Qui a peur de ranger sa table de nuit?
Hier soir, en me couchant, j'ai eu envie d'écouter encore un peu Adso de Melk disserter sur l'écart subtil qui sépare l'action et la volonté de transformation. Je cherche donc mon livre en cours un peu partout, sous le lit, à côté, sur le bureau, dans les chiottes, mais il reste introuvable. En dernier recours, et sans trop d'espoir, je jette un coup d'oeil sur les étagère de la table de nuit (car qui aurait l'idée d'y garder un livre de chevet?). Là, c'est la grosse surprise. A la place du mélange chaotique de vieux papiers, vieux chargeurs, vieux lecteurs, vieux préservatifs et vieux tubes de gel (et pas si vieux), reigne une ordre impécable.
Interrogation spontanée : mais qui donc a rangé mon bordel? A moins d'être victime d'un grave trouble mental, je peux affirmer qu'il ne s'agit pas de moi. Sans trop me mouiller, je peux aussi avancer que c'est pas mon homme non plus. Il nous reste donc une seule possibilité.
J'ai ommis jusqu'à présent de faire référence dans ce blog à un changement majeur dans ma vie. Faut dire que j'assume pas trop encore. En effet, mon homme et moi avons franchi un palier supplémentaire dans notre (irréversible?) processus de boboïsation. Nous avons engagé une femme de ménage. Ayant les deux horreur des tâches ménagères, ça devenait une nécessité vitale. Mais permettre à une étrangère de rentrer dans l'intimité d'un couple homo n'est pas la chose la plus évidente qu'il soit. Surtout que sur un malentendu, personne l'avait mise au courrant de nos moeurs particulières. Certes, l'ambigüité n'a pas duré longtemps. Le soir même, en rentrant, les magazines de la table basse étaient soigneusement disposés en piles, avec un des fabuleux cover-boys de Têtu tronnant majestueusement au-dessus.
S'il restait un doute sur l'hypothétique gêne de notre employée (mon homme est parfois un peu parano...), il s'est envolé hier soir. L'amour avec lequelle elle a disposé nos affaires intimes semblait une invitation à jouir sans tabous des plaisirs de la chair.
28/11/06 - 13:02
Excellent !!
Whaou... Vous avez trouvé la perle rare, alors !
Moi j'oserai pas. Et rien que d'imaginer une femme (de ma famille ou étrangère) ranger capotes, gel, magazines ou le reste du bordel, ça me met mal à l'aise...
Mais un jour, moi aussi je serai grand et j'aurai ma femme de ménage :p
fabulous