Ashes to ashes, fun to funky
Jeudi 13 Juillet, plage de Portbou

En attendant la correspondance, la Méditerrané-é-e m'appelle. A l'horizon, des bombes ont commencé à tomber
Arrivés à Barcelone, j'installe les 7 membres de l'expédition toulousaine dans mon ancien chez moi, l'appart où j'ai grandi. Personne n'y habite aujourd'hui, en attendant que mes parents règlent leur différents et décident enfin ce qu'ils vont en faire. Je suppose qu'un regard extérieur jugerait que l'apart est en bon état, et qu'il garde encore un certain charme. Pour moi, y revenir s'avère de plus en plus bizarre. A mes yeux, tout devient signe du temps destructeur. La poussière, partout, alors qu'il était d'une propreté immaculée. Sur les murs, la marque des tableaux décrochés. Sur la terrasse, les pots de fleurs vides qui s'entassent. Sur les étagères, quelques objets abandonnés dont plus personne ne veut. L'effet est saisissant. Je tente de ne pas tomber dans une nostalgie stérile.
Ce n'est pas facile. Le festival de musique qui est à l'origine de l'expédition me renvoie inévitablement à mes années lycée. L'affiche est un vrai revival des années 90. Ils suffit d'évaluer la moyenne d'âge des spectateurs pour deviner qu'eux aussi étaient au Doctor music en 96, au Sonar en 97 ou à Benicassim en 98. C'est comme un grand repas d'anciens élèves, 10 ans après. Au cinéma, dans ce genre d'histoires, l'idéaliste est devenu bof, le bogoss populaire, un vrai looser, et tout est très dépriment. Je zappe ces clichés qui perturbent mon jugement et je regarde de plus près les gens qui m'entourent pendant les concerts. En fait, je trouve que dans l'ensemble, nous sommes beaucoup plus beaux et qu'on s'habille bien mieux qu'avant. Decidément, n'en déplaise à certains membres du site, un homme de 30 ans est bien plus craquant qu'un lycéen boutonneux.
18/07/06 - 08:06
Mes boutons et moi vous embrassons :o)
edeion