Où, une fois n'est pas coûtume, je casse du sucre sur leur dos
(Le baiser - Giotto)
Les Mardis, c'est cours à Albi, et c'est se lever bien avant midi, comme le commun des mortels. Me voilà donc à 8 heures 30 à la gare Matabiau, la tête dans le cul, en me disant que Lundi prochain, il faut vraiment que je me couche plus tôt, quand une vision m'extrait de ces pensées bassement individualistes et me rappelle brutalement les réalités politico-politiciennes de ce pays.
Devant moi, S*, chef de file des mélenchonnistes de la fédération, accompagné de sa clique du PRS, est entrain de distribuer un gros sourire à la bouche des tracts aux usagers de la SNCF. Ce débordement d'énergie m'intrigue d'autant plus que quand on les appelle à la section pour militer, ils répondent toujours aux abonnés absents. J'arbore à mon tour le sourire le plus hypocrite dont je suis capable et je saisis un de leurs tracts. Évidemment, il ne s'agit pas de propagande PS, mais du comité 29 mai, qui affiche une violence certaine contre la gauche sociale-traîtresse.
Entendons-nous. Je respecte, même si je ne le partage pas, le choix de nombreux partis de gauche quant au référendum sur le TCE. Je respecte leur volonté aujourd'hui de former un pôle fort. Je respecte même les voix qui, au sein du PS, et dans un minimum de respect des bonnes manières, se sont élevées contre le positionnement majoritaire.
Mais le populisme et les coups bas des mélenchonnistes, leur acharnement à saborder leur propre parti, couplé à leur hypocrisie quand il s'agit de mendier quelques candidatures aux législatives, ça non.
Mélenchon, t'es un bouffon.
16/05/06 - 17:09
S'il veut vraiment traîner avec la LCR et LO, qu'il quitte le PS, et qu'il assume ses choix.
antoine (visiteur - site web)