En appendice à mon post d'avant-hier
Dans un élan de culpabilité citoyenne, je tente de rattrapper mes lacunes en politique espagnole pendant cette campagne. Pour une fois donc, la chaîne espagnole internationale, où d'habitude on ne diffuse que des publicités insuportablement longues pour relancer le tourisme dans l'une ou l'autre des communautés autonomes, va m'être de quelque utilité. Hier, tard dans la nuit, alors que je comptais me prendre une petite dose de clip musicaux, je tombe sur une émission politique avec comme invité Joan Puigcercós, chef de file des nationalistes catalans de gauche à l'Assamblée (Eloy, ne me tue pas, mais je l'ai trouvé vraiment bien). L'emission tout en étant assez sérieuse, vise un public large, donc les producteurs ont mis toutes les chances de leur côté. La présentatrice est une bombe sexuelle (faudrait d'ailleurs faire remarquer à France 2 qu'il y a plus bandant qu'Arielle Chabot ou Yves Calvi comme présentateurs), et pour éviter les longs discours politiciens, au bout de 59 secondes de temps de parole le micro de l'invité débande dans une sorte de coïtus interruptus. Bref le tout est un peu trop show bizz, mais assez efficace.
Une heure après, j'éteins la télé un peu inquiet. Je crains que le gouvernement Zapatero n'amorce aujourd'hui le même mouvement qu'avait amorcé en 2000 le gouvernement Jospin. Je ne saisis pas grande chose à la politique, mais j'ai cru comprendre que le maniement ministériel de Jospin en 2000 n'avait pas été des plus heureux, et qu'il avait ouvert une période plus timorée, où le premier ministre et son entourage avaient fait preuve de moins de courage qu'auparavant.
En Espagne, l'actualité politique, outre la campagne catalane, est centrée sur le vote du budget 2007. Les budgets 2005 et 2006 avaient été votés avec l'appui parlementaire des communistes-verts et des nationalistes catalans de gauche. Aujourd'hui, le PSOE présente un budget plus timide, qu'il fait passer avec l'appui des nationalistes basques et catalans de droite. L'ensemble des forces de gauche critiquent notamment son manque d'ambition dans l'épineux problème de l'acceuil des immigrants, gros défi actuel de l'Espagne, et son renoncement dans la lutte contre le travail au noir et le travail précaire, les deux fléaux de notre marché du travail.
Après deux ans et demi de travail législatif soutenu, avec de nombreuses lois qui à mon avis allaient dans le bon sens, le gouvernement socialiste serait-il entrain de jetter l'éponge et d'attendre patiemment les élections de 2008?
Et à part ça, et si je bougeais mon cul et j'allais m'acheter El País moi? Ça commence à faire longtemps là...
19/10/06 - 18:44
A quoi ça sert d'attirer des spectateurs, si c'est pour qu'ils regardent les nichons de la présentatrice sans rien écouter du débat? Au moins sur LCP, ils ont compris: ils ont pris le journaliste du PAF qui a le moins de sex appeal. Un vrai physique radio...
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