Pub

Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

20/02/2007

20/02/07 - 14:31

Ça va mieux...


Je dormais mal ces derniers temps. C'est ridicule, j'en ai conscience, mais impossible d'y échapper. Dans une état de semi-conscience, les mauvais sondages défilent dans ma tête et m'empêchent de vraiment me reposer. J'ai beau relativiser l'affaire, me dire que de toute façon, Sarko peut bien l'emporter, je pourrai toujours continuer à faire l'amour avec mon homme, lire un bon livre ou aller au cinema, rien n'y fait, le sommeil continue de se dérober. Un peu comme en 2001-2002. L'actualité française et internationale était tellement anxiogène, j'avais fini par éteindre la télé. Dénégation attitude. L'hummanité est folle, et condamnée à répéter éternellement les même erreurs, à quoi bon la laisser me gâcher la vie?

Mais malheureusement ça ne marche pas ainsi. Je vis avec autrui, contre autrui, par autrui, mais jamais sans autrui. Comme pour le travail, impossible de relativiser. J'ai beau me dire qu'objectivement, je m'en fous royalement de mon statut professionnel, le regard des autres reste un fardeau dont on ne peut se débarasser. Impossible aussi de s'isoler, de se protéger du siècle, de construire sa tour d'ivoire. À quoi bon lire des histoires de moines du XIV siècle alors que dehors la France se lépénise, se tatchérise, devient irrévocablement aigrie et semble vouloir se choisir un président à la mesure de son aigreur?

Hier soir, 23 h 30, premiers chiffres, premières évaluations, et enfin, pour une fois, je réussis à dormir les poings fermés. Go go go Ségo !!!

18/02/2007

18/02/07 - 13:08

Où Asbel se sent tout petit face aux allemands


Très ému par La vie des autres. A chaque fois que les yeux de cet agent de la Stasi est allemande s'illuminaient, révélant enfin son individualité, je ne pouvais m'empêcher de verser une larme. Le film me travaille les heures d'après. Une scène m'a marqué particulièrement, niveau politique. Après la chute du mur, les autorités ouvrent les dossiers de la police secrète, et les citoyens sont invités à les consulter, découvrant même s'ils le désirent le nom de l'agent qui les espionnait. Je suis admiratif devant la capacité de ce grand peuple allemand à tourner encore une fois avec courage et lucidité une page sombre de son histoire.
Et je ne peux que comparer avec mon pauvre pays, qui, 30 ans après, peine encore à approuver une loi pour la mémoire historique. Je repense à ce reportage sur Pink TV, au sujet de la persecution des homosexuels sous le franquisme. Un des interviewés explique que dix, quinze ans après la mort du dictateur, il se fait arrêter pour un contrôle d'identité, et il entend, sur la radio de la police, sur le ton de la rigolade, "eh, les gars, faites attention, c'est un pédé". Se renseignant sur l'origine de cette information, il apprend que les dossiers de la police franquiste sont encore utilisés. Il va dès lors bouger mers et montagnes pour accéder au sien et le brûler symboliquement.
Certes, la déconstruction du régime communiste en Allemagne de l'Est se fit sous la protection rassurante de la RFA. Par opposition, pendant la transition démocratique espagnol, l'ombre de l'armée et de la guerre civile s'insinuait partout et la peur était encore bien présente. Mais je me dis que si en 82, les socialistes avaient eu un peu plus de couilles, les franquistes, leurs enfants et leurs petits-enfants ne dirigeraient pas aujourd'hui encore le deuxième parti politique espagnol.

17/02/2007

17/02/07 - 13:53

Où Asbel rêvasse



Take me anywhere, I don't care, I don't care, I don't care...

Mi-février, épicentre de l'année. Le point le plus éloigné de cet été tellement attendu. Les souvenirs des dernières plages s'estompe, et le prochain voyage semble encore si lointain.
Le dernier post de Pascal me laisse nostalgique.
Dans mon salon, Stéphane Rideau semble lui aussi rêver de nouvelles frontières, alors qu'il s'approche de Tanger et de ses promesses d'Afrique.
Et l'odeur particulière mais évocatrice des ferries, ce mélange de sel et d'essence, me revient, et avec elle, tous ces ports acostés avec émotion et un petit pincement au coeur. Tanger, bien sûr, mais aussi Marseille, Alger, Syros, La Goulette, Barcelone, Messine, Le Pirée, Istamboul, Mahó, Méditerrané-é-é....

