Sur la construction Européenne, les guichets à la poste, et la comédie humaine
(Propagande attitude)
(Propagande attitude, bis)
Comme j'an ai ras-le-bol que depuis l'anniversaire du funeste jour, des cassandres de tous bords nous martèlent avec leurs plaintes interminables sur l'échec de la construction européenne, j'ai décidé d'apporter une note positive au débat. En effet, mon expérience personnelle me permet de juger les énormes progrès que l'on a fait en moins de dix ans.
Je suis arrivé en France en 97, donc 5 ans après Maastricht. Et beh l'espace Schengen, à l'époque, c'était pas encore gagné. Certes, pour les aéroports et les frontières, le traité s'était très vite appliqué. Une simple carte d'indentité, et le tour est joué. Mais essayez de vivre en France, en 1997, sans passeport : passer à la banque, retirer un colis à la poste ou même payer par chèque devient le théâtre d'un petit conflit auquel je prends un plaisir quelque peu sadique. En faisant la queue, je me réjouis à l'avance de la petite comédie qui m'attend. J'arrive au guichet, et sur demande d'un pièce d'identité, je tends ma toute petite carte plastifiée (Vous, vous traînniez encore avec les sauf-conduit troisième république..). Une fois sur deux, la personne jette à peine un regard et me répond sèchement que ceci n'est pas une pièce d'identité. Arborant un gros sourire hypocrite, j'insiste. Elle regarde une deuxième fois, méfiante, comme si elle avait entre les mains des parchemins en sanscrit ancien. Cela a en effet bien l'air d'une pièce d'identité. Mais son regard traduit des doutes quant à son authenticité. J'adore. Elle doit s'imaginer que dans le tiers-monde espagnol, les cartes d'identité s'achètent à tous les coins de rue. "Vous n'auriez pas un passeport??" Ma réponse est toute prête, tellement on m'a posé de fois cette question. "Je pensais que pour les ressortissants de l'UE, le passeport n'était pas nécessaire". Et bam, UE, le mot magique qui ouvre toutes les portes des administrations. Quelques précisions suplémentaires (non, je ne suis pas M. Andreu!), et ma démarche est accomplie.
Beh cette petite comédie, que j'ai jouée un nombre incalculable de fois pendant les premières années, a lentement disparu. Aujourd'hui, en passant à la banque, je me suis rendu compte que la dernière remarque remonte à plusieurs années.
Asbel, prince impérial de Péjite, qui le lui gentiment prêté.
Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte.
Ça aurait pu être aussi :
L'Homo Asbelus a son Oueb-univers :
L'Homo Asbelus aime les statistiques :
Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :
Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :
L'Homo Asbelus aime la musique :
Pochettes clickables...
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"Wake up! Wake Up! On a saturday night!"
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"E'pain is different" (dixit Manuel Fraga, un jour où il était inspiré.)