Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

16/09/2006

16/09/06 - 13:45

Qui a peur de la Loi 627?


Hier soir, repas de couples avec des amis socialistes de mon homme. Ça parle évidemment beaucoup politique, et je commence enfin, à force de discussions, à bien cerner ce qui oppose leur conception de la politique à la mienne (faudra qu'un jour je creuse tout ça d'ailleurs). Fort heureusement, ça ne parle pas que de politique. Le moment le plus hilarant de la soirée, c'est sans doute l'inévitable tour de table sur les histoires familiales et les folies de jeunesse des frères et soeurs des uns et des autres. J'excelle dans cet exercice : ma famille est une mine d'histoires drôles. Et ma soeur ne fait pas exception.
A 19 ans, elle s'est plantée un jour à la maison avec son copain de l'époque et une grosse balise. "Maman, papa, L vient de se disputer avec sa famille, et il va s'installer ici pour une durée indéterminée". Comme il est très difficile de refuser quelque chose à ma soeur, mes parents héritent pendant plusieurs mois d'un troisième fils. L était vraiment adorable, on a d'ailleurs beaucoup regretté quand ma soeur l'a finalement largué. Mais L était un gros consommateur de cannabis. Fauché comme il était, plus possible de se fournir correctement. Il est donc décidé de cultiver de la beuh sur la terrasse.
Comme je l'ai déjà dit, il est très difficile de refuser quelque chose à ma soeur, qui sait se montrer extrêmement persuasive dans sa façon d'imposer ses choix à la famille. Mes parents ferment les yeux une fois de plus. Pendant un printemps et un été, la première chose qu'ils verront en se levant et en ouvrant leurs volets, c'est une demi douzaine de plants de beuh. Les plants poussent, avec leur lot de parasites autres problèmes, ils sont enfin arrachés et mis à sécher dans mon armoire à moitié vide. A la rentrée, ma soeur est sur un tournage de son école d'audiovisuel. Coup de fil à ma mère : "maman, il faudrait que tu m'amènes une des tiges qui sèchent dans l'armoire d'Asbel, parce que je suis sur un tournage, et le metteur enscène, il lui faut absolument fumer de l'herbe pour pouvoir se concentrer (sic)". Ma mère, obéissante, s'exécute. Mais d'une, elle est complètement autiste, comme moi. Et de deux, elle est complètement bourgeoise. Elle ne saurait concevoir de tomber un jour sous le coup de la Loi. La Loi, c'est bien connu, elle est faite pour protéger les honnêtes gens comme elle.
Ma mère, blouse, jeans et sac Loewe à l'épaule, se prommène donc dans les rues de Barcelone, une grosse tige de beuh à la main. Quand on lui signalera, a posteriori, le danger potentiel de la situation, on n'aura en guise de reponse qu' un naïf :
"moi? mais que veux-tu qu'on me dise à moi??".

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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