16/02/2007

16/02/07 - 16:38

Où Asbel doute


Je suis écoeuré. Le chiffre est tombé hier, à l'occasion de l'ouverture des procès à madrid : 30 % des espagnols pensent que l'ETA est derrière les attentats du 11 mars. Les rumeurs délirantes savamment orchestrées par le Parti Populaire et leurs relais médiatiques ont pris. Il y a donc 30 % d'imbéciles sans cerveau en Espagne. De quoi perdre confiance en la perfectibilité de l'homme. Époque de merde, je vous dis!
De ce côté-ci des pyrénées, nous devons supporter les allusions de Sarko à l'excision et à la polygamie, dressant un portrait qui ne pâlirait pas à côté des accusations de vols d'enfants et d'empoisonnements des sources d'eau qui motivaient les pogroms antisémites dans l'Europe médiévale.
Et outre-atlantique, un président défend l'idée d'un intelligent design contre la théorie de l'évolution...
Bordel, en 2007, les lumières n'ont pas tellement avancé dans ce monde d'obscurantisme. C'est à se demander si le salut collectif est possible, et si la seule philosophie de vie viable ne consisterait pas en fermer les journaux, éteindre la télé, et partir loin, très loin dans son intérieur.

15/02/2007

15/02/07 - 10:46

Où la Saint Valentin marque le début du compte à rebours...


À la façon Zérosix :

Romantique = Vulgaire?
Romantique = Impudique?
Romantique = Hétéronormé?
Romantisme = Récupération marchande?

VS

Romantique = Attentionné?
Romantique = Démostratif?
Romantique = Homovisible?
Romantisme = Rituels hérités?

----------------------------------------
Que faire pour la Saint Valentin?
Rien?
En fait, j'y pense même pas, hier pendant la journée.
Surtout que voilà un an, mon homme me sortait sa tirade sur les restos arnaqueurs & co.
Surprise!
En revenant de la boulangerie, c'est pas du pain sous son bras, mais le menu royal du japonais d'en bas...
Et une bouteille de vin blanc, of course, qu'on se sifflera rapidement, à la lumière des chandelles, histoire d'être in the mood for love...

Mais surtout, que faire pour la fête de PACS?
La totale?
Un discours! Un discours!
On s'échange des anneaux?
On coupe le gateau?
On danse la valse?
On enlève la jarretière? On lance le bouquet?

Je n'ai pas assisté à beaucoup de mariages homos pendant mon enfance.
Faute de modèles, faudra improviser...

14/02/2007

14/02/07 - 17:30

Où Asbel essaye le nouveau jouet


Allez, histoire d'inaugurer les nouvelles fonctionnalités gentiment mises au point par Garoo, un petit encart publicitaire sur le Toulouse-blog :


Dans 30 minutes, à 18 h, place esquirol, kissing collectif pour la Saint Valentin ! Ça tente quelqu'un?

14/02/07 - 14:28

Où les muses visitent Asbel pendant son sommeil


Et dire que pas plus tard qu'hier je regardais encore avec moqueuse incrédulité les rêves énigmatiques ou prémonitoires de tous ces Nabuchodonosors, empéreurs romains, poètes grecs, romantiques transis, ou papes mystiques qui ponctuent notre histoire!
J'ai reçu le châtiment à la mesure de mon orgueil : cette nuit, ce fut à mon tour d'être visité par d'obscures puissances pendant mon sommeil. Difficile de déterminer la nature du rêve en question. S'agissait-il d'un insomnium? d'un phantasma? d'une visio? Était-il d'origine divine ou d'origine diabolique?
Que Loracle ne se réjouisse pas trop vite... Heureusement, je n'ai pas cauchemardé avec l'intronisation de Naboléon à l'Elysée. Mon monde intérieur est soigneusement préservé des malheurs du siècle.
Point de politique, donc, dans mon rêve. Je me suis simplement réveillé ce matin, en réalisant que pendant mon sommeil, j'avais conçu le plan d'une des parties de ma thèse. Et que, cerise sur le gateau, le plan en question n'était pas du tout mauvais. Je ne sais désormais si m'inquiéter au sujet de ma santé mentale ou me féliciter d'aussi bien travailler la nuit, bien mieux en tout cas que pendant la journée...
Une question me taraude cependant. Si d'après Freud, le contenu manifeste d'un rêve ne saurait signifier ce qu'il prétend être, à quoi ai-je donc bien pu rêver en fait? Quelle est la signification forcément sexuelle qui se cache derrière mon plan en trois parties? Si un psychanaliste lit ces quelques lignes, qu'il n'hésite surtout pas à m'éclairer...

