Où je prends mon pied lors d'une soirée electorale
Enfin! Depuis le temps où j'attendais ça! En rentrant au PS, mon imaginaire politique était hanté par les images télé du congrès de Rennes en 88 et les articles de presse analysant les étripages en règle qui secouent régulièrement le PS. Malheureusement, j'étais tombé dans une section plutôt calme. Respect absolu de la parole d'autrui, une certaine idée du fair play dans les débats et enjeux qui divisent le parti et structurent le courrant. Du coup, le vote pour les motions aux congrès du Mans, il y a un peu moins d'un an, s'était déroulé dans une sérénité remarquable. Les quelques coups fourrés se faisaient toujours en coulisses et ne donnaient jamais lieu à des débordements, au mieux à quelques chuchottements indignés.
Mais pour un espagnol comme moi, la politique il faut que ça crie un peu. Cette façon nordique d'encaisser les coups fourrés avec un sourire hypocrite, en essayant de calmer le sang qui boue à l'intérieur, ne me ressemble pas du tout. Sur ce point, la soirée d'hier ne m'a pas déçu. On élit les candidats aux législatives, et la fédération est en pleine effervescence. Lors du dépouillement, les gens bougent dans tous les sens, à la recherche de la moindre information, et au fur et à mesure que nous comprenons le coup que certains ont soigneusement préparé, les uns affichent une gueule assombrie, les autres ont du mal à cacher le sourire satisfait de la victoire. Le NPS remporte cette election interne, et par une alliance contre nature de la dernière minute, ils laissent la suppléance aux strausskhaniens (tu dis quoi à ça, chapi?). Le centre est déconfit. Ils n'ont rien vu venir. On gueule un peu (enfin! enfin!), puis on refait le match autour d'un demi, dans un bar, à quelques mètres des "adversaires". J'adore la politique.
15/06/06 - 17:10
Tout est réglé dès le premier tour ! Tu ne vas même pas pouvoir remettre ça ce soir ! Quel dommage !
d_s