Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

06/12/2006

06/12/06 - 11:41

Je ne suis pas un héros


Janvier 1939, tout près de la frontière française. Rafael Sánchez Mazas, ancien numéro deux de la phalange, a réussi à tromper la surveillance de ses gardiens et s'enfuit dans les bois, traqué par les bribes de l'Armée Républicaine qui se console de la défaite et de l'exode qui commence en fusillant à tour de bras les derniers prisonniers fascistes.
Dans sa fuite, Mazas tombe nez à nez avec un très jeune soldat républicain qui finalement lui sourit et le laisse filer. Pour le romancier Javier Cercas, qui s'est inspiré de ce fait réel dans Soldados de Salamina, ce jeune soldat est l'archétype du Héros des temps modernes. Celui qui fait instinctivement ce qui est juste, au bon moment.

De toute évidence, moi, je ne suis pas un héros. J'ai beau proner les valeurs démocratiques, devant les gens de droite j'ai le plus grand mal à rester serein. Hier soir, repas convivial au Cornet à fondues. Sarkozy est nommé, et blam, voilà que je réussis à te gâcher l'ambiance en un clin d'oeil. Je me demande si je suis vraiment capable d'avoir de amis de droite.

En 1935, les intellectuels phalangistes et communistes discutaient encore fraternellement sur les terrasses et les bistrots de Barcelone et de Madrid. Quelques mois après, il se fusillaient les uns les autres. Si ça venait à se reproduire, est-ce que je bougerait mon cul pour tenter de sauver mes amis emprisonnés? Et si c'était l'inverse?

Et enfin, la seule question vraiment importante, car la politique fiction, finalement, on s'en branle un peu : comment est-ce-qu'elle fait l'adorable Claire Fischer pour épouser un républicain (outre le fait qu'il soit carrément sexy)?

commentaires

06/12/06 - 13:12

le livre est un délice
le film est pas mal non plus...
pour le reste un peu de diplomatie (de tps en tps)

06/12/06 - 14:53

J'ai adoré les deux. C'est parfois un peu forcé, mais c'est qui leur donne leur côté pafaitement rond et efficace..

Quant à la diplomatie, je m'entraîne. Ma violenec verbale sur le net, par exemple a significativement baissé par rapport au début. Mais la route est longue, et la pente est rude...

06/12/06 - 23:24

Ahhhhhh !!! J'ai encore vu la dernière saison de Six feet under ! Et là, tu viens de me gacher ma soirée ! C'est scandaleux. T'aurais au moins pu prévenir que ton post contenait un spoiler !

06/12/06 - 23:34

Rassure-toi, Janeck, Asbel n'a pas vraiment dit la vérité...

Pour répondre à cette question, je dirai qu'il est un peu républicain, mais dans la catégorie "belles valeurs chrétiennes", pas "gros con égoïste", c'est plus facile.

07/12/06 - 00:18

Et de toute façon, Janeck, la dernière saison a des surprises bien plus grosses, donc t'inquiète pas :)

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
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