13/02/2007

13/02/07 - 13:37

Où Asbel taquine certains de ses amis


Traverser ma fac en période éléctorale, signifie être constamment sollicité par tout et n'importe quoi. Bon, pas exactement "par tout". Je n'ai toujours pas vu un seul militant de droite s'aventurer dans ces terres hostiles, et même le PS aurait du mal à se faire entendre. Chez nous, c'est plutôt la gauche, comme on dit aujourd'hui, populaire et antilibérale, LCR, PCF, voire CNT et altenative libertaire. J'en sors avec des dizaines de tracts que je lis à peine, mais celui du PCF me semble particulièrement juteux cette fois. Ils ont Adopté cet affreux jaune pétard que la LCR et les comités du non ont popularisé, et on peut y lire, en gros caractères:

LE VOTE UTILE...
C'EST MARIE-GEORGES BUFFET.

Les trois points de suspension laissent deviner qu'il s'agit d'une critique implicite à l'argumentaire socialiste, mais ce faisant, que font-ils d'autre que tomber dans les travers qu'ils dénoncent? Ils avancent comme principal et unique argument électoral leur "utilité" face à ces gauchistes de la LCR ou de l'entourage de Bové? Surtout qu'en sous-titre on peut lire un significatif "Rassembler la gauche du NON".
En tout cas, je ne veux plus jamais vous entendre, Manu & co, dénoncer l'argument socialiste du vote utile. Nous, au moins, on a la dignité de ne l'avancer qu'à demi-mot, et nous en aurions jamais fait un slogan :P

11/02/2007

11/02/07 - 15:56

Où Asbel renoue avec ses racines


Aïe aïe aïe. Presque 15 h et j'ai toujours l'impression que l'on joue de la batterie dans ma tête. Peut être que j'ai effectivement un peu abusé hier soir. Faut dire que les espagnols savons faire la fête. J'étais invité pour la première fois, par les lecteurs de mon département, à une soirée d'anniversaire. Je m'y rends au départ dans une optique quasi-professionnelle, du genre, faut quand même que j'apprenne à socialiser avec mes collègues. Mon homme refuse, pas envie d'entendre parler de l'espinguoin toute la nuit. Je finis complètement torché, à danser comme jamais sur les espagnolades les plus ringardes en tapant des mains et des pieds comme un malade.

Une fois n'est pas coûtume donc, je découvre les joies de se retrouver entre compatriotes. Heureusement, la séquence nostalgie est zappée. L'ensemble des présents sommes assez lucides. Il est vrai que la vie en Espagne est sûrement plus sympa, et et que la sociabilité est incontestablement plus developpée. Mais niveau confort matériel, la France, c'est quand même un petit coin de paradis sur terre. Nous finissons par nous exclamer tous en même temps que putain, vous vous rendez pas compte de ce que vous avez les français! À Madrid ou à Barcelone, les loyers atteignent désormais les prix de Paris, mais le salaire minimum n'arrive pas à 700 euros, et les aides sociales sont inexistantes. Néanmoins, je suppose que tout n'est qu'une question de dynamique et de perception du réel : au delà des facteurs de qualité de vie mesurables objectivement, l'espagnol est un indécrottable optimiste et le français un grognon incurable.

Ce bain d'hispanité me replonge dans les souvenirs de la campagne de 2004, et je me rends compte en la comparant avec l'actualité française qu'au delà des grandes différences entre les deux pays, les lignes de partage restent exactement les mêmes. Le droite clive. C'est sa nature. Elle monte les citoyens les uns contre les autres et nourrit habilement les divisions tout en appelant hypocritement à l'unité. Français de souche contre français issus de l'immigration. Castillans contre catalans, ces derniers étant rendus responsables de tous les problèmes en Espagne. La droite bouquémissarise. Je me souviens que pendant quatre ans, des journalistes soigneusement chouchoutés par la Moncloa ont tenté de nous faire croire que le premier des soucis des espagnols n'était pas le logement, devenu inabordable pour une large majorité, ou le chômage, qui refusait toujours de descendre au dessous des 10 %, mais l'ETA. Tous les jours, matin midi et soir, l'ETA à la télé, sur le JT, sur envoyé spécial, et ils auraient probablement fini par en mettre sur les émissions pour enfants, s'ils avaient pu. La droite anxiogénise. J'ai entendu les mêmes discours, à la virgule près, sur la balkanisation du pays des deux côtés des pyrénnées.

