Obsèques festives
Vendredi 1er Décembre, sur ma boîte à mails :
Chers amis, pour ceux d'entre vous qui ne seraient pas encore au courant, ma thèse a officiellement rendu l'âme cette semaine - je vous rassure, elle n'a pas souffert, et moi encore moins. Les obsèques festives seront célébrées à la chapelle [xxxxx] aux alentours de 21h, samedi 9 décembre.
Amenez à boire (nous veillerons dans le plus pur style sicilien old school) ou un dessert, comme bon vous semble. Et faites passer le mot à tous ceux que j'ai oubliés dans la liste.
Bises à tous,
Dibi
Samedi 9 Décembre, chez Dibi
Il y a eu le discours de l'hôte. Les remerciements à tous les présents, à ses
camarades de promo sans qui Dibi n'aurait même pas réussi à s'inscrire en DEA, à son indescriptible directeur de thèse, sans qui cette aventure interrompue trop tôt n'aurait sans doute pas eu la même saveur, et qui a imposé un sujet qui d'avoir été mené à terme aurait été un sérieux candidat aux prix ignobel, et au contribuable français, sans qui cette fête n'aurait pas eu lieu.
Puis c'est l'ambiance backroom, la baise en moins (rhaaa, ces hétéros!). Musique à fond. Dibi et Pouv, deux improbables fans de rap hardcore au look aussi bad boy que la famille le Quesnoy se lâchent. Life ain't nothing but bitches and money suivi d'une reprise NTM version paysan du Tarn. M bouge son buddy sur la table. Manu est arrivé. C'est là la partouze? Les filles qui le connaissent pas nous lancent un regard interrogatif. Laura Brannighan réussit à me faire décoller du canapé, canapé qui quelques heures plus tard rendra l'âme sous les assaults conjugués de Floflo cousinefucker et Guigui. La cousine en question a décidé de draguer, mais s'y prend mal à exhiber son chiraquisme (Si, si, ça existe, et elle a notre âge!) dans une assemblée plutôt gaucho. Mignone, certes, mais il y a des façons plus sexe d'ouvrir la conversation... La mort du parquet est plus lente et douleureuse que celle du canapé. Il agonisera longtemps entre verres mi-renversés et cendres de pétard. Tard dans la nuit, Guigui lui porte le coup fatal en aspergeant la piste de danse de toute une bouteille d'eau, sous le regard résigné de notre hôte. Tard dans la nuit, j'agonise à mon tour sur le canapé défoncé, résigné aussi face à mon homme qui enchaîne les vodka comme du petit lait, et dont je sais désormais qu'il sera le dernier à partir. J'erre au milieu de rêveries alcoolisées, quand You spin right round (baby rignt round) arrache mes dernières ressources. C'est le moment de passer quelque chose qui achève la soirée. C'est fait avec du bon reggae soporiphique.
Un peu plus tard, dans le lit, mon homme a décidé de pas me laisser dormir et débite à toute allure un discours icompréhensible. Je sors le grand jeu. Une claque pour qu'il se calme, je simule ensuite une petite colère (il est tellement bourré qu'il gobe mon jeu d'acteur minable), et voilà qu'il se retourne dans une grognement à peine articulé et qu'il s'endort en trois secondes. Je ne tarde pas à le suivre.
10/12/06 - 20:34
Asbel!!
En flagrant délit de transformation du réel je te prends!
Mais comme c'est dnas une entreprise littéraire, je te pardonne.
En effet, dans mon souvenir, je suis arrivé avant toi, tu n'as donc pas pu entendre mon propos à l'arrivée. C'est donc qu'on te l'a raconté.
Je tiens d'ailleurs à préciser et à nuancer. J'ai bien dit " C'est bien ici la partouze?" et non pas " C'est là la partouze?"
Nuance de taille.
Et puis sinon j'ai plein de belles photos chaudes à la charge de beaucoup d'individus.
Et en particulier de ton homme qu'il faudra un jour interroger sur les accès d'hétérosexualité qui semble le prendre dans ses moments d'ébriété!
manu (visiteur - site web)