Romantiques, sauvages, sans doute, mais le premier adjectif à me venir à la tête c'est incontestablement anciennes. Des rives aux contours errodés par le temps, aux jardins qui sentent une autre époque, aux villas qui ont connu des jours meilleurs, aux grands hôtels attendant résignés le coup de grâce, mais surtout, des rives accueillants des milliers et des milliers de vieux, venus de toute l'Europe. Des vieux dans les restaurants, des vieux dans les hall, des vieux dans les cars que l'on croise sans cesse sur les routes sinueuses qui longent le lac, partout des vieux. Je n'ai jamais eu à ce point le sentiment que l'Europe était un vieux monde croûlant.




"Two households, both alike in dignity,
In fair Verona, where we lay our scene.
"

À l'opposé, Vérone semble contaminée par la jeunesse de ses célèbres amants quasi pré-pubères. Les couples d'amoureux s'enlacent dans les parcs, les chateaux, les points de vue, mais moi je fais toujours ma honteuse avec l'excuse de ne pas tomber dans le cliché. Près de la Piazza de l'Erbe, on croise même le Circolo Pink, dont la candidate transexuelle aux municipales, qui a manifestement lu Foucault, fait campagne dans la rue : "Noi siamo un gruppo di persone che si muovone al margine, in quei non luoghi dove le istituzioni non entrano e se lo fanno è per controllare e punire".
Un peu plus loin, la maison des Capulet nous laisse deux images contradictoires mais complémentaires de l'amour, l'idéal du balcon en marbre couvert de lierre, et le chaos des littéralement incomptables messages qui ont ravagé le couloir d'entrée.


13/04/2007

13/04/07 - 19:03

Où asbel rentre de voyage avec du soleil plein la tête (1)




Existe-il pire introduction à un pays qu'un aéroport ? Existe-t-il lieu plus déprimant qu'une zone d'embarquement? Même pas la possibilité de s'évader dans les bras de Morphée : dans la plupart des aéroports du monde, on a remplacé les anciens canapés en cuir ou simili par de très inconfortables banquettes avec séparations individuelles. Très pratique quand on doit attendre sa connexion, disons, vers quatre/cinq heures du matin, ou que l'on amorce le retour à la maison complètement explosé après avoir tenté pendant son séjour de concilier l'inconciliable, à savoir, d'explorer la vie d'un pays by day, et by night. Je soupçonne fortement la direction des aéroports d'avoir choisi ces horribles banquettes pour empêcher les voyageurs de dormir et aseptiser ainsi l'image de leur institution, ou, plus simplement, pour les obliger à consommer dans un bar. Du coup, ça réveille en moi mon côté anarcosyndicaliste espagnol, et je m'allonge faire une sieste par terre, si possible, dans le lieu le plus emprunté de la zone d'embarquement. On a les révoltes que l'on peut..



Loin de Milan, de son aéroport, et des travers de l'économie moderne, sur les hauteurs du très charmant lac d'Orta, la villa la plus ostensiblement luxueuse d'un village déjà fort huppé. À son entrée, une imposante statue en bronze coulé de Saint François en aillons qui parle aux oiseaux en refus de la vanité du monde matériel. Vraiment, il y en a qui, comme Sarkozy, n'en sont pas à une contradiction près.



Un peu plus haut, on arrive à un sanctuaire franciscain dont la terrasse surplombe le lac et la pittoresque île San Giulio. Je profite de la vue avec mon homme, lorsque débarque la famille bobo parisienne dans toute sa splendeur : une mère remarquablement mince malgré son âge avancé et deux ados boutonneux tout droit sortis d'un lycée littéraire de la capitale. Devant le regard effaré des deux ados, la mère rentre bruyamment dans l'Église où se tient une messe.
Curieux animal que le bourgeois! Je me demande à quelle phase de son développement l'ado timide et complexé, qui se protège d'un monde hostile derrière des cheveux ébouriffés et des vêtements trop larges, se métamorphose en ce papillon narcissique, ce monstre d'égoïsme qui croit que tout lui est dû dans cette vie.

04/04/2007

04/04/07 - 23:26

Les contes de Terremer en quatre points


I. La première scène du film donne le ton. Arren, le héros du film, tue son père et lui pique sa groooooosse épée d'homme super viril de la mort qui tue. Comment être crédible après cela? Du coup, à la place du film d'héroic-fantasy que je voulais voir, on m'a servi un mélodrame sur un puceau pleurnichard qui n'arrive pas à bander parce qu'une rouille bizarre lui empêche de dégainer l'épée. "Ah, mon père était un grand homme" s'exclame-t-il en caressant ostensiblement son arme toujours au repos. J'arrive à peine à retenir mon rire. Mais rien ne vaut la dernière scène. Après le passage philosophico-moral, où Arren comprend que le but de l'existence n'est autre que de se reproduire (sic), il se plante devant la drag-queen qui fait figure de gros méchant et réussit enfin à sortir sa grooooooosse épée au cri de "Par la viiiiiieee". Ah, ça soulage la première fois!

II. S'il vous reste un doute sur la dite épée, l'image ci dessous n'est pas la plus représentative, mais permet d'apprécier les deux boules par lesquelles termine le don qu'Arren reçoit de son père.



III. Shinji d'Evangelion vient d'être détrôné de la première place des plus grosses têtes à claques des Japanimes. Saluons Arren et ses pleurs incessants qui le remplacent haut la main.