En face, Ségolène a incontestablement beaucoup appris de Zapatero. D'ailleurs les deux ont été attaqués par le même angle. Ségolène, la faiseuse de bourdes, l'incompétente, celle qui n'a pas d'idées. Zapatero, le neuneu, celui que l'on surnomme Bambi. Et pourquoi? Parce que refusant de cliver encore davantage le pays, ils s'appuient avant tout sur la concertation, le dialogue, le pluralisme, les gens. En 2004, la propagande de la droite avait agit de façon inconsciente sur moi, et je trouvait Zapatero mou, neuneu, et son travail, en tant que chef de l'opposition, insuffisant. Depuis, je suis heureux d'avoir été agréablement surpris par tout ce qu'ils ont fait.


10/02/2007

10/02/07 - 12:40

Où Asbel redécouvre les plaisirs simples de la vie


Ça faisait un petit moment que je tentais pas l'expérience. Mon homme est un cuisinier remarquable, autant dire qu'il m'arrive que très rarement de m'enfermer dans la cuisine. Mais voilà, hier soir il était invité à un banquet socialiste dans la cambrousse ariégeoise (invitation que j'ai de mon côté poliment déclinée), et à la place de corriger le paquet de copies qui m'attend sur le bureau, j'ai, dans un élan de spontanéité, proposé à Gawoul, Lestat, Molto, son did et Flawless de venir manger à la maison, pour fêter le départ de ce dernier à Bali.
Le choix du plat est vite fait : dans ces occasions, je joue toujours la carte espagnole. Ça sera donc une paella mixta, sans chorizo évidemment, je réprouve ce douteux apport français à la gastronomie ibérique, c'est comme le couscous avec merguez. Et me voilà dans ce rôle qui m'aurait comblé de bonheur si mon homme avait été immensément riche, celui de femme au foyer. Je range un peu, je sors acheter tous les ingrédients nécessaires, papote avec le poissonnier, super sexy, je rentre préparer tout ça.
S'il y a une seule chose qui me plait dans l'absence de mon homme, c'est bien de ne pas devoir supporter en permanence en bruit de fond les chaînes d'information continue. Car comment se détendre réllement quand on risque à tout moment d'entendre la voix haineuse de Sarkozy? Pour une fois, ce soir, c'est donc Pulp à fond dans le salon. Au rythme de Common people, je découpe soigneusement la seiche, le poulet, le poivrons, les oignons tendres. Sur Disco 2000, je fais bouillir moules et coques et récupère le jus qui va donner du goût à l'ensemble. Quant arrive Underwear, la cuisson est déjà lancée, et sur Bar Italia, les premiers invités arrivent.
Les pauvres, ils ne se sont doutés de rien, mais ils m'ont servi un peu de cobayes, pour repérer les erreurs à ne pas refaire une prochaine fois. En tout cas, j'ai passé une excellente soirée, merci à tous les cinq :)

09/02/2007

09/02/07 - 10:35

Où un puzzle s'avère difficile à resoudre




Il faut se rendre à l'évidence : je ne suis pas Miss Dalloway, et organiser une fête, c'est pas chose aisée. Après une période de répit, où avec mon homme on se l'est coulé un peu trop douce, l'imminence de l'évènement fait que les préparatifs reprennent de plus belle. Hier, c'était le tour du case-tête infernal, le plan de table. Déjà, la partie PS, ils sont grave chiants. Faut connaître les histoires personnelles, veiller à ne pas mélanger ceux qui se sont affrontés méchamment par le passé, et bien séparer les chapelles inconciliables. Du coup il reste toujours des trous à remplir, mais avec qui? Pas avec les espagnols, ou du moins, ceux d'entre eux qui ne pigent pas un mot de gavacho. Je sais par expérience que le mélange de langues ne donne rien du tout, la mayonnaise ne prends jamais. Arf. Et ce groupe, qui est trop nombreux, et celui, là, trop petit, commencent à me les briser menu, je sens que je vais commencer à te les découper vite fait, trois par ici, deux par là, et hop, le tour est joué. et désolé pour ceux qui ne seront pas satisfaits, il n'y a pas de service après-vente !

