Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

26/09/2006

26/09/06 - 11:58

Où des impératifs professionnels m'empêchent de profiter pleinement de mes retrouvailles


Quelle est l'obligation d'un jeune homo en retrouvant son homme et son lit après 4 jours dehors et presque 9 heures de train? Vous avez tous deviné, oui. Il doit en en effet se speeder parce qu'il arrive en retard au dîner de rentrée de son équipe de recherche. Funky mon arrivée à Toulouse!
Rasage, habillage et parfumage express et me voici à nouveau dans la rue. Dernière hésitation avant de remonter vers le capitole. Et si j'appelais pour m'excuser? Faut dire que je suis complètement crevé. J'ai dormi à peine 2 heures, enchaînant la soirée de clôture des fêtes de Barcelone et un horrible train de cercanías aux sièges en plastique dur. Note pour moi même : cette fois, c'est vraiment la der des der. Désormais, je hais le train. Et je pèse mes mots. Je dois être dans la phase sadistico-haineuse du processus de rupture affective. Je me surprends en effet à rêver voluptueusement de privatisations et de licenciements de masse. Dans quelques années j'en rirai peut être et me souviendrai avec nostalgie de ces heures à attendre en mangeant les sandwitch déguelasses du bar Terminus.
Je suis donc plus que crevé en rentrant dans le petit resto où on s'est donné rendez-vous. Ma directrice de recherche est de très bonne humeur. Apparament, les dernières feuilles que je lui ai envoyées sont très bien. Ouf. Je me demande si je ne devrais pas l'inviter à ma fête de PACS, celle-là. Je réussis le tour de force de ne pas ouvrir la bouche pendant troute la première moitié du repas. Heureusement, les membres de mon équipe s'avèrent plus pochtrons que prévu, je n'ai donc aucune honte à me resservir du vin à souhaît. Devant, un prof me pond une tirade sur l'enthousiasme de la jeunesse, en particulier en qui concerne la recherche littéraire, et sur son relativisme à lui, issu d'un long parcours qui l'a amené à accorder que très peu d'importance à ses travaux et à la critique en général. S'il savait. C'est pas moi qui va lui en donner, de "l'enthousiasme de la jeunesse en ce qui concerne la recherche". J'argumente vaguement. J'avance qu'il faut bien s'occuper. Et, accessoirement, gagner sa vie, je pense très fort.
Mon Dieu, à 27 ans je dois être aussi désabusé que ce gentil monsieur qui frise la soixantaine. Faudrait peut être que je fasse enfin le bilan sur "mon projet profesionnel", que j'ai soigneusement évité à ce jour.

commentaires

26/09/06 - 13:19

Même pas eu le temps d'une ch'tite fellation rapidos ? :(

26/09/06 - 13:26

Ah non!
Pour les retrouvailles, faut faire les choses en bonne et due forme !!

26/09/06 - 13:39

Vous faites des diners de rentrée entre collègues ?

Ca me rappelle une discussion avec une jeune embauchée alors que j'étais en fin de thèse ; elle m'a dit à un moment : "Vous semblez aussi désabusés en fin de thèse que moi je l'étais après cinq ans de post-doc. Nous, nous étions naïfs je pense, mais ça nous donnait de l'espoir."...

26/09/06 - 13:53

Et qu'est ce qui s'est passé entretemps, dans la tête de notre génération?
(a part la dégradation constante des conditions de recherche...)
Mes collègues doctorants ne débordent pas non plus d'enthousiasme... Un peu plus que moi, mais c'est pas bien dur...

26/09/06 - 14:05

C'est bizarre, je ressens le même sentiment quant à mon nouveau métier pour lequel, bien qu'il me plaît beaucoup, je n'ai pas le sentiment de détenir de grandes idées et de grands projets.

Peut être ai-je trop parlé à des profs avant moi qui m'ont désanchanté avant l'heure...


Pour les trains, Asbel, tu es un crypto-libéral car le seul fait d'établir des opinions entre une situation personnelle et une nécessité politique et sociale est bien la preuve que notre société manque de sens.

Tous les matins dans la gare de Montpellier, je croise sur le quai d'en face le "Talgo" descendant de Montpellier à Cartagene. Il est moche et vieux. C'est ça les trains de la Renfe?

SInon sur cette ligne on croise très régulièrement des trains de la Trenitalia avec des grandes croix rouge peinte sur les wagons, fonçant à toute allure, à l'intérieur duquel on aperçoit des infirmières, des crucifix, et des fauteuils roulants en pagaille. Le train des éclopés italiens pour Lourdes. Impressionnant!

26/09/06 - 14:21

Nuance, Manu, je n'ai pas déclaré que le train c'est mal, ce qui serait une opinion, mais que je HAIS le train, ce qui relève du ressenti personnel et reste mon droit inaliénable. Puis je vous ai fait part d'un fantasme voluptueusement sadique, mais chacun sait que le propre des fantasmes est de rester des fantasme.

Le Catalan talgo est en effet, dans le large éventail de merdes que je peux prendre pour rentrer à la maison, une des plus grosses.

(bon, il ya des talgos flambant neufs, mais ils sont réservés à des trajtes plus respectables comme Barcelone-Paris ou Barcelone-Milan pas des minables Barcelone-Montpellier))

En revenant sur les merdes, j'ouvrirai pas ma gueule, parce qu'en matière de merdes, le TER Toulouse-La tour de Carol c'est pas mal aussi.

ARGGGGGGH JE HAIS LE TRAIN >:((((((

26/09/06 - 20:09

Ca doit dépendre des domaines.
Mais je pense pour nous, que de voir tous ces post-docs désabusés, ça n'aide pas à ne pas le devenir...

27/09/06 - 00:49


C'est l'impérialisme français qui ne veut pas une connection como il faut avec l'Espagne!

Et c'est l'industrie automobile et pétrolière que dit non au train, en Europe!!!

27/09/06 - 14:03

Aux armes camarades, pour une collectivisation des transports!!!

27/09/06 - 15:40


Hehehehe

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
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