Où je rumine et digère une semaine en famille
Et j'en conclus que ma mère a la vie affective d'une enfant. L'autre jour, elle me raconte avec une candeur désarmante que son psy est tellement beau, qu'il est tellement intelligent et qu'il lui rappelle tellement mon père. Si ça c'est pas du transfert du Feu de Dieu!
Mon père, lui, fait plutôt dans l'ado attardé. C'est mon cousin qui a eu la surprise de sa vie quand il l'a croisé, alors que les lumières s'allumaient à 6 heures du matin, dans une des boîtes gay du centre ville. J'imagine même pas si ç'était arrivé à moi (je précise au passage que non, on n'est pas tous pédés dans la famille. Mon cousin est plutôt hype-sexuel, tellement il est branché, et tellement je l'ai croisé des fois, en pleine après-midi, le teint livide et les pupilles dilatées après je ne sais combien d'afters). Bref, mon père s'est fait tirer les oreilles par son medecin qui lui a rappelé qu'il n'avait plus 30 ans. Ma soeur est même allée jusqu'à lui demander s'il ne consommait pas de drogues (le monde à l'envers!), ce à quoi il a repondu par un évasif "ne dit pas de sotises".
Autant dire que les mots d'ordre de travail-responsabilité-épargne dans lesquels j'ai grandi ne font plus partie de son vocabulaire.
Mon grand père a passé les dernières années de sa vie assez seul, en plein naufrage du système patriarchal autoritaire, dans une Espagne qu'il aimait pas. J'ai l'impression néanmoins que le modèle actuel n'est pas non plus tout à fait au point.
09/05/06 - 17:12
Ca déménage sec dans ta famille... C'est sans doute ça la nouvelle Espagne aussi. Chacun y cherche ses repères perdus et ce n'est facile pour personne.
En Bretagne c'est plus lent parce que c'est notre culture celte mais on en est au même point... "Tout fout l'camp mon pauvre monsieur !" :))
ras