Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

26/12/2006

26/12/06 - 22:15

"Nous ne revenons pas à la maison pour noël car nous n'en sommes jamais partis"




Félicitations! Jamais dans ta putain de vie tu n'auras de maison! Flyer de l'association V comme Logement.

Cette année, sous le bonheur des retrouvailles, une légère morosité règne chez mes cousins et amis. Ça y est, on a fini les études, et maintenant? De toute évidence, les 3 ou 4 % de croissance annuelle en Espagne des dernières années n'a pas touché les 25-35 ans. C'est la tranche des "mileuristas", les diplômés et travailleurs qualifiés qui gagnent moins de mil euros, et dont l'espoir d'accéder au logement s'effrite. Pas étonnant quand cette croissance est due quasi exclusivement au tourisme, à l'immobilier, à la banque et à l'agriculture (en exploitant bien sûr les clandestins), et que l'on cumule en même temps les taux de productivité au travail et d'investissement en recherche les plus faibles de l'Union Européenne.
Le 24 au soir, petit tour de table des cousins pour se mettre au jour des nouveautés. Alors en Cracovie, pas trop froid? Toulouse, oui, je te conseille vraiment, si tu veux je te loge pendant que tu cherches quelque chose… Paris, oui, moi j'ai jamais réussi à m'adapter, donc je te comprend parfaitement. Ah bon, t'as trouvé un job à Mexico? Tu pars quand? Moi aussi je peux te loger!
Et c'est les oncles et les tantes qui se résignent à voir partir leurs enfants chéris de plus en plus loin. Au moins ils ne les auront pas dans leurs pattes à la maison jusqu'à 32 ans, la moyenne d'âge des espagnols qui quittent le foyer familial.
Aujourd'hui, vers 18h 30, petit café entre potes pour décompresser et fuir ces fêtes de famille qui n'en finissent pas : le catalan qui a instauré la tradition du repas de la Saint Etienne était un vrai sadique. A a ramené des amis à elle, qui travaillent tous désormais de l'autre côté des Pyrénées. Toulouse et Nice.
Du coup, quand j'entends parler en France de fuite des cerveaux, je rigole un bon coup.
Et quand je lis des articles sur le miracle espagnol, je suis carrément mort de rire. La croissance non répartie, qui en veut?

commentaires

26/12/06 - 22:43

Hooooooooooolaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!
Felicidades Querido A. San !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Vos tenés un problema con los migrantes ecuatorianos clandestinos que cultivan el brócoli en las huertas del Sur de España??? Bueno, no, qué sé yo, porque si tenés un problema, podemos hablar, che, de eso, hé, o sea, te digo, qué sé yo, es un tema que manejo bastante seguido jajaja... tanto que apenas de vuelta por el viejo continente, ya estoy escribiendo un puto artículo que tengo que entregar yaaaaa. Ni me dieron el tiempo de digerir las cantidades de chocolate que morflé con la familia, los sobrinos, los amigos (tampoco el foie gras, etc etc etc, e ni hablar de los vinos...)! 'toy re bien allá, pero una Navidad con 40 grados y helados y frutas, no hubiese podido : se necesita el frío (¡hoy nevó!!) ... y las calorias para resistir al frío !!!

Un beso grande y 'ta pronto !!! Disfrutá tu tierra que tantos sudamericanos quieren... (el papá de Lou está en España... mirá el milagro "gallego" jeje)

Abrazooote

Ciaociaooo

ju

26/12/06 - 22:51

"che, de eso, hé, o sea, te digo, qué sé yo, es un tema que manejo bastante seguido"
Bastante seguido???
Lol, je te jure en te lisant J'ENTENDS l'accent argentin!

Tres bonnes fêtes à toi aussi!
besoooooooos

A

26/12/06 - 23:25

beh "assez souvent" quoi, on dit pas comme ça?? j'y peux rien, hein, moi, je fais pas exprès, hein,... non mais oh... allez, je retourne manger mes alfajores avec mon mate.
pfff.
un abrazote
ju

27/12/06 - 11:56

J'ai été surpris de voir que, selon les dernières études, le taux de chômage de l'Espagne (9%) passe en tête de ceux de l'Europe, aux côtés de l'Italie, juste avant l'Allemagne et bien avant la France...

28/12/06 - 10:06

Asbel, le titre de ton billet pourrait être celui d'un film français qui se passerait dans une maison de campagne quelque part en TOuraine où des couples de trentenaires parisiens, dont certains sont amis d'enfance, se retrouvent par inadvertance au cours de leur vacances et à l'occasion de l'enterrement de la mère de l'un d'eux, et se mettent à échanger leur souvenir faisant ressurgir les nons-dits, les vieilles querelles et les inimités oubliées.
Ce serait une réflexion profonde sur le sens de la vie urbaine, sur le couple ( évidemment), la famille, le sens de l'amitié,la vanité du sexe comme mode de domination sociale et la fragilité du bonheur qui est quand même dans le pré.

29/12/06 - 13:00

Vive les okupas! Mort au capitalisme!
Bonnes fêtes et consommez bien....
:)

















Rabat-joie!

30/12/06 - 10:45

Ah, ces fêtes où l'on retrouve les cousins qu'on ne voit jamais ailleurs qu'à Noël, aux gros anniversaires et aux enterrements.
Mais alors quand ceux-là sont aux quatre coins du globe (qui n'est pourtant pas carré), ça donne de sacrées discussions sur l'état du monde, de la famille (la grande où chacun revient et la petite de chacun ailleurs), du travail de chacun, de l'avenir...
Ce que tu décris de vos exils répétés est à la fois une opportunité d'avoir des attaches à d'autres endroits de la planète et le signe inquiétant d'une inconsidération des "talents nationaux" par les gouvernants espagnols (et ce ne sont pas les seuls)...

Joyeux Noël international !

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
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