08/02/2007

08/02/07 - 15:23

Où Asbel tente une petite mise au point


Petite fondue entre potes, hier soir, à l'occasion de l'anniversaire de J, dans un resto près de la Daurade dont l'acceuil n'a pas été des plus sympathiques.
A mon habitude, j'arrive passablement en retard, et apparament ça a jasé, sur moi qui plus est. Chris est la première d'une petite série d'amis à discuter avec moi de mon post de Dimanche, qui n'a pas toujours été bien compris.
Une affirmation en particulier est incrimminée, quelque chose du genre "vous, les hétéros, vous ne pouvez pas tout comprendre". Hum. Je me souviens avoir été emporté par la discussion au point de ne pas toujours être très pertinent, mais une bêtise manichéenne pareille, ça m'étonnerait.
Je me relis donc ce matin, et je tombe sur l'affirmation en question, dont voici les termes exacts :

J'ai "besoin d'un espace de socialisation homosexuel, pour parler de problèmes spécifiquement homosexuels, sur les quels vous pouvez m'être que peu utiles."

Bon, j'admets que la formulation n'est pas des plus heureuses, car elle semble signifier implicitement que je mets en doute votre emphatie, votre capacité à comprendre, votre sensibilisation à la question, ce qui était loin d'être mon idée. Il me semble évident que si vous êtes mes amis les plus proches, c'est parce que ces trois points ne font aucun doute.
Mais après relecture, le sens littéral de la phrase ne me semble pas si idiot. Oui, en tant qu'homo, j'ai des problèmes, des besoins spécifiques (l'adjectif n'avait pas été apprécié, mais je le maintiens), que vous pouvez parfaitement comprendre mais sur lequels vous pouvez difficilement m'aider. Imaginons, demain nous décidons d'acheter un appart avec mon homme (bouh les bourgeois!). Je doute fort que Manu puisse m'orienter vers un conseiller juridique calé sur ces questions, et qui pourra nous renseigner sur comment nous protéger en cas de pépin. J'ai aussi du mal à imaginer que Dibi puisse m'aider à faire un dossier béton si je décide de m'engager dans un projet d'adoption ou de co-parentalité. Dernière hypothèse, je suis victime d'un cas flagrant de discrimination au boulot. Ça tombe bien, Etienne est syndicaliste, dans la même structure que moi de surcroît. Mais je peux avancer sans trop me tromper, qu'il sera à moi d'apporter la documentation nécessaire, car malgré toute leur bonne volonté, les syndicats commencent à peine à être familiarisés avec ce genre de questions.
Et ne parlons pas d'autres services et structures "communautaires", qui moi, me concernent peu, mais dont l'utilité est indéniable, et dont le plus flagrant sont les campagnes de prévention adaptées aux comportements sexuels des pédés...
Bref, quitte à passer pour le pire apôtre de la guethoïsation volontaire, pour celui qui refuse l'altérité, je maintiens qu'il existe des problèmes spécifiques, et un besoin de communiquer sur eux. :P
Mais pour nous reconcilier tous, je vous invite à l'action de visibilité prévue pour la Saint Valentin : un kissing collectif à Esquirol, à 18 h. Ça vous tente?

07/02/2007

07/02/07 - 17:42

Où Asbel tire sur une ambulance


Ce qu'il y a de formidable avec les posts d'un célèbre Gaïen de droite, c'est qu'ils nous livrent, à son état brut, la matière dont est formée la pensée politique de la droite, avant qu'elle ne soit polie par la confrontation au réel, la réflexion critique, l'autocensure, ou la centrisation inhérente aux études politiques.
Se promener dans le blog de ce gaïen c'est en effet comme visiter un chantier abandonné : les réactions épidermiques sur lesquelles s'appuie toute construction idéologique sont laissées à l'air libre, impudiquement exhibées, et l'observateur attentif y trouvera de quoi se réjouir.

Aujourd'hui par exemple, il répond ainsi à ces horrible gauchistes qui mettent en doute l'impartialité de la presse :

"Je ne suis pas aussi sur que cela que la presse soit à la botte de M. Sarkozy ou de qui que ce soit, il y a une certaine liberté de la presse... Voir le canard enchainé, charlie hebdo..."

