Jour 1
Arrivé à Paris en plein match France Togo. Pas une âme dans la rue, pas un bruit non plus, d'autant plus que la France n'arrive pas à faire plier la pauvre équipe du Togo.
Chez Etienne, notre hôte du week-end, nous attend un petit festin de bienvenue. On mange et boit abondamment, et on dérive lentement mais sûrement vers des discussions politiques enflammées. La discussion va tourner court. Alors que mon homme et moi parlons de façon animée, un ami d'Etienne, adorable mais parisien, nous interromp sèchement par un abrupte "vous n'avez pas fini de nous casser les oreilles avec vos conneries politiques à deux balles???".
Atterrissage brutal. Je tente de nous justifier vaguement en avançant que chez nous, élever la voix ne saurait être un
quelconque indice d'animosité ou d'agressivité. Le relativisme culturel ne semble pas le convaincre. Tan pis. Au bout du compte, c'est lui qui a été assez vexant, voire à la limite méchant. Je me méfie des discours sur les bonnes manières. On peut être parfaitement poli, ne jamais élever la voix d'un décibel, et être terriblement désobligeant. La politesse ne suffit pas, encore faut-il être gentil.
On laisse donc tout ce beau monde et partons avec mon homme à la soirée mort aux jeunes, où pour la première fois je croise quelque gaïens. Musique de puta madre. Le public pourrait se lâcher un peu plus à mon goût, mais ça va venir, l'alcool aidant. Départ à 6 h, dans la lumière d'un matin d'été...
Jour 2

Agréable surprise à ma première marche des fiertés. Je m'amuse comme un petit enfant devant les chars des rois mages. Toute cette variété (j'entends déja ricaner certains, mais je vous assure!) et ces couleurs me séduisent immédiatement.
Beaucoup d'associations et de partis politiques. Parmi ces derniers :

Beaucoup de scepticisme entoure la présence des politiciens de premier plan à la marche, accusés de venir draguer l'electorat. En même temps, à Toulouse, certains ont amèrement déploré leur absence (à moitié vrai, car ils avaient assisté le matin à la cérémonie en honneur des déportés homosexuels..). N'est-ce pas le rôle d'un élu, tous bords confondus, d'assister à ce genre d'évènement? Les homos, jamais contents?
Plus tard, je choisi le choupinou le plus sexy du défilé, and the oscar goes to "le choupinou juif" pour sa performance à bord du char Beit Haver :
A côté du "regard chrétien sur l'homosexualité" de David et Jonathan, très respectable mais un peu coincé malgré tout, la communauté juive gay semble assez loin des préoccupations spirituelles de leur religion.
Oscar de consolation aux contrôleurs de Gare ! dont les slogans Qui m'aime me prend et TGV, 25 ans de va et viens m'ont bien fait rire...
La Villette
Pour clore la journée, picnic au parc de la Villette. On fête en grande pompe le départ de Marie, qui va rejoindre sa bien aimée en Argentine, en plein Troudukistan, au pied des Andes. Va, vis et deviens! Et nous oublie pas!
La soirée s'ouvre dignement, comme il sied à ces situations solenneles. Marie est visiblement émue.




Mais la dignité fait lentemment place au grand nimportenawak.



26/06/06 - 15:03
Quelle déception de ne pas vous avoir vus. J'étais sur le char, mais de l'autre côté. Vous n'avez eu de regard que pour les stars, et pas pour moi ! snif !!!
d_s