Post cuitas, animal honteux, énième version
Arf.
Difficile à 6 heures de rassembler toutes les pièces d'une soirée…
Cela a commencé quelque part dans l'après-midi, alors que je rentabilisais à donf mon nouvel I-pod en saccageant l'impressionnante cédétèque du copain de mon père (bientôt mari, faudra que j'assimile un jour quand même).
Quelques heures après, j'ai rendez-vous à Canaletes. Sur un des bâtiments de Plaça Catalunya, une gigantesque pub pour H&M avec Madona. Un illuminé a réussi, par on ne sait quel moyen, à balancer un pot de peinture blanche sur la lèvre inférieure de la diva. Ça lui fait une belle gueule de salope-j'avale-tout. J'adore. Je me sens enfin à la maison.
Les gens arrivent au fur et à mesure. Arola s'est ramenée avec deux amis belges, dont l'accent est tellement exotique pour le toulousain d'adoption que je suis, que je me suis même demandé s'il ne s'agissait pas de flamands avec une maîtrise imparfaite de la langue française. Mais il s'agit de wallons 100% pur jus. Concrètement, de dessinateurs de BD travaillant pour l'hebdomadaire Spirou. En l'apprenant, j'ai du mal à cacher l'émotion. Faut dire que j'ai été abonné pendant des années à ce magazine, et que les aventures de Spirou, Fantasio, et le comte de Champignac m'ont accompagné pendant toute mon adolescence.
24 heures, on danse à Rambla del Raval. Des Touaregs jouent de la guitare électrique sur scène. Parmi l'énorme foule, des dizaines de vendeurs ambulants proposent des morceaux de noix de coco des samoussa, et des packs entiers de bière fraîche. Manifestement, la campagne de la mairie contre la vente clandestine n'a pas connu, à ma plus grande satisfaction, un grand succès. Par contre, la campagne contre la dégradation du mobilier urbain semble plus efficace. Après s'être pris quelques amendes disproportionnées, plus aucun de mes amis n'ose uriner dans les rues. Surtout qu'heureusement, le volet répression de mes couilles s'est accompagné d'un volet prévention matérialisé par l'apparition un peu partout en centre ville de pissotières modèle préfabriqué. Faut espérer que les hooligans anglais et allemands qui arrivent par milliers chaque jour pour participer à la fiesta à l'espagnole sauront en faire usage.
3 heures, la salle d'en haut du MOOG continue son ode imperturbable à la pansexualité. Le DJ se rend t'il compte au milieu de ses trémoussement qu'il est une des figures proues de la nuit barcelonaise des 10 dernières années? En tout cas, les vodkas redbulls s'enchaînent sans arrêt, dosés à l'espagnole, et c'est à peine si je réalise un peu avant la fermeture que c'est Common people qu'ils sont entrain de passer depuis quelques minutes. Bordel, ça faisait vraiment longtemps, ça me rajeunit pas tout ça.
23/09/06 - 12:14
Pendant ce temps là, il pleut à Toulouse... JE VEUX UNE VODKA-RED BULL !!!
janeck (visiteur - site web)