Nord enllà

Match Point attitude
Revenir à londres, après 10 ans, c'est un curieux exercice de nostalgie. Londres, mon amour d'ado, mon premier amour.
"Que cansat estic de tu, trista i disortada terra, i com m'agradaria allunyar-me nord enllà", écrivait Salvador Espriu après la guerre civile. Comme je suis las de toi, pays triste et abîmé, et comme j'aimerais m'éloigner, là bas, vers le Nord.
De sa Barcelone natale, Asbel adolescent rêvait de grandes capitales européennes. Paris, Londres, Berlin ont été mes premiers voyages, puis, ce fut un virage à 180 degrés, vers les rivages familiers mais toujours surprenants de la Méditerranée.

Saint Jacques de Compostelle attitude
Revenir à Londres, c'est un exercice de nostalgie, et comme tout retour, il impose la même question : est-ce qu'on y va pour découvrir des nouveaux lieux ou dans une sorte de pélérinage pour rendre hommage aux endroits qui nous ont marqué? À mesure que les souvenirs de mes étés londoniens refaisaient surface, toutes ces heures passées chez les disquaires et les librairies d'occasion, le besoin devenait pressant de vérifier si cette petite boutique de Notting Hill existait encore. Pari risque, mais pari gagnant.

Qui a dit que l'URSS était homophobe?
Revenir à Londres, 10 ans après, c'est enfin pouvoir mettre les pieds dans ces endroits où auparavant il m'était inconcevable de pénétrer. Avec mon homme, et ma soeur, j'arpente la nuit de la capitale, et je m'attaque au gay London. Vauxhall est quelque peu décevant. Mais ce toponyme, comme tous les toponymes anglais, est tellement évocateur et chargé d'intertextualité (Ah, Morrissey!) que la réalité ne pouvait que décevoir. Le Soho est à ma grande surprise assez plaisant. Pardonnez-moi la tautologie, mais les pédés anglais sont vraiment anglais, et ça me change un peu de l'internationale pédée. Soderich est positivement charmant, malgré les mises en garde de la Lonely Planet qui risque de finir un jour à la poubelle.

No comment. Ah, si, vous avez pas vues celles sur les déco de noël...
Revenir à Londres, c'est enfin pouvoir confirmer que J avait bouffé des champignons le jour où il a tenté de me convaincre des bienfaits de la privatisation des transports en Angleterre, en jurant sur la tête de tous ses ancêtres jusqu'à la 50 ème génération qu'ils étainet moins chers qu'en France. Mais trêve de coup bas dans ces jours de fête.
31/12/06 - 21:27
Bon réveillon londonien alors !
fabulous