Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

21/05/2006

21/05/06 - 13:11

Où je lutte pour ne pas devenir à mon tour un vieux con




(hésitation à 5 heures du mat)


(enfer à 5 heures du mat)



La chambre où j'ai grandi donnait sur une grande artère. L'été, la pollution, le goudron et let le béton transformaient Barcelone en un grand four, et les nuits, j'ouvrait grand les fenêtres à la recherche d'un peu de fraîcheur. Autant dire que le bruit des voitures agissait sur moi comme une berceuse, et que le camion des éboueurs emportait avec lui mes cauchemars d'enfants en me confirmant que, même si autour de moi tout était mort, dehors il y avait toujours des gens vivants.
A Toulouse j'ai découvert le calme. 5 ans durant, ma chambre a donné sur un petit jardin, et le chant des oiseaux a remplacé les sirènes des ambulances. Plus maintenant. En déménageant chez Azzed, en hypercentre, j'ai du m'habituer à une nouvelle pollution sonore : les gens bourrés, les débris de bouteilles, les engueulades de clodos et les sorties de boîtes. Vu mon expérience, ça n'a pas été très difficile. Le bruit m'a toujours rassuré dans mon sommeil.
Mais trop c'est trop. Hier, en me couchant, étrangement sobre pour un Samedi soir, je découvre dégouté que les nouvelles voisines d'au-dessus ont décidé de transformer leur appart en squat techno-punk. De la hard-tech de la pire espèce à 150 BPM fait vibrer tous les murs de ma chambre. Que faire sinon se résigner et tenter de dormir tant bien que mal? Cinq heures, je me réveille et le son semble encore avoir monté d'un cran. Tu m'étonnes, en haut ils doivent être si bourrés qu'ils ne se rendent même pas compte du
volume de la chaîne. Je m'habille et je décide d'aller râler un peu. Devant la porte, j'hésite. D'un côté, je me répète que je suis dans mon droit. Bordel, il est plus de cinq heures! En plus, je suis sûr de faire une faveur aux jeunes filles. Il ne doit rester que trois ou quatres relous complètement torchés, refusant de partir, sous l'oeil suppliant des amphytrionnes. Mais je n'arrive pas à appuyer sur la sonnette. Je me souviens de toutes les fois où un connard de voisin ou même les flics ont sonné a ma porte alors que la fête battait son plein, et je refuse d'endosser à mon tour le rôle de vieux con. Je redescent, la tête dans le cul mais la conscience tranquille, en me disant que finallement, leur seul vrai tort c'est de ne pas nous avoir invité. Ça ne se fait pas!

commentaires

01/09/07 - 17:09

Je suis un vrai con depuis longtemps alors... il m'est arrivé plusieurs fois d'aller demander à mes voisins de baisser le volume (dans mes anciens appartements, en tout cas).

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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