Déchirement amoureux
La rupture est définitive, 10 ans d'expériences partagées balayées.
En sortant, je me retrouve sans transition dans la surbondée rue Peyras. C'est la cerise sur le gâteau. Je suis là, à tirer un tronche pas possible au milieu de tous ces heureux consommateurs.
Putain merde, cagüen la puta! Ils ont supprimé le seul train qui me permettait de parcourir les misérables 350 km qui séparent Toulouse de Barcelone en moins de huit heures. Le bonheur aura été bref mais intense, un an à tout casser. Une sorte d'été indien, d'épilogue heureux dans la relation d'amour-haine qui me lie à la SNCF et qui maintenant touche à sa fin.
Longtemps, tout ça me semblait le comble du romantisme. C'était tellement glamour toutes ces gares, ces trains, ces promenades solitaires à la Tour de Carol, à Narbonne ou à Cerbère, en se trimballant un gros sac à dos, car plan vigipirate oblige, on avait fermé les consignes. C'est bien connu, la Tour de Carol ou Cerbère sont des objectifs stratégiques prioritaires du terrorisme international.
Désormais, je trouve ça uniquement chiant. Il est hors de question que je continue à perdre mon temps, alors qu'il est évident que la situation ne va pas s'améliorer. Il n'y a aucune volonté politique pour rapprocher le Sud de la France et le Nord de l'Espagne, et ce n'est pas en jumelant Casteldary-sur-garonette avec St Jaume de Lleirca que ça risque de changer.
Fini donc La SNCF. Ils n'ont pas réussi à me faire préférer le train, et pourtant, j'ai été patient. Place à l'aventure, à l'inconnu. Ce soir, j'ai rendez-vous avec un contact internet croisé sur un site célèbre (un site de covoiturage évidemment, bande d'obsédés!). L'idée me trottait dans la tête depuis un bon moment, mais les cris au ciel terrifiés de mes parents m'avaient jusqu'à présent arrêté. Plus maintenant. Rendez-vous demain pour le compte-rendu...
21/09/06 - 12:07
ouf.... j'ai cru un instant que tu allais te decider à passer ton pemis de conduire... quel soulagement... je n'aurai plus jamais osé conduire en dessous de la Loire de peur de tomber face à un Asbelus à contre-sens... oufffffffff
Breizhou (visiteur)