C'est bien connu, le soleil rammolit le cerveau. Mais que c'est bon! Hier, pour parcourrir les quelques centaines de mètres qui séparent chez damien du musée d'art contemporain on a du mettre trois quart d'heures. Et vas-y qu'on croise des gens et qu'on s'arrête pour papoter, qu'on doit revenir en arrière parce que j'ai oublié mes lunettes de soleil sur la table basse ou qu'on rentre dans une épicerie pour lutter contre la chaleur à coup de cannettes de Coka. Le tout couronné par un rythme de marche que l'on ne peut pas précisément qualifier de sportif. Les discussions sont à la hauteur de cette nonchalence généralement partagée, la question qui soulève les débats les plus houleux étant le chemin le plus court pour relier les Allées de Barcelone et l'Avenue de la Concorde.
Par un mystérieux hasard, on parvient à notre but. Dans les jardins du musée, une faune bigarée mélangeant, en vrac, hardtech ravers à chien et so fashion pédés est allongée sur le gazon bercée par une électro asez soft. A notre tour, nous nous approprions des préceptes du festival et entamons une "sieste électronnique".
Alors que je commence à peine à m'endormir, une des buvettes attire mon attention. Mais je le connais, ce mec qui prend des commandes! Je m'approche et je constate que les sandwichs du salon bocal ont ressucité le temps du festival. Je ne résiste pas à l'envie de commander "une biquette" et de remonter un peu le temps via ce sandwich proustien. Le salon bocal était un espace étonnant, qu'une assocaition de quartier, noyautée par ces cons de droitiers de la mairie, a réussi à fermer. De toute façon, on sait bien qu'une des fonctions premières de notre mairie est d'entraver toute manifestation culturelle dans cette ville (même des institutions on ne peut plus bourgeoises comme le TNT s'en plaignent!), dans un effort permanent pour maintenir Toulouse dans son rang de petite ville de Province malgré son dynamisme économique et démographique.
Arf, je suis incorrigible. Je commence le post sur un ton léger et mondain qui convient à cette période de chaleur estival et je finis par dériver vers le terrain politique. Pour me faire pardonner, quelques secondes du set de Juan Atkins, qui lentement mais sûrement a réussi à réveiller la foule:
Asbel, prince impérial de Péjite, qui le lui gentiment prêté.
Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte.
Ça aurait pu être aussi :
L'Homo Asbelus a son Oueb-univers :
L'Homo Asbelus aime les statistiques :
Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :
Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :
L'Homo Asbelus aime la musique :
Pochettes clickables...
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"Wake up! Wake Up! On a saturday night!"
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"E'pain is different" (dixit Manuel Fraga, un jour où il était inspiré.)