Passons sur la formulation de la première phrase, dont la prudence laisse entendre que monsieur nourrit encore quelques doutes sur l'impartialité de la presse : qui ne nie pas résolument, acquiesce..

Le mieux c'est sans doute le qualificatif "certaine" apposé à "liberté de la presse", qui devient ainsi une valeur quantifiable, et donc modulable en fonction des nécessités politiques du moment. Or si le Canard Enchainé et Charlie Hebdo sont les garants de cette liberté, le dernier bastion avant la dictature, je suppose qu'en ce moment on doit être très bas dans l'echelle de libertométrie.

Le pire est que cette affirmation, qui pourrait être la conclusion d'une critique acerbe du système, est présentée comme quelque chose de souhaitable, qui dans tous les cas ne l'empêchera certainement pas de voter M. Sarkozy.

06/02/2007

06/02/07 - 16:16

Où Asbel constate qu'effectivement, tout fout le camp


Lorsqu'à 19 ans j'ai commencé à fréquenter les rares "hot spot" de la ville rose, une de mes motivations, je l'avoue, était de me procurer ces petits magazines gratuits qui pullulaient à l'époque, avec des dossier chocs du genre "les homos et l'armée", qui étaient à la sociologie et au journalisme ce que Nicolas Hulot est à la politique.Mais bon, on se construit comme on peut, internet n'existait pas et j'avais un besoin rageant de repères, quitte après à les dénigrer, à m'en éloigner. Et j'ai toujours appris davantage en lisant, même les nullités les plus consternantes, que par tout autre moyen.

Je croyais que les nouvelles technologies avaient eu raison de ces sous-produits. A tort : Samedi, je descends aux toilettes du settanta-cinque (en italien of course!), et je tombe sur un nouveau magazine gratuit d'assez belle facture, surtout en comparaison avec les montages grossiers d'antan. L'ensemble est assez arty, avec belles photos, papier cartonné, et tout et tout, et répond au titre sugestif de prends-moi. Mais autant les montages design peuvent me plaire, autant le style d'écriture qui va avec m'insupporte au plus haut point. À mes risques et périls, je feuillette le contenu. Il s'agit d'un spécial dédié à l'analyse de la culture du risque chez les gays. Je lis le portrait de Tristan, jeune séropo, écrit dans un style incompréhensible, avec de vraies pépites dont voici la meilleure :

" Certes, pour ce "sujet de l'inconscient" que nous sommes tous, le risque est le dérivé du fantasme, image ou scénario caché, sorte de vocabulaire interne, privé, qui donne du sens à ce qui apparemment n'en a pas. Il se dessine ainsi, derrière l'aspect solaire (?????) de Tristan, une image en négatif, une pietà, un fils gisant dans les bras maternels, une condensation de son histoire qui lui désigne un destin, dans ce corps à corps de la mère sacrifié et de l'enfant martyr. "

Mouais.

Bah ils sont pas sortis de l'auberge les jeunes ados homos si c'est avec ça qu'ils doivent se construire.

05/02/2007

05/02/07 - 21:40

Où Asbel est contraint à l'exil politique


C'était déjà le cas avec mon ex, aux temps sombres ou la droite gouvernait encore en Espagne, et que le JT de La Primera était un organe de propagande officielle à faire palir TF1. En arguant je ne sais quel besoin de pratiquer un espagnol qu'il parlait déjà parfaitement, il s'obstinait à regarder le dit JT tous les soirs sur TVE internationale. Or la seule voix d'Aznar, entendue de la cuisine, suffisait à me mettre dans tous les états, et je finissait par débrancher la télé sur une décision unilatérale et sans appel qui ne manquait pas de provoquer une belle engueulade de couple.

A nouveau je suis obligé de m'exiler du salon, où mon homme a été pris d'une "know-your-ennemy" attitude, et a décidé dans un élan masochiste de s'infliger les trois heures de l'autre con. J'admire son sang froid : moi, mon irritation dépasse le seuil de tolérance au bout de seulement quelques secondes. J'en ai l'estomac noué et je me demande comment quelqu'un qui transmet un aussi mauvais feeling peut être aimé de quelqu'un. Du coup, pour moi ça sera plutôt régression attitude cette campagne. Comme les bébés avant je ne sais quelle phase de développement, tout ce qui n'est pas dans mon champ de perception n'existe plus, et je peux ainsi, par la seule force de ma pensée, faire disparaître des fils de pute comme Sarko.

