1995. Pulp, Disco 2000.
Disque acheté avec une ferveur religieuse et premier concert de ma vie, frisant l’idolâtrie. Faut-il rajouter quelque chose aux paroles de la chanson ? Mes années lycée ne furent pas trop différentes de celles du narrateur. Comme pour lui, les couples se faisaient et se défaisaient autour de moi, tandis que je regardais : The boys all love you but I was a mess
I had to watch them try and get you undressed
1996. Blur, Girl & boys.
Chanson pour sauter partout à l’Alternativa, boîte pour ados dont l’entrée coûtait l’époque 300 pts avec conso, soit moins de deux euros. Autant dire qu’on y été fourgués tous nos vendredis. Las d’être spectateur, je mets le turbo avec les filles, et ça marche moyen. Love in the 90’s is paranoid,
on sunny beaches, take your chances, looking for…
1997. Bjork, Hyperballad.
Je commence à avoir des oiseaux plein la tête et à fantasmer à mort sur les histoires d’amour. Comme l’islandaise, je rêve de me réveiller tous les matins dans des bras protecteurs, so i can feel happier,
to be safe up here with you.
1998. The Smiths, I know it’s over.
Je débarque à Paris et, le cordon ombilical coupé, j’en profite pour tomber follement amoureux du premier hétéro qui passe. La voix de Morrissey chante en boucle sur ma chaîne, avec ces vers qui semblent écrits spécialement pour m’enfoncer un peu plus : That’s why you’re on your own tonight
with your triumphs and your charms
while they on each others arms
1999. The Magnetic Fields. You and me and the moon.
Exit les histoire d'amour platonico-adolescentes. C’est le moment de découvrir comment c’est fait un garçon. Je papillone à droite à gauche, tombant vaguement amoureux de celui-ci, brisant le cœur de celui là. En musique de fond, Stephin Merrit raconte mes nuits de drague : Underneath the strobes lights
We can dance all night
I’m a little bit shy
You’re easy on the eye
And at the slightest touch we’re in love…
2000. New Order, Regret.
Je découvre (un peu tard, certes) le groupe mythique. Leur quête aigre douce de légèreté et de tranquillité trouve un terreau favorable dans mon état d’esprit du moment. Comme eux, I would like a place I could call my home,
Have a conversation on the telephone,
Wake up everyday that will be a start
I would not complain ‘bout my wounded heart.
Jérôme en profite pour débarquer dans ma vie. Il y restera cinq ans.
2001. Depeche Mode. Strange Love.
Je continue ma remontée musicale du temps. J’arrive mal à définir ce que je ressens. Strange love, strange highs and stange lows
Strange love, that’s how my love goes.
2002. Miss Kittin. Frank Sinatra.
J’obtiens l’agrégation. Symboliquement donc, je suis dans la vie active. Ma vie pépère de couple poursuit son chemin depuis plus de deux ans. Je me sens bien trop rangé et sage pour mes à peine 23 ans. Il faut agir. Je me perce l’oreille, et la vague électro me montre à nouveau le chemin des pistes de danse, désertées depuis un bon moment à cause de l’enlisement de la house. Sniffing inthe VIP aaaaaaaarea…
2003. Zebda, Toulouse.
24 Septembre, La Mercè. La mairie de Barcelone a organisé un peu partout des concerts. On se décide finalement pour Zebda, dont j’ai entendu des dizaines de fois les chansons sans vraiment faire attention. Ce soir là, elles me touchent. Elles parlent avec sincérité de déracinement, à un moment où je me questionne sur mon identité. Voilà six ans que j’ai croisé les Pyrénées. En Espagne, à ce moment, l’autoritarisme d’Aznar a réveillé le nationaliste qui dort dans chaque catalan. Que suis-je ? catalan ? espagnol ? français ? Pour la première fois, en écoutant Mouss et les autres, à défaut de me sentir français, je me suis senti véritablement toulousain.
2004. Pulp, Live bed show.
Ma relation de couple s’enlise. Ma curiosité musicale s’estompe d’année en année. Je ne fais que déterrer mes vieux disques. Jarvis Cocker semble écrire pour moi. Comme dans la chanson, mon lit conjugal ne grince que très rarement : Now every night she plays a sad game
Called pretending nothing going wrong
But she knows if the show was televised
No one would watch it, not tonight, but 7 years ago.
2005. ONB, Savon.
Comme après le Marroc, je reviens de la Tunisie avec de la musique plein la tête.
J’appuie sur la touche eject de ma vie de couple, et je retourne dans le circuit. Pendant ce temps, dans mon Discman, des voix arabes préparent l’arrivée de mon homme : Tout le monde a semé
Tout le monde a écolté
Tous ont des jolis bambins
Il s’invitent à dîner
Ils vont fiers sur les chemins
Moi je vais toujours seul
Sur des sentiers écartés
Bien plus sauvages que moi même
(inspiré par ce post de Zerosix, qui, en sortant vanishing point, a ouvert une boîte de pandore)
> asbel : finalement notre rencontre au Pulp / soirée Mort aux jeunes / n'est pas une simple coïncidence. Elle résulte d'un choix motivé par des goûts musicaux communs.
Asbel, prince impérial de Péjite, qui le lui gentiment prêté.
Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte.
Ça aurait pu être aussi :
L'Homo Asbelus a son Oueb-univers :
L'Homo Asbelus aime les statistiques :
Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :
Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :
L'Homo Asbelus aime la musique :
Pochettes clickables...
RADIOBLOG
"Wake up! Wake Up! On a saturday night!"
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"E'pain is different" (dixit Manuel Fraga, un jour où il était inspiré.)
23/06/06 - 13:02
2048. Pulp, Help the Aged.
...
C'est qu'il a pas fini de nous accompagner le Jarvis ! ;O)
in-armani