Sur la démocratie participative, l'étiquette à Versailles et les mangas
(Dauphine de France attitude)
(Après la pluie...)
Je suis un dictateur manipulateur de la pire espèce et je l'ai encore prouvé hier soir. Alors qu'on arrivait crevés d'un week end intensif à la capitale, j'ai imposé à mon homme une séance au cinéma. J'avais déjà choisi le film, mais comme dans un couple, à l'instar d'une démocratie, les décisions se prennent collectivement (du moins en théorie), j'ai du me pretter à un semblant de consultation populaire. Confiant en mon pouvoir de persuassion, j'ai présenté plusieurs options de films, tout en soulignant bien ma préférence personnelle. Malheureusement, ce processus de légitimation ne s'est pas déroulé tel que je l'avais prévu. Les français, comme tout le monde sait, ne sont pas dociles, et mon homme ne fait pas exception à cette règle. Tan pis. contrairement aux politiciens, moi je peux contester le résultat d'un référendum, m'octroyer les pleins pouvoirs, et décider qu'après tout, si mon homme détient le pouvoir absolu sur la télécommande, en contrepartie et dorénavant, je détiendrai le pouvoir absolu sur les films qu'on ira voir.
Résultat : on est allé voir le magnifique Marie Antoinette et mon homme a dormi pendant tout le dernier quart du film. Moi de mon côté, j'étais conquis d'avance, et forcément indulgent. Je ne sais pas si c'est un bon film, et je suppose que l'esthétique un peu MTV en fera râler plus d'un, mais peu importe, je voulais voir une histoire un peu ado sur le carcan des normes sociales et tout le tralalala, racontée avec classe et sensibilité, et dans des costumes d'époque. J'ai été servi. Un bémol : ma séquence préférée dans Lady Oscar, à savoir, les guéguerres intestines que menaient la Dauphine et la Comtesse du Barry, est un peu bâclée dans le film. J'ai du mal à imaginer une sorte de chanteuse de cabaret cheap se prommenant ainsi à Versailles. De plus, je suis arrivé à la conclusion que Sophia Coppola et tension dramatique sont antinomiques, ce qui gêne un peu ce genre de séquences conflictuelles. Mais je fais mon rêleur là...
Asbel, prince impérial de Péjite, qui le lui gentiment prêté.
Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte.
Ça aurait pu être aussi :
L'Homo Asbelus a son Oueb-univers :
L'Homo Asbelus aime les statistiques :
Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :
Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :
L'Homo Asbelus aime la musique :
Pochettes clickables...
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"E'pain is different" (dixit Manuel Fraga, un jour où il était inspiré.)