IV. Tout cela resterait de l'ordre de la plaisanterie si le film ne puait pas par moment le conservatisme de la pire espèce. Appelez-moi parano, mais moi, un gros sorcier efféminé, terrorisé à l'idée de vieillir et qui n'a pas compris que pour accéder à l'éternité, il suffit de trouver une bonne femme et d'enfanter, ça me fait moyennement rire. Et ces longues digressions sur la vie et la mort et le sens de l'existence, ça pue la doctrine neo con sur la "culture de la mort" à l'origine du Pacs et de la décadence des sociétés occidentales. Pour ne pas salir le nom vénéré de Miyazaki, je mettrai l'ensemble sur le dos du roman américain dont est tiré le film. Bordel, tous ces baptistes et ces mormons et ces illuminés du mid-west qui se sont mis à écrire de l'heroic-fantasy, vont me faire regretter ce bon macho misogyne de Conan et sa recherche du plaisir pour le plaisir sans contrainte morale d'aucune sorte.

03/04/2007

03/04/07 - 12:05

Analyse de la vague 1 / fantasmes sexuels et appartenance politique


Les données recueillies entre le 28 Mars et le 2 avril, auprès d'un public de 39 personnes, lectrices de l'Asbel blog et/ou du JDI de gayattitude permettent de dégager quelques tendances nettes, assez surprenantes.

Il faut d'abord noter le fort ancrage trotskyste chez la communauté gay. Avec 23,07 % pour Besancenot enculant des patrons en backroom et 17, 94 % pour Schivardi (mais je soupçonne pour ce dernier un report en masse du vote asexué), le trotskysme dans ses deux incarnations masculines s'affirme comme le premier choix LGBT.

La droite connaît ses deux meilleurs succès avec deux valeurs sûres. L'erotisme du costard et de l'argent permettent à Sarkozy de récolter un joli 17,94%, tandis que Nihous bénéficie de la virilité fortement associée à la vie rurale, se posant ainsi en quatrième homme avec 15,38%.

En tête du peloton des petits candidats, arrive Jean Marie, avec 10, 25%, dont le programme démagogique "têtes blondes et uniformes militaires" continue de séduire les populations les plus fragilisées par l'ultra-libéralisme sexuel de rigueur dans le Marais. Peinent ensuite à s'imposer, avec 7,94% chacun, Royal avec ses porte-jartelles, et Bayrou avec sa sexualité bon enfant.

Notons enfin la contreperformance de De Villiers, qui pourtant avec ses "orgies au château" semblait disposer de quelques beaux arguments, mais qui n'a récolté aucune voix.

Pour continuer d'explorer la sociologie du vote gay, n'hésitez pas à venir vous exprimer dans le nouveau sondage "choix audiovisuel et comportement politique", diponible , à droite.

02/04/2007

02/04/07 - 16:03

Qui a peur des mamies trop curieuses?




Notre corps refuse aujourd'hui encore de nous livrer ses insondables mystères. Par exemple, je ne sais toujours pas dans quelle improbable réserve de forces je suis allé puiser l'énergie pour me lever dimanche matin après deux jours de marxa non-stop jusqu'au petit-matin.
Serais-je un super-héros qui s'ignore?
En tout cas, l'effort fut largement récompense. Q et T m'avaient invité à une calçotada dans la maison de campagne de T, au pied de Montserrat. Peut-on imaginer quelque chose de plus catalan?
Arrivés là-bas, nous sommes accueillis par les cousins, oncles, grand-parents et autres qui se moquent gentiment de notre maladresse de citadins, et notre accent hispanisé.
A table, la mamie de T s'assoit à nos côté, inépuisable tout-terrain, parfaite synthèse de modernité et de tradition. Elle me parle de mon Pacs, dont elle veut absolument voir les photos. Puis Q a la mauvaise idée de se plaindre des pieds toujours congelés de T.
- Ah bon!? et comment tu sais? tu l'as déjà vue pieds nus? demande-t-elle à moitié sérieuse, à moitié en rigolant.
Q, qui est à la dissimulation ce que Gengis Khan est à la délicatesse, passe en quelques secondes du rose, au rouge , à l'écarlate au mauve, tandis que je me recroqueville sous la table en m'étouffant presque de rire. Comme quoi, Almodovar, il n'a vraiment rien inventé.

01/04/2007

01/04/07 - 01:31

La francophonie, c'est plus ce que c'était


Il y a des rituels qu'il ne faut pas délaisser, et une petite séance ciné au Verdi, avec ma mère, ça en fait partie. Rhaaaaa, se promener dans les petites ruelles de Gràcia une samedi après-midi animé, il y a que ça de vrai. Arrivés devant le ciné, une affiche attire mon attention. Quatre rebeus habillés en militaires de la deuxième guerre mondiale, j'ai déjà vu ça quelque part. D'ailleurs, Roshdy Zem, je veux toujours ta bite. Mais il y a comme une erreur quelque part. Ah! J'ai trouvé! C'était pas supposé être un film français? Days of Glory ça s'appelle ici. Je me demande de quel conseiller en com-publicitaire illuminé (mais certes, c'est un pléonasme) est sortie cette idée brillante.

 




L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



Pochettes clickables...

RADIOBLOG

"Wake up! Wake Up! On a saturday night!"


RADIOBLOG

"E'pain is different" (dixit Manuel Fraga, un jour où il était inspiré.)



RADIOBLOG
"It's time to travel, it's time to go"




En vrac :




eXTReMe Tracker

Subscribe with Bloglines