Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

10/07/2006

10/07/06 - 14:47

Des points communs entre Zinedine Zidane,
l'autogestion, et la vanité professionnelle



Nico-blog attitude

Ce matin à 9 heures, AG mensuelle du département. Je me demande qui a eu l'idée géniale de la placer à cette date. En même temps, j'ai failli l'oublier, on est en fac de lettres. Dans ce sanctuaire de la culture d'une autre epoque, qui oserait évoquer le goût plébeïen pour le ballon rond? Je suis témoin : ce matin les syllabes zi/da/ne n'ont pas été pronnoncées une seule fois dans la salle du conseil, ni dans les couloirs de l'administration. Ça la fout mal quand même pour des profs de littérature et d'histoire ibériques (en effet, quoi de plus important que le foot dans le monde ibérique?). Hier, n'en déplaise à certains, c'est bien de l'histoire qui s'écrivait. Le coup de boule de Zidane, c'est la cerise sur le gateau de ce grand spectacle dramatique: dans 20 ans, il fera toujours l'objet de débats enflammés, comme la main de Dieu de Maradona. Ascention et chute des grands héros.

L'AG, une fois n'est pas coûtume, s'est bien passée. Assister à ces réunions est une occasion privilégiée d'observer les avantages et les inconvénients des systèmes d'autogestion. Le défaut le plus important, curieusement, n'est pas l'absence de décision : on vote et on acte beaucoup pendant les AG. Il arrive même, exeptionnellement, d'assister à de vrais débats de fond sur le fonctionnement du département, ses perspectives à long terme, la remise en cause de certaines pratiques, etc. Cependant, la prise de décision collective et l'absence (théorique) de hiérarchie aboutissent à une sorte de dispositions au rabais. Par je ne sais quelle logique, aux yeux de certains collègues, l'autorité d'une assamblée semble moins légitime que celle d'un directeur plus ou moins arbitraire. Ils s'attribuent ainsi la liberté de ne pas respecter les décisions adoptées, en particulier lorsque leur grade dans la hiérarchie universitaire est proportionnel à leur égo hypertrophié.
Résultat, mauvaise ambiance récurrente, département fléché conflictuel, énergies dépensées bêtement. Mais une certaine fierté à faire avancer tous ensemble la machine.

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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