05/02/07 - 16:46

Où Asbel vérifie qu'il est fort difficile d'échapper aux impératifs sociaux


L'insouciance de la jeunesse, ce n'est pas seulement un lieu commun plus que rebattu, c'est aussi une vérité comme un temple.
En DEUG, j'étais capable de sécher tout un semestre et d'arriver le jour de l'examen avec une connaissance approximative du programme. Je vous assure, ça ne m'a jamais ôté la moindre seconde de sommeil.
Et aujourd'hui, 27 ans, une rentrée de deuxième semestre légèrement bâclée, et voici que je me retrouve le dimanche soir à tourner en rond dans mon lit.
J'ai beau relativiser l'affaire, me dire que de toute façon, on s'en branle, le travail, c'est aliénant, c'est pas moi, ça définit pas ce que je suis, c'est pas ça qui me rend heureux, rien n'y fait.
Je suis programmé depuis ma plus tendre enfance pour culpabiliser au travail, et tous les efforts pour me défaire de cette emprise sont vains.

04/02/2007

04/02/07 - 14:02

Où Asbel assiste à un débat participatif


Longtemps je me suis méfié du tissu associatif gay, où je croyais voir reproduit le schéma normatif dont ils accusaient l'ensemble de la société. Cette méfiance était évidemment fondée sur une ignorance absolue, vu que je n'avais jamais poussé la porte d'une quelconque association. J'opérais un amalgame éhonté entre les représentations dont je disposais par les médias, ce que je voyais dans les commerces et les produits (pseudo)culturels gay, et ce que j'espérais trouver dans ces assoces.

L'erreur a été depuis corrigée, et notamment grâce à HES, qui organisait hier à Toulouse un débat participatif autour des questions LGBT. Sur le principe des débats participatifs, mes impressions ont confirmé l'idée que je m'en faisais. En tant qu'outil décisionnel, ça vaut pas grande chose : je me fais peu d'illusion sur la capacité qu'ils auront à infléchir le programme de notre candidate. Mais il s'agit quand même d'un lieu d'éducation politique, où les assistant s'imprègnent d'une série de concepts et d'argumentaires. Et pas que dans un sens : hier, c'est probablement les élus locaux hétéros dans la salle ceux qui ont le plus appris et ceux qui sont sortis avec un argumentaire clé en main pour des futurs débats.

En fait espérons, parce qu'ils n'étaient pas très fût fût, hier, les cadres du parti présents. Les ségolénistes avaient envoyé la crème de la crème, dont un des poids lourds, probable futur premier fédéral, un mec qu'il suffit de regarder pour comprendre qu'il s'agit d'un gros con. Trois accolades hypocrites, quatre poignées de main bien choisies, une intervention complètement à côté de la plaque et loin des problématiques soulevées histoire d'occuper un peu d'espace verbale, et il se casse. Arf. J'en ai eu le ventre retourné en imaginant l'ascension qui l'attend lorsque Ségolène sera présidente, mais bon, tout est question de priorités, et je préfère sacrifier la fédération à cet imprésentable que faire rentrer l'ensemble du pays dans un cycle de régression et de répression.

Face à cette pauvreté intellectuelle des cadres socialistes, les intervenants extérieurs du tissu associatif toulousain n'ont pas eu du mal à briller. Le coordinateur LGBT était tout simplement époustouflant, et j'aurais pu rester des heures à l'écouter parler. Mais sans doute le plus émouvant était ce trans quadragénaire, au discours parfaitement construit et transpirant une sagesse certaine, très loin des représentations dont on dispose, fondées au pire sur les travelos brésiliens du Bois de Boulogne que l'on voit sur Envoyé Spécial, au mieux, sur les personnages haut en couleurs des films d'Almodovar.

Le débat s'est clôt sur une intervention assez intéressante d'un mec qui nous prévenait encore une fois de la violence des combats qui nous attendent autour de la question du mariage gay, et qui s'inquiétait du peu de motivation que montrent ceux qui devraient être nos alliés objectifs, les forces progressistes de ce pays, nos amis et nos familles en gros, ceux qu'on aime, mais qui commencent à considérer que nos revendications relèvent aujourd'hui du confort, de l'accessoire, alors qu'il s'agit peut-être de la dernière discrimination légale inscrite dans la constitution, ceux qui, comme El pibe écrivait ici même dimanche dernier, pensent qu'aujourd'hui on s'en fout un peu d'être homo ou hétéro, qui comme Manu dénoncent parfois le communautarisme gay, ou qui comme Etienne ont rigolé doucement quand j'évoquais, au détour d'une phrase, la sous-citoyenneté homo. Au vu des problèmes qui subsistent encore en violences homophobes, discriminations au travail, héritages expoliés ou autorités parentales déniées, nous n'avons manifestement pas la même conception du confort et de l'accessoire.

03/02/2007

03/02/07 - 11:40

Où une conversation anodine réveille les angoisses cachées d'Asbel




Petit coup de fil de papa Asbel avant de dîner. On parle pratique, en commentant les détails d'organisation du PACS, le nombre de bouteilles qu'il faudra amener (beaucooooup!), les gens susceptibles de boire ou pas. Puis il assène :

- De toute façon, dans la famille, il y deux branches nettes : ta mère et toi d'un côté, ta soeur et moi de l'autre.
- Gnéeee ??!!
- Bah oui, c'est une évidence scientifique, c'est tes gènes Sansa, rappelle-toi ton grand-père, toujours les lèvres noires à tous les repas, exactement comme toi.
- Nan meuh je rêve ou je suis entrain de me faire traiter de saoulard?

Je raccroche vexé, et commente indigné l'affaire à mon homme, qui me congratule, en guise de soutien moral, d'un éclat de rire bruyant. Arf. Je pense que je dois interpréter son hilarité comme un signe d'acquiescement aux propos de papa Asbel.
Tanpis. Je suis seul au monde et personne ne comprend ma douleur.
Pour le coup, et vu qu'en ce vendredi soir tous mes copains m'ont lâchement abandonné pour vaquer à des occupations diverses, j'ouvre le frigo, débouche une bouteille de Jurançon, et la descend paisiblement avec mon homme devant quatre épisodes de Samouraï Champloo.

02/02/2007

02/02/07 - 17:50

Où, au risque de décevoir Flawless, Asbel éprouve des envies de meurtre


Très choupinou l'accordeoniste qui me gratifie depuis voilà une heure d'une charmante performance artistique juste en bas de ma fenêtre. Vraiment à mon goût.
Je l'inviterais bien partager mon lit douillet dans cette froide et triste après-midi de Janvier, si je n'étais pas grave à la bourre dans l'écriture de mon article. Mais du coup, loin de trouver amusantes, car tellement décalées, ses reprises à l'accordéon et volontairement fausses de Début de soirée, Cloclo et Johny (Berte, j'ai pensé très fort à toi...), je suis irrité à chaque fausse note chantée, surtout lorsqu'il monte dans les aigus. Arf. My kingdom for a fusil.


02/02/07 - 10:57

Où Asbel se dit qu'il ferait mieux d'arrêter les drogues avant qu'il ne soit trop tard




- Photo et chanson hyperchola à la durée de vie limitée -

01/02/2007

01/02/07 - 11:24

Où Asbel arrive à la conclusion que le travail, c'est vraiment aliénant.


Il devient vraiment impératif que je me sorte les doigts du cul et que je me mette sérieusement à bosser. Mais bordel, ce que je peux parfois détester le travail! Il faut vraiment être de droite pour avoir tout le temps ce mot à la bouche, tel une incantation magique. Travaillez! Travaillez! On dirait de la propagande soviétique...
Je pense à mon père, qui avec les années et leur sagesse, a finalement compris que le désordre, que par son éducation franquiste il craignait au-dessus de tout, c'est bien la droite qui le génère. Et ce glissement politique s'est accompagné d'une aversion grandissante au travail, qui pourtant était la clé de voûte de son système de valeurs.
C'est vrai que la réussite professionnelle ça peut être bien. Je ne vais pas jouer les faux modestes, j'y ai goûté aussi, à mon échelle. Lors que j'ai présenté de bons articles, que j'ai réussi des concours, que j'ai obtenu des bourses au mérite, c'est vrai, mon égo gonflait, j'étais sur un nuage, j'étais le plus beau et le plus intelligent du monde. Mais pendant combien de temps? 24 heures? 48? 72 tout au plus? Qu'est ce que ça pèse à côté de toutes les misères quotidiennes du monde du travail? Pèsera-t-elle vraiment, cette réussite, quand à 40, 50 ans, je regarderai en arrière et ferai un premier bilan du chemin parcouru? J'en doute fort...

 




L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



Pochettes clickables...

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